May

Le film commence par une explication simple. May est gamine, elle a un gros strabisme à un oeil qui la traumatise parce qu’elle est la risée de ses camarades. N’ayant pas d’ami, sa mère lui donne une poupée en lui disant que lorsqu’on a pas d’ami, alors il faut s’en faire, et que cette poupée deviendrait sa meilleure amie. La poupée… oh là là, Chuckie à côté, c’est un Big Jim.

On se retrouve des années plus tard, May ne louche plus vraiment grâce à ses lunettes, travaille chez un vétérinaire et est toujours aussi solitaire, complexée et perturbée. Ah ouai, ça, pour être perturbée, elle l’est ! Elle cherche à rencontrer une personne, et elle flashe sur des parties de corps qu’elle trouve parfaites mais jamais une personne en entier. May est un peu portée sur le trashy, elle n’hésite pas à manipuler de la barbaque dans la clinique véto et elle est résolument « weird ».

Elle rencontre un type dont les mains la rendent folle tant elles sont parfaites. Elle couche aussi avec une collègue de sa clinique dont le cou est sublime, mais à chaque aventure elle est déçue ou trahie, et fait des crises avec sa poupée sur laquelle elle tripe grave. Ajoutez à cela plein de sang, une angoisse prenante, des gens trop chelous, une intrigue qu’on sent venir, et dont la finalité est redoutée tant on a pas envie que l’intuition se révèle sur l’écran. Mais si, c’est bien ça… argggggh. Elle abuuuuuse.

Ce film manie l’angoisse et l’épouvante avec une minutie et un talent pointilliste qui agit physiquement sur le spectateur. C’est un bon mélange entre l’ambiance freaky des films d’Araki (« Nowhere », « The doom generation »), avec un scénario d’épouvante d’autant plus flippant qu’il est crédible (puisqu’il traite de folie et non de fantastique). Et à la fois, un humour noir et grinçant dévastateur m’a fait bien rire à plusieurs reprises (et pourtant c’est bien trask). Les acteurs endossent particulièrement bien leur rôles, notamment l’héroïne que je ne connaissais pas, Angela Bettis, puis le sulfureux Billy de Six Feet Under, Jeremy Sisto (Rhaaaaa lovely !), et enfin Anna Farris (l’héroïne des Scary Movies) qui est excellente en lesbienne écervelée.

May

1 Commentaire

  1. toi aussi tu t’est marré en voyant ce film

    les gars de l’absurde scéance avait raison on ne peut pas rester stoïque lorsque l’hémoglobine se mélange au lait

    en tout cas je trouve que la composition final de son amant idéal est très drole intéréssante, il à une petite part d’elle (un oeil si je me rapelle bien…) :berk: :berk:

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