Nuit d’ivresse, nuit d'allégresse

Samedi soir, nous étions invités à fêter l’anniversaire de S., d’une des meilleures amies de M., dont c’était les 30 ans ! Son copain avait goupillé, avec l’aide de potes donc M., une soirée surprise au Bombay Café (en face du Café de la musique en fait, au métro Porte de Pantin). J’ai bien aimé le concept, très cool, en fait ils louent des salles plutôt vastes pour y faire la teuf jusqu’à 3 heures, et avec pour seul coût le prix des repas (25 euros par personne). Du coup, ce n’est pas très onéreux et c’est un bon calcul pour les deux. Dans mon taf, on appelle ça du Win-Win partnership, arf ! En fait, les gens sont amenés à consommer plus au bar, et le proprio est gagnant sur toute la ligne. En outre, l’équipe était vraiment très très sympa et arrangeante. Nous avons redisposé la salle à notre goût, installé une sono avec notre matériel et à chaque fois qu’on demandait un truc, nous avions immédiatement satisfaction et avec le sourire (plutôt rare de mon expérience). Donc, un très bon esprit qui a distillé beaucoup de bonne humeur et a bien contribué à la réussite de la fête.

Ce fut une soirée très arrosée comme ce groupe de potes sait le faire. Moi, évidemment, j’ai assisté impassible à la montée orgiaque et progressive du niveau éthylique moyen de l’échantillon qui était en mon laboratoire. Ah ah ah. Parce que vous savez que c’est souvent que je suis le seul et unique péquenaud sobre à certaines soirées, et plutôt que de me faire chier à ne plus rien comprendre, j’expérimente au contraire sur mes congénères les plus marrantes des expériences de sciences naturelles. Déjà je les fais parler et avouer les pires de leurs secrets pour mieux les amadouer par la suite. J’aime les lendemains avec des « tu te souviens ce que tu m’as dit hier sur un tel ? » suivi d’un ricanement sardonique. Ou bien il s’agit aussi de livrer à leur sagacité déclinante des problèmes épineux, sur lesquels on peut alors digresser pendant des heures (ça me permet de passer le temps, et c’est parfois follement comique). Et bien sûr, samedi la problématique ardue du moment était : le changement d’heure. Il suffit de s’approcher délicatement d’un groupe de joyeux drilles en train de palabrer autour de quelques flûtes, et en une phrase subrepticement glissée au détour d’une conversation, je demande : « au fait, c’est cette nuit qu’on change d’heure ? Je sais jamais… il faut avancer ou reculer nos montres ? Là il est trois heures ancienne heure, du coup il est deux ou quatre heures nouvelle heure ? Au fait, on gagne une heure ou on perd une heure ? ». Et là c’est spectacle garanti, je me suis grave bidonné puisqu’on a réussi à disserter une heure et demie sur le sujet, sans résoudre l’énigme temporelle.

J’ai évité le plus possible M, histoire de ne pas me retrouver avec une main dans le sleup devant tous ses potes (ouai il est très amoureux en public en général dans ces cas là), et l’ai laissé gambader à droite et à gauche avec tous ses amis. Il a été adorable en tout cas, et on s’est bien amusé. Je suis arrivé sans voiture et suis reparti avec une chouette Polo, donc je suis plutôt vernis. En effet, JB n’était pas vraiment en état de prendre le volant, et comme je voulais rentrer (je pensais à Gauguin le lendemain midi), il m’a confié son véhicule, tout en partant se restaurer avec les autres dans un lieu différent. M. est resté interdit… Il ne comprenait pas où tout le monde était parti, pourquoi je conduisais la voiture de JB, et était partagé entre circonspection et alacrité de rentrer à l’appart dans cette caisse. Du coup, il ne parlait plus et était plongé dans une grande réflexion méditative. Nous sommes finalement rentrés à bon port et nous sommes honnêtement couchés.

Le lendemain, avec une heure de rab grâce au décalage horaire, je me suis extirpé de la couche conjugale avec difficulté et dégoût de l’humanité entière. J’ai réussi à se faire lever un M. un peu fébrile. Je n’avais qu’une envie c’était de faire des câlins au lit, mais comme on avait des places réservées à une heure précise, l’envie de ne pas perdre 10 euros a été plus forte. M. n’était vraiment pas en état, donc j’ai pris mon mp3player avec une ch’tite sélection sympa et suis courageusement parti pour le Grand Palais vers de nouvelles aventures.

8 Commentaires

  1. n’empêche que les gens bourrés ca pas bô à voir, et en plus ca vout sort des vacheries, comme M. un soir de mars 2002 m’explique à travers un brouillard éthyléen que je suis incapable d’amour – signé : nabilou 3 verres ca suffit!

  2. « J’ai évité le plus possible M, histoire de ne pas me retrouver avec une main dans le sleup devant tous ses potes »

    Les soirées sont animées et pleines de rebondissements avec M. et Matoo :mrgreen:

  3. eh Matoo moi aussi je joue à ce jeu avec mes amis Alcooliques. C’est hilarant et le mieux c ‘est de partir au milieu de la soirée et le lendemain ils te racontent tout ce que tu as fait avec eux alors que tu avais deja bougé de lieu

  4. Pour moi non plus, pas d’alcool. Mais je dois avoir trop bon coeur (ou trop peu de motivation) je ne joue jamais avec mes amis trop alcoolisés. Je me contente de mémoriser ce qu’ils disent pour leur ressortir le lendemain. :-))))

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