Ite missa est

En fait, j’ai une bonne nouvelle et une mauvaise… par laquelle je commence ? Allez, on va commencer par la mauvaise !

J’espère que les gens qui me lisent ont compris que je me livre énormément sur mon blog, et avec beaucoup de candeur et de sincérité. Mais dire que j’écris avec candeur revient après tout exactement au contraire, puisque l’ingénuité est une chose qu’on ne contrôle justement pas et qui doit être spontanée. Or je suis bien un « control freak » à certains égards…

Je ne parle pas beaucoup de ma relation avec M., ou alors c’est de temps en temps pour souligner des moments particuliers, ou des trucs sympas entre nous. Et ces moments sont peau de chagrin depuis quelques temps, sur mon blog comme dans la réalité. J’ai évoqué nos deux ans de couple, et bien il n’y aura pas plus de jours à ajouter à cet honorable score. J’ai un peu du mettre le holà à son mutisme ajoutée à sa froide agressivité à mon égard, afin de percer l’abcès et revenir à une situation plus saine. M. a donc officiellement rompu, et brisé notre engagement amoureux.

Je me sens mieux en fait maintenant. Les périodes les plus difficiles pour moi, sont celles de transition, celles où je ne maîtrise pas, celles où l’incertitude et l’irraison me tourmentent et me font souffrir. Dès lors que je recouvre la raison, alors l’apaisement point, et mon esprit s’éclaircit. Alors la douleur qui imprégnait mon âme de manière diffuse et délétère, peut se substituer à une saine souffrance que je connais bien. Oh oui, vieille amie que cette souffrance du lendemain de rupture. L’ayant expérimenté, je la dompte et ainsi, je me protège de ses séquelles et scories. Je sais que je suis très étrange à ce niveau-là. Je ne suis pas du tout un mec qui pleure ou qui crise, je ne suis pas impulsif. Au contraire, lorsqu’il m’arrive quelque chose, j’ai besoin d’analyser et de rationaliser. Une fois que c’est fait, cela ne peut plus m’atteindre, enfin seulement en apparence. Cela me tort le bide (j’ai déjà gerbé deux fois aujourd’hui) et me fait endurer mille souffrances morales, mais au moins je tiens bon. Je vais au taf, je prends mon mal en patience, et je ne cède pas à la déraison si tentante et facile. Alors j’ai le sourire, je ris même, et j’arrive à expliquer très concrètement et tangiblement, que je viens de clore deux années très spéciales.

Voilà, c’est fait. Ite missa est. Il faut passer à autre chose.

Diego est toujours étonné de ma réaction stoïque, et c’est pareil pour tous mes potes et copines, mais c’est comme ça. Tout est gardé dedans bien au chaud dans ma cheutron déglinguée.

M. fut ma plus belle histoire, la plus saine, la plus sincère, la plus longue (pas grand-chose mais tout de même), une histoire d’amour partagée et pleines de sentiments et de considérations mutuelles. Je souffre le martyr, et mon âme est en lambeau. Je croyais tellement en « nous »… Mais je sais que ce n’est que temporaire. Alors j’attends.

Après la période de prise de conscience de la rupture, vient celle plus affriolante que j’ai nommée au fur et à mesure des expériences : la période « Sarah Bernhardt ». En effet, c’est le moment où je me dis que je suis moche et con, et que je ne trouverai plus jamais personne, le moment où l’ex était la perle unique que j’ai perdu à jamais, le moment où l’on ne croit plus à rien, où la vie n’a plus de goût, où je n’ai plus envie que d’écouter des chansons tristes à mourir etc. Alors intérieurement ou à des amis, ou dans mes songes, je proclame de ces tirades affligeantes qui exposent ma langueur avec une emphase terrible. Et puis dans les quelques minutes, ma raison me rappelle à son bon souvenir, alors je me souviens que plein de trucs n’allaient pas chez l’ex qui était loin d’être parfait, et avec lequel je n’étais pas si bien assorti, que j’ai déjà été amoureux, et que je le serai probablement encore, que j’ai déjà plu, et que je plairai encore. Et ainsi, le cycle Sarah Bernhardt me fait faire mon cinéma, et me fait jouer le rôle de Dramaqueen Castafiore qu’il faut endosser un moment pour aller mieux ensuite.

Ah oui, il y avait aussi une bonne nouvelle à tout cela !! Et bien, c’est simplement que cet événement vient à point nommé pour relancer mon blog. Je soupçonne d’ailleurs M. d’avoir eu cette motivation aussi pour me larguer. :mrgreen:

Aussi attendez-vous à faire connaissance avec le Matoo largué, puis le Matoo célibataire (plus intéressant).

En attendant, je retourne à ma triste réalité du moment. J’ai perdu mon M. et je suis totalement perdu.

45 Commentaires

  1. tu vas peut etre trouvé ça con comme question mais est ce que cela est définitif ou cela peut etre un moyen de faire réfléchir M. sur son comportement et essayer de le faire changer?

  2. Moi suis toujours célibataire et sur Paris ?

    *souris naïvement*

    Sérieusement, il y a quelque chose qui me choque : deux ans, c’est gigantesque… Comment oses-tu dire que ce n’est pas grand chose ? Deux ans !!! Sur quatre-vingt ans théoriques de vie ?

    Courage.

