La planète des ieuves

J’ai eu un choc dès la salle d’embarquement. Il y en avait beaucoup trop, beaucoup plus que prévu. Des ieuves tout autour de moi… une moyenne d’âge de soixante-dix ans je dirais… Et ces gens qui me regardaient comme si j’étais l’ élément perturbateur de leur groupe de retraités du Languedoc. Comme si mon environnement s’était transmué, que j’étais rentré dans une dimension parallèle. Et puis, beaucoup plus de vieilles que de vieux, car c’est biologique, les hommes ne font pas de vieux os. Et ça papote et ça caquette, et ça me casse les bonbons à me faire changer de place parce que Ginette ne veut pas être au soleil, mais elle veut être à côté de Simone etc. Y’en a même une qui m’a demandé : « Mais qu’est-ce que vous faites là vous au fait ? ».

Une heure de retard… boaaa je m’y attendais, c’est ça les vols charter ! Mais les ieuves, ça ne leur plait pas et un groupe de chevelues dans des teintes bleutés, rosés et gris-perlée commandite un mâle de leur tribu pour aller grogronner à la française auprès de la célèbre compagnie aérienne avec laquelle j’ai eu l’honneur de voler : Blue Line (Quoi ???? Vous ne connaissez pas ?!). Evidemment, le pauvre mec de la compagnie n’y est pour rien, mais elles adorent pavoiser, ça les occupe. Il le voit et il répond donc par gentillesse à leurs assertions débiles.

Et j’ai beau scruté, je ne vois pas une personne de mon âge ou approchant, ou même une vieille tapiole perdue. Je n’ai pas aussitôt formulé cela en moi que j’aperçois une vieille hurlante décolorée dont le regard me darde de ses folles attentions. Aheum… Et puis, non tout de même, quelques temps avant d’embarquer, je remarque un gars… la trentaine, brun, potable… ooooh le sac Puma, le jean Energie, les lunettes Gucci à la main. Je crois que c’en est une ! Un matage réciproque avalise cela, et me rassure au moins un minimum sur la destination.

Nous prenons un bus pour aller vers l’appareil… un zingue improbable d’une compagnie italo-roumaine (si si). Et là, l’ex-casque d’Or, devenue casque bleu, qui clame qu’en plus c’est certainement un pilote italien. Je ne comprends pas trop le problème d’ailleurs, mais je devine à son ton que ce doit être péjoratif. Et elle rajoute « Tiens regardez le grand brun qui fait des moulinets avec ses mains, je suis sûre que c’est lui ! ». Et comme je commence à rire sous cape et qu’elle le voit, elle m’interpelle avec un sourire : « On pourrait avoir un pilote français tout de même ! ».

Là, je ne résiste pas plus longtemps, et je dis poliment avec toutes mes dents sorties en demi-lune : « Oh vous savez, le charter c’est le transport du pauvre, alors quand on a pas d’argent pour voyager correctement, on se contente de ce qu’on a. ». Elle a fait comme si je n’avais rien dit et s’est pressée vers la porte de sortie. Finalement, son bonhomme la rassure : « Oui mais c’est un Airbus quand même ! ».

L’avion atterrit à Mykonos trois heures plus tard, et je me rends compte qu’il repart ensuite pour Rhodes où la plupart des barbons vont aller (ouf !). Evidemment, la péroxydée, la brunette et moi, nous descendons. :mrgreen:

Plus fort que tout, un type avec une pancarte attend à la sortie de l’aéroport. Il y a deux noms : le mien et celui de la brunette. On va tous les deux au même hôtel (deux pauvresses). ;-)

11 Commentaires

  1. Merci de nous faire part du mépris qui vous caractérise …
    Vous etes bien seul et terriblement ennuyeux… je parviens a lire vos banalités,
    car j’imagine avec plaisir la somme des minaudages et des
    mises en scéne que vous devez imaginer pour camoufler votre voracité …Un cas
    d’école ce narcisse … :-) :boulet:

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