Week-end à Montpellier (suite et fin)

Et bien, nous voilà de retour avec Diego dans le TGV double-étage pour un retour, un peu plus bondé (c’est un euphémisme) qu’à aller, vers Paris. Ce dernier lit son journal, et moi je blogue. D’ailleurs, il me l’a donné deux minutes afin que je lise un article qui dissertait sur notre hobby favori : bloguer. Ce papier du Monde fait le point sur les weblogs politiques qui poignent sur la toile de manière exponentielle. J’aime bien lire des articles sur les blogs où les journalistes expliquent encore ce que c’est et en donnent une définition simple, car il s’agit encore un phénomène émergeant et marginal. Du coup, je me sens un peu comme quand je fréquentais les raves en 93 (et cette date est plutôt tardive en fait, comme pour mon activité de blogueur d’ailleurs), et que j’en lisais des explications bardées d’incompréhensions dans les journaux et magazines de société.

Hier soir, nous avons donc dînés avec deux potes de Virginie, dont un, Clément, est sorti avec nous à la Villa Rouge. Cette boite, j’en avais beaucoup entendu parler et je mourrais d’envie d’y passer une soirée. Nous sommes donc sortis tous les quatre vers minuit et demi pour aller vers cet ensemble de clubs où se tient le temple de la nuit gay montpelliéraine. Virginie nous a garé à 300 kilomètres de la boite, nous avons donc marché 5 heures dans le froid et la boue avant de rejoindre l’endroit, mais cela fut aussi l’occasion de franches rigolades qui ont valu ce périple nocturne et gadouilleux.

Nous avons passé une excellente soirée. Cela faisait vraiment longtemps que je ne m’étais pas autant éclaté sur une si bonne house en boite, et au sein d’une population gay plutôt hétéroclite et sympa. En effet, et c’est certainement l’avantage de la boite de province, les gens étaient composés d’hétéros, gays, lesbiennes qui se fréquentaient avec beaucoup de naturel et d’esprit festif. Je n’ai pas senti d’animosités ou de tensions, et y’a même deux goudous qui ont tenu la porte des chiottes (cassées) le temps que je pisse (si c’est pas cool ça alors !). Nous nous sommes énormément amusés dans cette boite à la déco plutôt réussie et à l’ambiance plaisante. Moi qui avait envie de danser, j’en ai eu pour mon saoul. J’ai trouvé que la moyenne des mecs était pas mal et assez sympathique. Les sourires s’échangeaient facilement et agréablement, sans trop de fierté déplacée ou de ridicules expressions de renfrognement.

Mais surtout, la musique m’a énormément plu. Il s’agissait d’une bonne house qui flirtait avec le deep, progressive et hard. C’est le mélange que je préfère quand un DJ a la maîtrise pour jouer des morceaux inconnus avec beaucoup de punch, des tubes avec un arrangement et un mix original, et agencer le tout dans une harmonie qui suit les mouvements de la foule, mais peut aussi diriger les gens où le maestro le désire. J’ai vraiment pris mon pied à remuer comme un malade sur des musiques que je connaissais par coeur, à être frustré de ne pas entendre la suite de ce morceau remixé que je kiffe, et être pris au dépourvu par cette montée à laquelle je ne m’attendais pas. Et puis ces moments plus calmes, où on prend le temps de regarder autour de soi, de mettre en route son radar, de danser avec ses amis et balancer ses sourires les plus « Ginger » (Ginger c’est comme ça qu’on m’appelle quand je souris comme la poule rouquine de « Chicken Run »). Je suis parfois porté par le son dans des délires complètement fous et j’aime ça. Je me tape des trips bien fun dans ces moments là, et je me rends compte à quel point j’aime danser en club sur de la musique électro.

Le retour fut catastrophique et très marrant, puisqu’il avait manifestement plu et que les ornières étaient pleines de flotte et de vase, tandis que nous avancions dans un noir complet vers le parking bourbeux où nous étions garés. Je me suis retrouvé, bien évidemment, avec un pied complètement immergé dans une flaque pour mon plus grand bonheur tandis que Diego et Virginie dissertaient sur la beauté des étoiles (oui oui, j’ai pris le volant pour rentrer).

Aujourd’hui, on a pas fait grand-chose, nous sommes allés bruncher au « Comptoir de l’Arc » avec un pote de Virginie, Rachid. Et puis, nous avons tranquillement cheminé à travers la ville jusqu’à la gare. Maintenant vite, je veux voir mon amoureux (il faut que je démêle les allégations tenues dans les commentaires d’un récent post bande de flibustiers !).

Addendum :

En quittant le quai du TGV, je suis tombé sur mon dessinateur favori : Philippe. C’est ce garçon qui a brillamment dessiné les Matoo tout autour de mes posts. A la base, je le connais de gayvox, et suite à notre rencontre avec M., il m’avait ainsi croqué.

Il attendait son chéri, Jérôme, qui rentrait aussi de Montpellier par le même TGV que Dieg et moi. Ils m’ont ramené chez moi en voiture en deux minutes, génial !!

13 Commentaires

  1. J’avoue que pour avoir vécu 3 ans à montpellier j’ai l’impression qu’il ne s’agit plus de la mêem ville ni desmêmes gens ni de la même boîte nuit…mais bon…faudrait peut être que j’y aille refaire un tour…pask’à l’époque en dehors du mépris ou au mieux de l’indifférence des autres…j’ai rien trouvé de bon par là bas…

  2. :) j’y étai aussi (au grand désespoir de cyril … lol) mais vendredi soir. Probablement le meilleur club gay « friendly »(ambiance/qualité soirées).
    La prochaine fois, fais moi signe ;)

  3. [H.S] Je viens de découvrir que si l’on clique sur la photo en haut à droite sur le blog on tombe sur une petite description de toi. Je ne savais pas que tu étais Gemaux. C’est bien les gémaux. Allez on s’en fout ! :)

  4. Ah ben c’est bien joli de placer des termes ampoulés, mais « fat » est un adjectif qui ne s’emploie qu’au masculin, tout comme aquilin, bot, etc.
    Et à l’inverse, certains ne s’emploient qu’au féminin, comme bée.
    ;-)

    Maître Capello, un gémal, des Gémaux. (lol)

  5. Faut pas croire, bande de parisiens ;) nous aussi on existe et on arrive même à bien survivre hors de la capitale… There is Life out there, outside Paris I mean! Je vous promets, si, si!!!

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