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J’ai passé la journée à arpenter les rues ensoleillées de Paris avec de la musique dans les oreilles, un vrai bonheur ! J’ai eu une bonne après-midi et j’ai satisfait avec délectation mes désirs consuméristes inavoués. Enfin, je devais surtout trouver un cadeau pour l’anniversaire de ma maman, je lui ai acheté une besace Longchamp très chouette (so chic and so modern !) au BHV Rivoli. Et puis, je devais aussi passer chez Darty pour me procurer quelques câbles manquants à mon installation ordi/magnéto, ainsi qu’un nettoyeur de lentille de DVD (mais il merde toujours pffff). Et fatalement, étant à République, je suis passé devant Habitat, ah non j’ai ripé, en fait je suis passé DEDANS Habitat. Rhaaaa, j’aime bien cet endroit ! Enfin ça va, j’ai acheté une lampe sympa, et quelques babioles, mais l’addition grimpe vite dans ces cas là.

J’ai surtout passé mon après-midi à errer et me promener aux hasards de mes lubies. Et à un moment, j’ai eu l’envie chelou de faire le lien entre mes différents « chez-moi » parisien. Il se trouve que j’ai un truc spécial pour le 11e arrondissement. En effet, j’ai eu quatre logements à Paris et tous dans le 11e. Le premier était une chambre de bonne rue Saint-Sabin vers Bastille, le second était un studio dans le même immeuble (un étage en dessous). Le troisième c’était avec M., rue des boulets, près de Nation donc. Et celui duquel je tapote ces lignes est donc à Goncourt, toujours dans ce même arrondissement. C’est marrant car j’ai toujours habité aux frontières du 11e, soit à la limite du 3e, ou bien du 12e/20e ou maintenant 10e, et finalement aux antipodes des précédents logements.

J’avais choisi ce quartier à l’origine car mon amie Caroline y habitait, et il était chargé de beaucoup d’affect pour moi. Cela représentait mes premières années de découverte de mon vrai moi (le pédé je veux dire), les teufs à n’en plus finir, les squats chez les potes, et les attentes du premier RER pour Cergy à Etoile (évidemment le Queen). Donc quand j’ai du chercher un appartement version étudiante sur Paris, j’ai cherché en priorité le plus près possible de Caro, et j’avais trouvé ce parfait écrin qu’était mon minuscule studio de la rue Saint-Sabin.

Aujourd’hui, j’ai donc fait le chemin des origines à aujourd’hui. Je mentirai si je disais que je n’ai pas pensé à M., vu que je ne pense qu’à ça. J’ai donc démarré du 56 rue Saint-Sabin… et suis allé jusqu’à Faidherbe, puis j’ai remonté la rue de Montreuil jusqu’à rue des Boulets. Et je l’avais déjà remarqué mais la route est absolument rectiligne de Boulets à Goncourt. Rue Léon Frot, puis rue Saint-Maur et hop, ma rue sur la gauche. J’ai regardé sur une carte pour voir s’il y avait une quelconque transcendance sur les lieux… mais pas de déterminisme géométrique apparemment… En gros, si je veux avoir bien couvert la zone, mon prochain appart devra se trouver vers la place Voltaire (enfin elle s’appelle Léon Blum mais tout le monde l’appelle Voltaire).

J’ai scruté le chemin, isolé avec ma musique, à regarder chaque immeuble, chaque curiosité, j’ai pris quelques photos aussi, j’aime bien m’arrêter pour regarder une façade dont les sculptures sont particulièrement jolies, ou simplement une rue, un angle, un détail qui me charme. Et tout cela sous une douce chaleur printanière… Je n’étais pas du tout triste ou mélancolique, au contraire j’avançais avec un sourire aux lèvres. Content du parcours effectué, réellement et métaphoriquement.

De chez moi à chez moi à chez moi

Et puis, je rigolais en écoutant ce que me donnait la randomisation des chansons de mon lecteur mp3 à deux balles. Quelle ironie là par contre !

J’ai eu droit dans un ordre incroyable à ceci :

Daho & Danny – Comme un boomerang
Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L’amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A pleurer les larmes dingues
D’un corps que je t’avais donné

Jose Feliciano – My world is empty without you
My world is empty without you, babe
My world is empty without you, babe

And as I go my way alone,
I find it hard for me to carry on
I need your strength, I need your tender touch
I need the love, my dear, I miss so much

My world is empty without you, babe
My world is empty without you, babe

From this whole world, I try to hide my face
But from this loneliness, there’s no hiding place
Inside this cold and empty house I dwell
In darkness with memories I know so well

Luz Casal – Un Ano De Amor
Lo nuestro se acabo
Y te arrepentiras, de haberlo puesto fin
A un ano de amor
Si ahora tu te vas
Pronto descubriras
Que los dias son eternos y vacios sin mi

Y de noche, y de noche
Por no sentirte solo
Recordaras, nuestros dias felices
Recordaras, el sabor de mis besos
Y entenderas, en un solo momento
Que significa
Un ano de amor

Kim Carnes – Still hold on
I feel so lonely, when I’m with you.
I’m so lonely, when you’re gone.
I can’t live with you,
I can’t live without you.
But I still hold on.

12 Commentaires

  1. Vindiou !!! T’écoutes Luz Casal … Gentil Matoo, c’est tellement rare. Bon j’ai pas de mérite, ayant vécu en Espagne pendant longtemps j’ai découvert à l’age de 15 ans :help: ça ne me rajeuni pas tout ça …

  2. Problème grav(issim)e: tu as réussi à me coller dans la tête Luz Casal et Kim Carnes et je n’ai ni l’une ni l’autre dans mon iPod, grrrrr. Et c’est pas ici que je réussirais à les récupérer, re-grrrrr.

  3. Retracer un parcours et mettre ses états d’âme sur random : c’est de la bonne déambulation. Faudra que j’essaye à l’occasion… surtout avec les beaux jours qui arrivent.
    Cela dit, si on a les paroles des chansons, on n’a pas les photos qui illustrent l’anecdote… C’est dommage

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