Semelles de plomb

Dans la série « Famille américaine névrosée », ce livre de Molly Giles illustre parfaitement bien le thème et pourrait être le cas d’un symposium de psychanalystes. Néanmoins, un certain manque de rythme dans la narration finit par lasser. Arriver à la fin du bouquin fut plutôt fastidieux, et les personnages m’ont plutôt agacé qu’intrigué.

Le roman est centré autour de Kay qui est une femme de quarante ans, mariée avec un homme plus âgé, Neal, et plutôt insignifiant. Il ne la rend pas heureuse et est même parfois bien désagréable avec. Son père Francis l’a toujours rabaissé et jamais montré le moindre signe d’affection. Quant à sa mère, Ida, elle lui colle la culpabilité de tous ses malheurs depuis le jour même de sa naissance. Finalement, il n’y a que son fils, Nicky, qui l’aime et lui prouve, la seule personne du livre avec qui elle a des rapports sensibles et « normaux ». L’intrigue tourne autour de cette femme qui est déjà bien handicapée par sa famille, et dont on sent la gangue qui l’empêche d’avancer, et même pire, qui la conduit à s’aliéner de manière similaire à ses parents.

La mère, Ida, est un personnage très particulier qui est tout le temps malade, mais surtout qui tombe souvent ou se casse des membres (toujours plus ou moins à cause de Kay). Ensuite, elle attrape une gangrène et elle se fait couper des bouts. Oui, carrément ! Donc le bouquin commence, elle se fait couper sa seconde jambe et se retrouve cul-de-jatte sur un fauteuil roulant. Mais elle reste une femme extrêmement belle et enjôleuse, et le même bourreau pour sa fille compatissante.

Les différents protagonistes sont plutôt bien dépeints, et chaque caractère est travaillé pour donner toute crédibilité aux névroses qu’ils expriment. En cela, il est intéressant de les voir évoluer, mais où le bât blesse c’est que l’intrigue n’est pas plus palpitante que ça. Du coup, mon intérêt s’est vite émoussé, et je suis resté sur ma faim.

Semelles de plomb - Molly Giles

6 Commentaires

  1. Faut arrêter de lire tellement, t’es fou! tu vas finir par nous faire une overdose. A force de t’enfiler des pages et des pages tu vas te retrouver avec un bug cérébral, avec les yeux qui font gauche-droite-gauche-droite sans arrêt, tout exorbités comme ceux d’Amélie Nothomb… Je sais pas moi, euh… fait nous un post sur… euh… « comment mes collègues de boulot ont découvert ce qu’était un glory hole »… c’est pas mal ça comme idée, hein? j’ai déjà le titre, certes un peu passe-partout: « the hole » :langue:

  2. Pour le Matoo dévoreur de livre :book: , si tu as un p’tit creux, je te suggère le livre, si tu ne l’as pas déjà lu, de l’australien John Tittensor « La croisade de Carmody » (collection 10/18 – domaine étranger). C’est facile à lire, deux aller-retours te suffiront je pense, et très drôle! Enfin moi je n’avais pas autant rigoler en lisant un roman…En gros c’est l’histoire d’un fils qui part à la recherche du corps de sa mère morte qui a été enlevé par un groupe de nonnes lesbiennes car il provoque des miracles…

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