Matoo contre Dark Vador

J’avais rendez-vous jeudi soir avec Di et O. (un des meilleurs potes d’enfance de Di) à l’Amnésia. O. est un hétéro qui reste fasciné par la capacité des homos à pratiquer l’hédonisme, et surtout en matière de sexualité. Di l’a emmené en visite à la Station il y a quelques semaines, O. a été épaté du décorum de l’endroit et des pratiques libertaires qui y sont légion (c’est un bar à cul quoi). Depuis, il rêve d’un équivalent pour hétéros !!!

Nous allons ensuite dîner au Diable des Lombards avec Di, puis entamons un long débriefing sur ma soirée de mardi avec A. et les fameuses histoires… Plus tard, j’ai un coup de fil de V. qui est avec une amie vers l’Hôtel de Ville. Elles veulent voir ce qui s’y passe, et nous nous donnons rendez-vous par là-bas.

Di et moi arrivons sur la rue de Rivoli pour y apercevoir Drucker qui présente son émission en direct sur la place devant la mairie, tandis que des quolibets et le bruit produit par une foule qui manifeste nous surprend. Di veut des clopes, on va donc au célèbre bar des Templiers (un café royaliste… pffff) où je ne mets pas les pieds (ça va pas non !). Je veux faire le tour pour rejoindre Di à la sortie du café, et suis bloqué par des CRS en armes.

Je demande poliment si je peux passer pour rejoindre mon pote, et on me répond que non, ce n’est pas possible. Je fais face à une douzaine de CRS en tenue de Dark Vador, totalement caparaçonnés et équipés de bombes lacrymales, de matraques et autres articles maléfiques des sbires du côté obscur.

Moi, innocent padawan, je fais un petit sourire poli et intimidé et je demande si je peux juste passer un peu à côté-là, où il y a le petit espace. L’un des soldats de l’empire me regarde avec haine et mépris et me dit de ne pas faire le malin d’un air menaçant. Waow ce soir la force n’est pas avec moi. Ayant laissé mon sabre laser à la maison et ne maîtrisant pas encore bien le pouvoir de persuasion Jedi, je reste interdit. Heureusement, une rebelle me fait signe et me dit que nous pouvons passer par le café. Du coup, je ravale mes ardeurs politiques et passe par l’intérieur du bar pour m’extirper de ce piège. Je retrouve Di, et nous sommes tout deux très étonnés de ce dispositif d’allure très répressive et véhémente pour contenir des gens, qui certes manifestent, mais qui sont avant tout des saltimbanques. Leurs harnachements, leurs armes et leurs attitudes m’ont vraiment fait froid dans le dos.

Nous finissons par retrouver V. et son amie, et nous nous rendons tranquillement à Bastille où je prends le métro pour rentrer. C’est très agréable cette petite balade nocturne avec V. et Di, je me sens léger et heureux en leur compagnie.

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