Convergence familiale

Ce dimanche, comme les dimanches où je suis chez mes parents, nous nous sommes retrouvés vers 12h30 tous les quatre devant la téloche. En effet, mes parents, mon frère et moi, nous sommes unanimement motivé pour regarder le « Vrai journal » de Karl Zéro, une émission qui nous fait rigoler ou nous consterner sur des sujets d’actualités vraiment bien traités (parfois à prendre avec des pincettes et un certain discernement bien sûr). Donc nous étions bien confortablement installés après un bon petit-déj (grasse mat oblige) avec cafés et petits gâteaux pour tout le monde.

En regardant l’émission d’hier, je suis resté sur le cul lors du reportage sur l’euthanasie. J’ai halluciné, en fait, sur l’intervention de Philippe de Villiers qui manifestement a été pris au dépourvu par la question du journaliste. En effet, lorsqu’on lui a demandé sa position sur le sujet et s’il estimait que cela devait être ou non discuté à l’assemblée, sa réponse fut : « Dans euthanasie, il y a nazi », puis il a ajouté qu’il rapprochait cela de « l’eugénisme ». On s’est tous regardé sur le canapé complètement abasourdi par l’imbécillité du propos et la manière donc il avait répondu, qui n’est pas vraiment ce qu’on attend d’un député (même aussi facho que De Villiers). Je comprends qu’on se pose la question de l’euthanasie en la mettant en perspective avec des débordements possibles inacceptables (décider de supprimer des vies selon des critères économiques ou sociaux), mais dans ce cas là c’est vraiment pour des personnes malades et incurables, qui souffrent et demandent à mourir.

Sinon, on a aussi maté les guignols, et là je me suis bien pété de rire avec Tapie qui couvre les problèmes de justice de Juppé. Mais surtout l’enquête de Peter Falk sur la canicule auprès de Bernadette, c’est un must !! Et le coup de la choucroute qu’elle se promène sur le caillou, je n’en pouvais plus.
Quand il lui dit : « Vous en avez un joli chapeau », et elle de répondre très posément : « non non, je n’ai pas de chapeau ». « Aaah je vois, vous avez eu un accident de sèche-cheveux… » rétorque l’inspecteur Colombo. :mrgreen:

2 Commentaires

  1. Je n’avais jamais voulu vraiment réfléchir à l’euthanasie, jusqu’à ce que la question me frappe de plain fouet, jusqu’à ce qu’un mon être le plu cher me demanda de vérifier si ses dernières volontés, à savoir mourir « dignement » si tant est cela puisse avoir un sens, étaient bien exprimées sur le papier, jusqu’à ce que des personnes en blouse blanche nous prennent à parti, mon père, ma soeur et moi-même, jusqu’à ce que je suive sans plus trop comprendre, dans ma lucidité décalée, le cheminement implacable dans lequel nous étions poussés, écorchés, jusqu’à ce que je soie lamentablement manipulé par le temps qui passe en sachant l’échéance mais en l’occultant dans un flottement amer, jusqu’à cette nuit de mai, à 02.30, où la question que j’aurais du prendre à bras le corps durant les mois qui précédaient, n’avait plus de réponse, jusqu’à ce que je lui ferme les yeux, mes doigts posés durant de longues minutes sur cette peau si frêle, jusqu’à ce que je m’effondre en restant debout.

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