Netaholique ?

Voilà, j’ai trouvé dans cet article la maladie dont beaucoup d’entre nous est victime, et on appelle donc cela le netaholisme, ou plus vulgairement la cyberdépendance. Quand on lit ce type d’articles, on sourit bien sûr à la description de ces pauvres hères qui s’accrochent au monde virtuel, à tel point qu’ils en perdent tout discernement et qu’ils se dopent vraiment à la connexion au web.

Evidemment, je ne parle même pas de moi, il faudrait laisser à M. le loisir de me décrire quand, compulsivement j’allume l’ordi en rentrant à l’appart, je check les mails de mes diverses boites, je regarde mes stats de blog, et enfin je vérifie si les gens ont pu laisser des commentaires dessus. Mais ce n’est pas aussi désastreux qu’il y a quelques années, quand je restais toute la journée sur le net, et qu’ensuite je bossais comme un malade pour rattraper mon retard. C’est drôle cette sensation de manque, quand on se retrouve dans un endroit non connecté, on en vient à se demander comment on peut trouver du plaisir à passer un week-end à la campagne. Je check bien mes mails sur mon téléphone WAP mais ça ne suffit pas… je suis même allé jusqu’à chatter par Yahoo!Messenger par ce moyen archaïque (j’ai honte !). Je restais des heures la nuit sur gayvox, yarps, dialh, et consorts à vouloir me caser ou bien tirer un coup, mais avant tout je puisais dans la rassurante présence sur le net qui me donnait l’illusion d’avoir une certaine importance dans cet univers pulvérulent. J’ai pris plaisir à annuler des dîners et des sorties pour rester bien au chaud devant mon écran à chatter des heures ou bien à poster dans des forums.

Heureusement, le déclic est arrivé, mes amis m’ont beaucoup aidé à sortir de ce cercle vicieux. J’ai eu une chance, c’est d’être trop vieux pour avoir connu le net à 16 ou 17 ans, sinon je ne sais pas si j’aurais eu la force de m’en extraire après coup. Là au moins, je me suis déshabitué pour quelque chose que je savais beaucoup mieux, mes amis étaient là pour me le prouver. J’imagine que lorsqu’on est en train de construire son réseau amical, la tentation du net est à la fois la douce illusion d’une panacée, et il faut savoir l’utiliser plus qu’à bon escient pour éviter de tomber dans le piège délétère de la dépendance.

A présent, j’arrive à me modérer mais je ne suis toujours pas complètement exempt de rechute ! Je me ménage donc, car c’est une dépendance qui n’est pas stigmatisée, en plus on peut facilement la faire passer pour du une nécessité tout à fait louable (il vaut que je check mes mails de boulot, tu comprends…). Et j’ai même l’hypocrisie de dire à M. que je ne bois pas ni ne fume, donc j’ai bien le droit à avoir ma drogue. Je joue même sur cela entre nous comme d’un échange de bons procédés (j’accepte bien tes travers, tu peux accepter les miens), ce qui prouve à quel point je peux alors me dédire de tous mes credo.

Mais en gros, je suis tout de même content de mon statu quo dans ce domaine (en partie depuis je vis avec M.). Je supporte carrément de me passer du net pendant quelques temps, je suis moins à cheval sur le fait de vérifier mes mails et je suis moins scotché en ligne. Mais oui oui je sais et je suis d’accord, le blog ce n’était peut-être pas super indiqué pour moi ! :euh:

Cyberdependance - Le monde informatique

10 Commentaires

  1. On est tous des www addict. Obligé d’allumer l’ordi des qu’on rentre à la maison. De cliquer non stop sur « Envoyer-Recevoir » sur outlook en esperant avoir des amis. Regarder les stats de son site qui ne bougent jamais, discuter sur MSN, se faire des potes dans le monde entier, depenser des sous, rester en contact avec la cousine partie à l’étranger… Arf. Progres technique. Je pourrai plus difficilement lâché le net que la clope. Ca c’est sur. Et dire que je pars une semaine chez mes parents dans la cambrousse dans quelques jours…. Ahhhh

  2. être off-line, c’est comme ne pas être. pouvoir envoyer un sms à quelqu’un dans la même pièce, recevoir le réseau dans le métro, mettre un pc dans son téléphone ou un phone dans son pc, attendre que les tablet pc soient communicants etc. en fait c’est comme matrix3 : il n’y a pas de différence entre virtuel et réel, c’est toujours réel. d’ailleurs on est toujours addict de qqchose (les bonbons, les bisous, les sms, le mailcheck, le chocolat au noisettes)

  3. bon alors mathieu tu n’as pas entendu ton portable sonner dans le métro tt à l’heure? je te laisse ce message que tu consulteras kan tu seras rentré à ton home et précipité sur ton blog
    :))

  4. surfer tue ! votre pharmacien ou votre medecin peut vous aider a arreter de surfer, surfer peut nuire a la sante de votre enfant, surfer provoque le cancer mortel de la vie sociale …

  5. Répondre à ce post sur un blog, c’est déjà confirmer qu’on a le pied pris dans la nasse, et que le reste a suivi…
    C’est sans doute trop tard pour :crash: mais peut-être pas en ce qui concerne :marteau: , d’autres ont choisi la fuite :petard:

    ;) live long and prosper…

  6. On peut toujours se remémorer, pour ceux qui sont déjà vieux, ou plus vieux que d’autres, à la façon dont on « socialisait » avant que l’on sache se servir d’un ordinateur et avant que les portables soient omni-présents. On devient addicted à ce qui nous est proposé comme une alternative à un état qu’on qualifie de mal-être, qui est par nature constant. Ce qu’on utilise virtuellement est néanmoins conçu, pensé et adapté par des humains réels. Pour ceux qui sont gravement atteints, consultez la littérature du Dr William Lowenstein ou le Docteur lui-même, qui prodigue consultations et thérapies dans sa clinique de Boulogne-Billancourt. C’est assez (sur)prenant.

  7. tout ce que j’écris sur ce Blog est bourré de fautes de syntaxe et de frappes… et pas moyen de revenir dessus quand on se relit (please be kind to my mistakes, because I’m not.)…… la honte.

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