The Bourne Supremacy

Les traductions des titres sont tellement minables que je préfère rester sur les versions originales. Le problème quand on traduit comme ça des titres de film sans savoir qu’il va y avoir une suite, c’est qu’on peut avoir du mal ensuite à décliner la première traduction. Et étant donné que maintenant c’est une trilogie qui est prévue, dont les titres sont The Bourne Identity, The Bourne Supremacy et The Bourne Ultimatum (ne pas oublier le o, sinon c’est moins sérieux), et que le premier opus était « La mémoire dans la peau », ils nous ont pondu un chouette « La mort dans la peau ». Je n’ose même pas présager du titre du troisième épisode mais ça risque encore d’être un truc dans la peau. A croire que ce pauvre Matt Damon a des problèmes d’acné juvénile (trilogie française sponsorisée par Biactol ?).

J’avais beaucoup aimé le premier volet qui renouait pour moi avec le bon film d’espionnage, tout en gardant la qualité des films d’action américains « classiques ». L’intrigue était vraiment palpitante et Matt Damon endossait avec pas mal d’aplomb son rôle de petit minet en apparence, et tueur accrédité par la CIA en réalité. On a évidemment plus cette surprise dans le deuxième, et du coup, on est forcément pas ébahi de le voir décoller la tête des méchants, parler vingt langues et tuer avec une froideur professionnelle, le tout avec sa petite trombine de gentil garçon à qui on donnerait le bon dieu sans confession.

Et l’histoire de ce film-ci est un peu redondante, on fait porter le chapeau à Bourne pour une affaire où la CIA perd des hommes. Ainsi, Bourne est de nouveau menacé alors qu’il se la coule douce à Goa avec sa meuf (la Marie du premier). Trop pas sympas les mecs ! Et manque de pot, on le rate, mais la Marie, elle, elle meurt !! Alors Jason Bourne, il est tout colère, et il veut savoir pourquoi on le pourchasse, et surtout se venger.

Heureusement, l’action arrive et c’est toujours aussi beau et efficace. L’intrigue aussi prend un peu plus de consistance, même si elle ne finit pas par nous faire complètement adhérer au scénario (c’est bon le coup de l’amnésie, on avait déjà compris). On ne s’embête pas une minute, les combats sont superbes et les poursuites en voitures bien vertigineuses. Je reprocherais peut-être une caméra un peu trop rapide et épileptique qui donne parfois mal au coeur, mais surtout fait parfois perdre le fil de la scène.

A part ces quelques petits défauts, cela reste un excellent divertissement, un bon film d’action, qui n’est pas truffé de pubs ou d’hollywooderies éhontées, avec des plans superbes de Berlin et des acteurs qui tiennent vraiment la route. Par contre, de là à en faire un troisième…

The Bourne Supremacy - La mort dans la peau

10 Commentaires

  1. En ce qui concerne les livres les titres avaient déjà été traduits par « la mémoire dans la peau » et « la mort dans la peau », donc ça ne m’étonne pas trop qu’ils soient repris.

  2. Vu que le troisième livre est « La vengeance dans la peau », je pense que se sera aussi le titre du film. De plus, les titres anglais correspondent eux aussi aux titres originaux des oeuvres de Robert Ludlum, qui soit dit en passant sont « extremement » mieux que les films. Le premier opus suivait de loin (très loin) l’histoire du livre. Par contre le 2, que dire, c’est carrement autre chose. Ayant lu, les 3 livres, je dois dire que je suis décu par l’adaptation sinon je pense que cela reste un bon divertissement.

    Yann

  3. J’ai aimé, beaucoup, les plans sur Berlin, mais les plans sur Goa m’ont remplie d’une nostalgie qui méritait à elle seule le déplacement (je crois être la seule à avoir vu « The Bourne Supremacy » pour voir le marché couvert de Goa ;-))…

  4. Vu aujourd’hui dans une librairie New Yorkaise : The Bourne Legacy. Donc après The Bourne Identity, Supremacy et Ultimatum, Ludlum nous sort un 4èm opus. En feront-ils un film ? Prenons-nous les paris sur le titre français. « L’héritage dans la peau » serait le plus logique. Pas forcement le plus accrocheur…

  5. The bourne legacy n’est pas un livre de robert ludlum mais de Eric Van Lustbader. De toute maniere robert ludlum est mort en 2001. Il reprend juste les noms et le background de l’histoire.

  6. Je soupçonne les producteurs de ce film d’avoir travaillé en étroite collaboration avec la Vache qui rit, tant il m’a semblé évident, tout au long du film, que tout était fait pour évoquer les fameux apéricubes. Images subliminales oui, mais pendant près de deux heures, c’est un peu gros quand même, je suis révolté…

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