Shrink or grow ?

Le temps d’aujourd’hui dément les remarques climatiques catastrophistes de la veille. En effet, il a fait un temps de folie et nous avons passé notre temps à la piscine des parents de M. juste en face.

Finalement Virginie ne vient pas ici. Je suis super déçu évidemment mais je comprends aussi ses raisons. Le truc positif c’est qu’elle a déjà trouvé un appart et un boulot ! Ca c’est de la rapidité et de l’efficacité dans une ville qu’on ne connaît que depuis quinze jours. Et en fait, elle ne peut prendre son nouvel appartement que ces jours-ci, et ensuite elle est coincée pour venir. Du coup, entreprendre un long voyage pareil pour quelques jours de congés, c’est stupide. En outre, elle se trouve dans un endroit plutôt propice aux vacances !! Mais bon, je suis tout de même frustré et tristoune.

J. et J. qui étaient là pour le week-end sont repartis et nous sommes donc trois en ce moment puisque T. est là, ainsi que C. qui passe de temps à autre (ses parents sont aussi de St Briac).

J. est psy et nous avons évoqué un élément de son métier sur lequel j’avais lu un article récemment qui mettait en doute l’efficacité de la cure analytique freudienne. En effet, l’argument de base était qu’on pouvait penser que le psy plutôt que de libérer un patient, ne fait que plus l’engoncer dans une autre névrose qui lui rend la vie plus facile que l’ancienne. Un peu comme une maison dont on refait le ravalement pour cacher les fissures. Les psys auraient un tel pouvoir de suggestion auprès de leurs patients, qu’en fait ils réussiraient à coup d’explications fumeuses sur leurs rêves ou pulsions à les « endormir » et à les persuader d’avoir trouver éclaircissements à leurs traumas et donc de les avoir guéris. J. me répondait qu’il était conscient de cet état de fait mais que son objectif n’était pas tant de guérir un patient que de l’aider à mieux vivre avec lui-même, à se supporter en fait. Le patient peut donc quitter le cabinet avec une névrose pire si elle lui permet de mieux supporter son existence. Décidément, être psychanalyste n’est vraiment pas une sinécure.

13 Commentaires

  1. Xarro> J. ne mettait pas en doute ces doutes, puisque la psychanalyse n’est pas une science comme les autres. On ne peut pas définir de critères de « réussite » d’une analyse, et il était d’accord avec ma métaphore du « ravalement de maison ». Il pense, comme j’ai écrit, que l’objectif est de rendre la vie plus simple et supportable à son patient.

    Jonathan> Ce n’est pas possible de ne pas avoir de névrose, et tant mieux !! :mrgreen:

  2. Bien sûr que si c’est possible de ne pas avoir de névroses. Pour développer une névrose, il faut avoir une structure névrotique (like me). Mais ceux qui ont des structures psychotiques, eux, développent des psychoses (pas des névroses).

    Une des grosses différences entre la psychose et la névrose, c’est que celui qui est atteint de la première ne peut pas en être conscient (mais non chuis pas fou) tandis que le second peut parfaitement découvrir lui-même qu’il est névrosé (comme c’est mon cas).

    En fait, ces structures (névrotiques et psychotiques) sont des états parfaitement normal. C’est des modes de fonctionnement, pas des pathologies. Les pathologies se développent quand notre structure névrotique ou psychotique se retrouve face à une situation ingérable. Alors elles développent les pathologies qui leur correspondent : soit névroses, soit psychoses.

    Tu as aussi les personnalité borderline qui mélangent les deux.

  3. (Putain, ce que je peux être désagréable parfois. Tu peux virer mon dernier commentaire ? C’était pas mon intention, mais qu’est-ce que ça fait prétentieux… C’est mal !)

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