  3. « Tout est gardé dedans bien au chaud dans ma cheutron déglinguée » … bon déjà c’est pas gardé puisque tu en « parles » et puis « déglingué » je ne crois pas … depuis que je te lis je pense que tu es un des plus « construits » qui existent.
    Je ne peux que te souhaiter plein de bonnes choses. Bizzzz :-)

  4. Ma mère me disait toujours qu’il ne fallait jamais garder trop les choses pour soi, sous peine de les voir pourrir en son coeur, qu’il faut en parler, les libérer pour s’en affranchir.

    Tu t’es libéré sur ton blog, contrairement à ce que tu penses, et comme l’a remarqué Borgo, et c’est louable.

    A présent, sors un peu, change-toi les idées avec tes amis, et amuse-toi – la vie continue.
    Et la roue du monde de tourner.

  5. Voilà un post on ne peut plus limpide dans la description de cette « amie que cette souffrance du lendemain de rupture ». Bon signe pour toi, je l’encadre pour moi ;-) Patience et longueur de temps etc. :-)

  6. Comme à chaque fois que j’apprends une rpture, j’ai un pincement au coeur qui est l’écho de la peine que j’ai ressentie lors de ma première rupture. Comme quoi j’ai pas dû totalement m’en remettre…
    Show must go on comme disait freddie :)

  7. je suis sincèrement désolé, matoo…Le plus important est que vous soyez heureux dans votre nouvelle vie et que vous gardiez le contact malgrè tout. Mais ceci requiert un peu de temps…Courage ;-)

  8. La vie continue. J’aime bien ta distanciation/relativisation, même dans la douleur de l’instant. C’est sain. La prochaine histoire sera toujours différente, et peut-être encore mieux. Nous souhaitons simplement, et égoïstement, en tant que lecteurs fidèles, que ta période « Sarah Bernhardt » ne soit pas trop longue… ;-) Bon courage et prompte guérison.

  9. Évidemment, ça me rappelle les mots de Charles Swann, dans la Recherche, après qu’il a souffert et souffert. De mémoire, quelque chose comme ça « Et dire qu’elle n’était même pas mon genre ». Bref, un jour la lumière vient et l’on s’étonne d’avoir tant souffert. On en a même un peu honte. C’est con l’amour, mais c’est comme ça qu’on est.

  10. bidule chouette a raison tu devrais venir demain au pôt des blogueurs (ne me laisse pas la seule « conne » dans ce bourbier …) ça te changera les idées. Je n’ai jamais eu de ruptures normales… cad après 1 longue période. Je n’ai eu que deux ruptures passionnelles après 3 et 6 mois d’aventures qui m’ont passablement marquées puisque … blablabla … je ne vais pas raconter ma vie ici m’enfin !!! Bon avec Olivier on va fêter les 14 ans de notre couple. Comme quoi. J’imagine que je peux te souhaiter ce genre de bonheur… bises.

  11. Que te souhaiter sinon du courage, mais tu as l’air d’en avoir, de continuer ta psychothérapie :-) (ça c’est ton blog quotidien..), que l’avenir est rose (il n’y a qu’à voir toutes les régions françaises…), et que le soleil aide parfaitement à la cicatrisation .. courage :roll: :roll: :roll:

  12. Speechless… malgré moi, j’ai l’iris un peu irrité, je vous voyais comme la réussite de ce que je n’avais pas eu le temps d’accomplir mais… « we don’t need words, just one little smile, then another ».
    Sincèrement,

    Yann


  13. Rien non plus, tes lecteurs ont tôt fait d’exprimer leur tendresse légitime. Je ne puis qu’ajouter ma voix et t’offrir aussi mon épaule (mais bon il y en a toute une rangée qui la précède^^)
    Si un jour, vraiment, tu avais besoin de l’entendre, je te raconterai ma théorie sur comment on tombe sur Ze Good One, vu qu’avec mon fiancé, ça fait 14 ans et demi qu’on avance côte à côte.
    Je t’embrasse et te répète mon estime.
    Sincèrement, le S.

  14. :shock: Putain Matoo, tu me fais chialer ! C’est quoi tous ces gens qui cassent autour de moi ???
    Tu as su parfaitement exprimer tes sentiments et tes pensées, je me suis tellement retrouvé dans certaines de tes phrases…
    A travers la lecture de ton blog, je pense être en mesure de dire que tu sembles être un garçon bourré de qualités, et que le jour où tu le désireras, tu n’auras qu’à faire ton marché pour trouver un autre mec. Le monde du Net et de la pédéblogosphère est en branle : Matoo revient sur la marché, les prix vont flamber.
    Je te fais plein de bisous et te souhaite plein de bonnes choses. :salut:

  15. :-| Ca me fait tout bizarre.. C’est Arezki qui m’en a parlé tout à l’heure, au Bistrot Beaubourg…
    J’étais là le soir du premier contact, le RDVG d’un soir il faisait froid, j’crois…
    Ca me fait tout bizarre…

  16. « ‘Cause baby when I heard you
    For the first time
    I knew we were meant to be as one »

    (oops, désolé, je suis pas sur mon blog, là, zut…)

    *Tatou repart écouter Kylie Minogue en boucle…*
    :mrgreen:

  17. Ah ben flûte alors, j’avais pas vu :hum: . Super-flûte en fait.

    Comme je réussis toujours à dire le contraire de ce que je veux dans ces moments là, je n’écris rien de plus…

  18. arrrffff ! c’est toujours une épreuve… mais j’espère que le Matooo reprendra du poil de la bête…. (bon je sais, c’est facile… ) Allez, je te souhaite plein de bonnes choses en compensation… :cool:

  19. Courage chaton et avec ou sans M. tu restes le bienvenu chez les pechnos du poitou pour t’aérer les neurones ou tout simplement paske t’en as envie ;)

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