Où il faut se méfier des fans de Joe Dassin

Mardi soir, nous avions donc rendez-vous quartier Montorgueil pour dîner avec JB et F. Nous avons d’ailleurs passé une excellente soirée et avons dîné cubain (Mi Cayito, rue Marie Stuart) dans une très bonne ambiance.

A la fin du repas, F. nous a raconté ses mésaventures du week-end précédent. JB était au ski avec des amis, et F. lui bossait, mais il a profité du week-end pour aller faire la teuf avec des potes à lui. Il est d’abord allé déjà bien décalqué aux Folies’ jusqu’à tard le samedi matin, et puis ensuite à la Médina en after. Les substances et l’alcool ingurgités aidant (ou plutôt handicapant), il s’est fait piquer sa carte bleue après qu’un mec chelou l’ait amadoué pour qu’il aille avec F. retirer de l’argent au distributeur. Il faut dire qu’en plus, F. est un mec des plus charmants, enjôleurs et qui se lie très facilement avec n’importe qui. Et dans un contexte festif, il est encore plus cool et amène.

Il ne se rend pas compte qu’il n’a plus de CB, et, avec ses amis, ils sympathisent avec un gars un peu zarbe mais plutôt cool. Et puis, la journée de samedi étant bien entamée, ils décident de rentrer. F. raccompagne ZarbiGuy en bagnole chez ce dernier qui le lui a demandé. Or le mec est de plus en plus louche et F. reprenant un peu conscience, commence à badtriper sur ce type à la mine patibulaire (mais presque) et à l’attitude de plus en plus agressive.

Et voilà ZarbiGuy qui dégaine un CD de Joe Dassin et qui le met avec autorité à fond les ballons. Je ne jette pas la pierre à F., j’aurais, je crois, badtripé aussi à sa place dans ce cas-là. Mein gott. Heureusement, ils arrivent vite devant un genre d’hôtel à putes minable, et voilà ZarbiGuy qui menace plus ou moins notre pote, afin qu’il monte boire un verre chez lui. Il finit même par le menacer d’un couteau, et apeuré, F. obtempère et monte chez le gars. L’endroit est aussi sordide que l’immeuble, et la torture auditive à coups de Best Of de Joe Dassin continue, encore et encore.
L’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai
L’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve, je le saurai

On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s’aimera encore, lorsque l’amour sera mort

Moi j’appelle cela des conditions de détention inhumaines selon la convention de Genève. En outre, cela a duré des heures, puisque F. a fini par se sentir mal et surtout complètement submergé par la fatigue physique et morale. Il ne se souvient plus vraiment comment, mais il s’est endormi, et a refait surface vers 20h. Le type toujours aussi menaçant a continué à être agressif et effrayant. Et puis, F. ne se rappelle pas trop, mais plein de trucs bizarres lui reviennent. Il a retrouvé ses papiers de bagnole dans la poche de veste du mec… La Quatrième dimension et Le Silence des Agneaux (et pas le Seigneur des Anneaux !) dans un même film, devenu réalité pour F.

Ensuite, il a tout de même réussi à convaincre ZarbiGuy de le laisser partir. Ce dernier lui a demandé de l’emmener chez un pote à lui dans le 14ème avant. F. accepte et les voilà reparti, avec Joe dans le poste.
Tagada, tagada, voilà les Dalton
Tagada, tagada, voilà les Dalton

Soudain, le gars lui demande de s’arrêter car il doit aller chercher un truc dans la rue. Alors F. a le réflexe de se barrer tout de suite après. Il met les gaz, et ciao ZarbiGuy ! Mais, il réalise que son malfaisant compère a oublié quelque chose :
Tous les matins il achetait
Son p’tit pain au chocolat
La boulangère lui souriait
Il ne la regardait pas

Aaaah ! Le CD de Joe Dassin était resté dans le poste. F. s’imaginait déjà son serial killer accroché à son essuie-glace pour récupérer son bien précieux (myyyyy preciouuuuuus cidiiiii). Et puis, il s’est ensuite dit (et là je pense qu’il a du avoir une belle montée pour penser cela) qu’il devait lui rendre car ZarbiGuy avait l’air de placer beaucoup d’affect dans les chansons de l’ami Dassin, et que c’était un coup cruel que de le lui dérober ainsi. Donc il s’arrête et récupère le gars. Cette fois, il pète un plomb, et réussit à se séparer de son tortionnaire en lui rendant son CD d’abord, et en le déposant dans Paris.

F. est vraiment marqué par cet épisode sinistre, dont il finira certainement par rigoler, mais qui pour le moment lui donne des frissons d’horreur. A penser à tout ce qui aurait pu lui arriver, à l’inconscience de frayer avec des mecs pas nets comme ça, et surtout à ZarbiGuy qui a eu le loisir de connaître son adresse, voire de faire refaire ses clefs d’appartement etc. Et puis surtout, ne lui faites plus JAMAIS écouter Joe Dassin !

13 Commentaires

  1. On irâââââ où tu voudrââââs quand tu voudrâââs (heu ouais, partout… mais pas chez ZarbiGuy…),

    Et on s’aimera encôôôôre lorsque l’amour sera môôôrt (ben, tant que y’a qu’l’amour qu’est mort…).

    Touûûûûte la nuit (ouais enfin, on verra, là ch’uis pas sûr, j’dois rentrer j’ai du lait sur le feu et pis ch’uis en double file…), sera pareille à cet instââânt,

    Aux coulêêêêurs de l’été indiêêêên (c’est comment déjà les couleurs de l’été indien ? ce serait pas un peu du genre rouge sang…).

  2. Il m’et arrivé un plan similaire il y a quelques années. L’angoisse me revient encore aujourd’hui. Je me suis retrouvé passager de ma voiture en pleine nuit, et j’ai rien trouvé de mieux à fairre que de serrer le frein à main pour que mon zarbiman perde le controle, ce qu’il a fait. dommage pour une voiture en stationnement, mais le mec a eu tellement peur qu’il s’est sauvé aussitôt.

  3. La nouvelle légende urbaine, après LA cassette de the ring, LE CD de jo dassin : explique à fred qu’il doit en faire une copie et là filer à quelqu’un avant le 7ème jour sinon Z. reviendra « souuuviens toi c’était un jeudi ! on avait suivi le chemin des amoureux, c’était il était une fois nous deux soooooouviens-toi, c’était le grand jour !! »

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