Back on air

Cette semaine commence un peu différemment, l’atmosphère a changé. Le temps est maussade aujourd’hui, les gens sont pas mal revenus de congés, le RER reste praticable mais on sent que les vacances touchent à leur fin.

Alors je me repositionne dans un mode plus laborieux que ce ne fut le cas la semaine passée. Ce n’est pas ce qui me rebooste le plus, ni qui me donne plus d’entrain le matin, mais c’est un cycle qui revient à son début… Nous nous remettons à jouer le Sisyphe qui est irrémédiablement lié à son boulot, ses amis, son compagnon, ses vacances saisonnières qui bouclent la boucle… Parfois, j’aimerais bien changer ce destin (fatum), mais destin c’est aussi « Fortuna » en latin. Comment faire la différence entre une vie/fatalité et une vie/fortune ? C’est toujours difficile d’essayer de se projeter, et encore plus de jauger une situation avec objectivité. Serais-je plus heureux autrement ou pas ? Tout dépend aussi du niveau d’attentisme et d’apathie dont on est capable face à son avenir. Enfin, je ne suis pas défaitiste ou pessimiste (non non). Aussi j’essaie de faire fonctionner au mieux mon libre-arbitre et de prendre en main ma vie le plus possible pour ne pas être qu’un jouet de la Fortune, ou un simple wagon sur des rails.

Mais tout ce fatras de pensées me replongent aussi dans le dilemme passion/raison. On a certainement l’impression d’être heureux quand tout bouge, quand les sentiments sont hauts en couleur, que sa vie semble intense, que rien n’est figé, mais est-ce bien là le bonheur, ou une simple illusion qui cache la douleur ? Quant à avoir une existence calibrée, étalonnée et normalisée, ce n’est évidemment pas la solution. Et non comme d’habitude, le secret réside dans la délicate mixture de tout cela… Il faut savoir doser. Il faut avoir des repères, des piliers (famille, amis, boulot), et il faut aussi broder au dessus de cette ossature. C’est essentiel pour s’émanciper, pour grandir et pour ne pas s’emmerder dans la vie. Et là, je crois fermement à trois axes de développement : Apprendre – Jouir – Créer.

« Apprendre » correspond à cette activité de remise en question permanente de soi et de ses savoirs, cela revient aussi à ingérer de nouvelles connaissances dans des domaines inédits, à ne pas se fermer aux sciences, aux lettres ou aux arts mais au contraire à s’y sensibiliser et à finir par « sentir » ou comprendre par soi-même, donc par assimiler ce qu’on a découvert. « Jouir » parce que c’est une des choses que notre situation nantie nous permet (si j’étais né au Bangladesh en effet, j’aurais peut-être une priorité différente), et que contrairement à notre morale judéo-chrétienne, il n’y a pas de mal à se faire du bien. Il faut bien manger, bien boire, faire la teuf avec ses potes, faire l’amour, être amoureux, avoir des amis, fréquenter des gens différents et s’en enrichir… Il faut aussi rire, se marrer, glousser, pouffer, badiner, se bidonner, se poiler, se tordre, se taper le cul par terre !!! Enfin, « Créer » est le troisième et dernier axe de développement personnel. En effet, je suis persuadé qu’on doit tous se trouver une activité créatrice, qu’elle soit artistique, littéraire ou corporelle. C’est tellement extraordinaire et libératoire de pouvoir s’exprimer, se manifester par les mots, la danse ou un collage… ou un blog. « Créer » c’est engendrer une chose nouvelle qui n’est le fruit que de son propre esprit, c’est se désincarner, c’est libérer son énergie, délier son âme et expulser ses émotions (positives ou négatives) tout en se faisant du bien. En outre, c’est une source, à la fois, d’introspection et d’analyse de soi qui fait du bien, c’est aussi une manière de conjurer ses affections psychiques et de se voir avec plus d’acuité que jamais, pour mieux se connaître et donc mieux s’appréhender.

Sinon, il faut que je me secoue les puces et commence à réinviter mes potes qui sont rentrés, que je sorte en boite danser sur de la bonne techno, que je me fasse les quelques expos qui me font envie en ce moment… Au niveau ciné et bouquin, c’est cool, je crois que je tiens la route pour le moment.

Moi, hédoniste ? Comme je le disais, je peux me permettre cette réflexion uniquement parce que je n’ai pas à me soucier de ma bouffe du soir ou d’un toit pour dormir. Ce qui n’est pas donné à tous et toutes.

Sinon, ici, c’est ce que j’ai découvert à 15 ans et qui m’a donné certaines clefs. Enfin, on a beau avoir les bons ingrédients et suivre la recette, on n’est jamais sur du goût de la tambouille finale. 8)

9 Commentaires

  1. Je suis allé voir le pingback de ce post (petit malin tu te trackback toi mêmeuuuu…)J’ai cliqué sur le post qui trackbackait (fun le frenglish) celui-ci et ça s’ouvre dans un cadre à comment… et donc c’est pas booooo et c’est pa lisible… -> Allez Matoo, on code un cadre différent pour les liens de pingbacks… hi hi hi :-p

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