Le b-a ba du bébé

Samedi soir, je suis allé avec M. à une soirée chez des amis à lui à Montrouge. Il s’agit en fait d’un pote d’enfance à lui, Clément, et de sa femme Caroline. Je m’entends très bien avec eux, et j’ai un faible pour Caro que je trouve un personne vraiment intelligente et sensible, quelqu’un de très bien et très cool. Ils ont une petite fille qui est un amour, genre vous avez jamais vu ça. J’ai passé une partie de la soirée à jouer au puzzle, ou à lui téléphoner avec des portables en plastique. C’était trop fort !

On a passé une bonne soirée avec M. mais dans un registre très calme. On est quand même habitué à des ambiances un peu plus funky, et c’était assez déconcertant. En fait, on sentait un peu une dichotomie entre les couples du genre « installés avec des mômes », et ceux au stade antérieur. Je fais un peu ma Bridget Jones entre les célibattantes et les « mariés et fiers de l’être », mais je l’ai vraiment ressenti avant-hier.

Les gens que je connais qui ont des enfants sont souvent astreints en conséquence, peuvent moins sortir, et finalement changent de comportement social. De loin, c’est un truc auquel je n’aspire pas du tout. C’est vrai qu’égoïstement, je me vois très bien concentré sur mon couple, et sur mon plaisir. Mais l’exemple montre que les gens, même les plus fêtards et les plus hédonistes, n’ont aucune sensation négative ou de regret ou bien de manque à leur « ancienne » vie. En effet, la venue d’un enfant révolutionne même les plus épicuriens.

Les hétéros n’ont quasiment pas le choix en matière d’enfants s’ils peuvent en avoir, et s’ils sont en couple depuis quelques temps. Ceux qui sciemment n’en veulent pas, sont implicitement considérés par la société comme des sortes de monstres d’égoïsme et d’individualisme. Mais si nous nous projetons dans quelques siècles (hé hé) et que les homos peuvent adopter des mômes, ou bien ont pris l’habitude d’en faire (quel qu’en soit le moyen), je me demande comment je me déciderais. Cela ne pourrait pas être un coup de tête, ou bien un accident. Par contre, il se peut que cela devienne une pression sociale (papa et maman qui crisent pour devenir grand-parents). Si jamais un jour j’ai un enfant, j’aurais donc délibérément renoncé à mon petit confort pour me consacrer en partie à cet « autre ».

Le truc c’est qu’il faut au moins être deux pour prendre cette décision, cela reste un atavisme (archaïsme ?) dont je ne me suis pas débarrassé. Seul, je ne trouve pas que ce soit envisageable. Bon ben, disons que tant que M. laisse ouverts les tiroirs et les placards, nous ne sommes pas prêts. Ouai, pas mal comme résolution pour me prémunir de toute envie procréatrice. :mrgreen:

8 Commentaires

  1. Certes oui.

    L’acquisition d’un enfant révolutionne une vie.

    Pas mal, hein ? cela pourrait être un slogan pour un nouvel électroménager…

    La question de « l’enfant » est une question complexe pour moi :

    tout d’abord la décision de faire un gosse :
    pour un couple hétéro, cela relève soit :
    1* de l’envie ( chérie, si nous faisions un gosse ?)
    2* de la pression sociale ( vous avez 32 ans, vivez en couple depuis 8 ans et êtes mariés, dites donc les enfants, il serait temps de songer à un gosse … à moins que vous n’en vouliez pas ?)
    3* la pression biologique ( tu sais ma chérie, tu vas avoir 37 ans cette année, bon , tu sais ce que dis le docteur, il vaut mieux avoir un gosse avant 38 ans, après y a des tas de risques pour toi et le gamin …)
    une fois que l’enfant est là, eh bien la petite cellule familiale modèle duplex devient un T3 … et les centres d’interrêt des jeunes parents passent après l’enfant : plus question ( je radicalise, certes) de sorties jusqu’à pas d’heure, plus questions d’organiser son temps selon SES envies mais bel et bien selon les BESOINS de l’enfant. Ensuite, il faut songer à l’éducation une fois qu’ils sont grands, puis vient le temps de l’adolescence et des problèmes existenciels …
    Bref, la vie à 2 est terminée, on passe radicalement dans la catégorie parents …

    En définitive, le moyen de ne pas avoir d’enfant c’est :
    1* ne pas en vouloir, mais là faut être suffisament sûr de ses choix de vie : pas de regrets à 35 ans , hein? d’autant qu’autour de vous, les autres pondent leurs gosses comme des poules et que bientôt, les discussions aux repas entre amis tournent essentiellement sur les exploits du petit dernier  » et toi, jocelyne, depuis quand parle t il ? »
    2* être physiologiquement incapable d’en avoir ( stérilité, malformation…)
    3* être gay …

    Personnellement, lorsque je vois combien la venue d’un enfant dans un couple bouleverse la vie des parents, je me dis qu’en ce qui me concerne, la nature fait bien les choses … je suis trop égoïste pour renoncer à ma vie en tant qu’individualité .

    Une erreur?
    Peut être. Je ne suis moi même qu’un sale gosse

  2. Hum, si je ne m’abuse il est possible en France comme dans d’autres pays d’adopter un enfant quand on est célibataire (un seul parent) même si dans de cas généralement le processus d’adoption restreint l’adoption à un enfant déjà « vieuw » (pas bébé, quoi).
    Bref, pour dire que le couple n’est pas _nécessaire_ pour pouvoir commencer à élever un gosse…

  3. Je viens de passer le WE avec la nièce de mon futur mari… Ca ma donné des idées ;-) Mais en même temps je sais que Dame Nature a posé des obstacles pour nous aussi…

  4. « les couples du genre « installés avec des mômes », et ceux au stade antérieur »

    Parce qu’après la vie de jeune vient obligatoirement ce qu’il est convenu d’appeler le « syndrome Ikea » ? Dit moi que non…

  5. Moa mes parents ça leur a pas du tout empeché de faire la fête avec leurs potes. On nous trimballait de chambres d’amis en coin dodo. Pas de prob. Faut arrêter avec l’enfant roi, on s’adapte tres bien quand on est petit. Chui pas certain que ce soit obligatoirement le môme qui est la cause de l’endormissement faussement contraint du couple.

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