Pré-crise de la trentaine

Hier, nous étions à Saint-Germain en Laye chez mon amie Cécilia et son copain rhaaaaa non c’est vrai, son MARI ! Elle avait invité quelques potes de l’époque de l’IUT que nous fréquentons toujours, même si pas assez assidûment. C’était important pour moi de leur présenter M. et de passer une soirée sympa avec eux, pour relancer un peu le fait de se fréquenter. Il faut dire qu’on est tous plus ou moins proche des 30 ans, et que ce fut le fait d’une drôle de conversation durant la soirée.

Je crois que le plus dur pour Cécilia, c’est qu’elle atteigne la première l’âge fatal. Même si elle a déjà d’autres amies trentenaires, elle commence déjà sa crise et on la sent bien déstabilisée. On l’a un peu charrié sur le sujet et elle s’est détendue. Nous avons ensuite évoqué, tour à tour, nos sentiments face à cet âge canonique. Je crois que j’étais le plus insensible à l’âge en lui-même, en fait vieillir ne me dérange pas. Pas mal craignaient un peu de vieillir et de passer à un autre stade de la vie, moins drôle, moins insouciant, moins palpitant… Le sentiment de nostalgie n’est pas vraiment une chose qui me donne des regrets, plutôt de beaux souvenirs à évoquer entre amis. Mes potes se revoyaient bien à 15 ou 17 ans, dans des périodes plus cool d’études et d’adolescence. Moi pas vraiment… Et si je crains les 30 ans c’est vraiment par la peur d’une remise en question profonde de ma vie. Cette période de bilan et vue comme la dernière chance de changer !

On se dit qu’à 17 ans, on a un éventail de possibilités dingues si on se projet cinq ans après. A 22 ans, pas mal non plus en fait, on a pas toujours finis ses études et son futur boulot ou métier est une inconnue importante. A 27 ans, on a déjà une gamme de possibilités beaucoup plus réduites… et cette suite va convergeant très très rapidement. Du coup, je vois la période des 30 ans comme ce moment où mon idée de moi est quasi-achevée et où j’ai le choix manichéen et binaire de vouloir ou pas aller vers où mon inertie m’entraîne. Je connais des gens qui sont passés de directeur qualité à comédien, ou d’autres qui sont partis en voyage… Le plus difficile là-dedans c’est évidemment de savoir avec certitude s’il vaut mieux garder son confort et faire une croix sur ses aspirations (illusions ?), ou alors tout envoyer bouler et vivre en accord avec ses ambitions profondes. Et souvent cela ressemble à une même mascarade… On bosse dans un métier sérieux et technique, on gagne bien sa vie, mais on aspire à une vie artistique de bohème et sans le sou ! Que choisir ? A l’heure actuelle, je suis assez raisonnable et rationnel pour me dire que l’on peut avoir un boulot alimentaire relativement plaisant pour exploiter un vie privée et personnelle intense, et ainsi s’épanouir.

Nous avons aussi évoqué les vies de chacun, et c’est drôle de constater comme nous développons des sujets connexes à ceux de nos parents. On a parlé de la baraque que N. et S. sont en train de retaper (avec toutes ces galères qui nous ont fait bien rire), des enfants des uns et des autres, de gens qu’on connaissaient qui sont mariés, des boulots etc. C’est une certaine fatalité évidemment, mais je ne vois pas ça d’un point de vue négatif ou pessimiste. Le tout c’est qu’on ne devienne pas des vieux cons réacs trop vite ! :mrgreen: Je suis donc vigilant, j’ai envie de continuer à cultiver ma jeunesse et mon insouciance, tout en tentant de m’épanouir pour le mieux… We’ll see…

J. et A. nous ont ramené en bagnole à Nation vers 2h30… cool. :)

7 Commentaires

  1. « J’ai dix ans
    Je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans
    Laissez-moi rever que j’ai dix ans
    Ça fait bientot quinze ans que j’ai dix ans
    Ça parait bizarre mais
    Si tu m’crois pas hé
    T’ar ta gueule à la récré… »

    ;)

  2. Je suis né à 07.15 du matin; le jour de mes trente ans, je devais me lever à 07.00. Pendant 1/4 d’heure, j’étais encore dans les 20, puis à la fin du journal de France Inter à 07.15, j’avais 30 ans; je ne crois pas trop à ces âges-charnières et je me fichais un peu de passer le cap. Assez bizarrement, j’étais content d’avoir 30 ans, comme si mes 20 ans+9,99 années étaient une branche morte enfin tombée…. rassurez-vous, avoir 30 ans (ou 31, et bientôt 32), c’est du flottement dans l’air.

  3. note Mathieu que de la même façon que la période de 20 à 30 t’a paru beaucoup plus rapide que celle de 10 à 20, tu vas très très vite avoir 40 et puis après tu ne verras même pas passer les 50… youpi.

  4. Rah la la le post était déjà flippant mais avec les commentaires pfiouuu… Et si la crise dure 10 ans on passe directement à la crise de la quarantaine? Oublions vite…

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Petite opération antispam à résoudre : * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

:bye: 
:good: 
:negative:  
:scratch: 
:wacko:  
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose:   
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail:   
:-(     
:unsure:  
;-)  
 
Partages