ECP au Japon

ECP pour Expérience Culinaire Périlleuse ! Les gens au boulot sont adorables, hier et aujourd’hui midi, je me suis fait balader dans des restos pour essayer des plats japonais. Hier midi, j’ai pris un assortiment de sashimis. Je me suis dit que c’était un truc que je connaissais en France, et que cela devrait me permettre de garder la tête haute. J’ai eu des félicitations pour ma dextérité avec les baguettes, et j’ai fait honneur en mangeant tout le plat. Le seul petit hic, c’est que les trois-quarts du bol étaient plein de bestioles que je déteste. Morceaux de poulpes, d’encornets, de seiches et autres machins de la mer que j’abhorre sincèrement dans ma bouche. Mais j’ai fait comme si de rien n’était, et je sentais le bout de tentacule avec ses ventouses dans ma bouche, et j’ai mâché ce truc caoutchouteux au possible, en faisant « hummm, very good ! Arigato ! ». Ce midi, j’ai voulu la jouer finement, j’ai décidé de tester des nouilles.

Rhalalalalala, comment c’est dur à bouffer ce machin là. Du coup, je m’en suis mis partout, et j’ai discrètement sorti un kleenex pour m’essuyer la bouche parce que ça giclait grave. Et j’ai dit « I’m ashamed, but I’m a pig ! ». Mon collègue Seiji a ri, et puis il m’a demandé si je n’étais pas dérangé s’il faisait du bruit en mangeant. Je lui ai répondu que pas du tout, que je savais que c’était une sorte de tradition pour eux, mais je lui ai avoué que je n’y arrivais vraiment pas. Avaler mes nouilles sans m’en mettre partout était déjà un sacré challenge, mais si en plus je devais bafouer 28 ans d’éducation parentale, où manger sa soupe en faisant « sluuuuuuuuuuuuurpp » était passible d’une exécution capitale, alors là, l’exercice était trop difficile. Donc nous avons transigé, j’ai mangé en silence mais salement, et Seiji a slurrrpé comme un tamanoir mais proprement.

Sinon ce soir… oh la gerbe que je trimbale. Ils m’ont fait la totale ce soir, et j’ai encore tout bouffé avec le sourire. J’en peux plus. Tofu, brochette de foie de poulet et deux spécialités… Mein gott, ils ont osé me dire que c’était le fin du fin : un truc qu’il ont appelé du « foie gras » de poisson, un machin gras et horrible au goût, hyper fort. Et l’ultime expérience : « fish testicles » qu’ils m’ont dit. Hein ?? Des burnes de poissons ? Eh bien, ça ressemble à des nouilles mal cuites, dans le genre coquillettes gluantes et laiteuses. J’ai juste dit : « Allez, en avant pour le gobage de couille », et j’ai ingurgité le machin. C’est passé, je ne sais pas si c’est l’habitude que j’ai retirée de mes expériences avec les homos sapiens sapiens, mais ce n’était pas si mauvais. :mrgreen:

Une autre expérience cul-inaire… hé hé notez le jeu de mot vachement fin, avec un japonais avec qui j’avais rendez-vous hier soir pour aller boire un verre dans un autre quartier de Tokyo : Roppongi. Mais bon c’est le quartier à gaijin (étrangers), donc pas super intéressant. Le mec était sympa mais on a vite tourné en rond vu qu’il ne parlait pas trop bien anglais (encore un). Il m’a proposé de me raccompagner à mon hôtel. J’avais bien compris l’allusion, en fait il voulait aller baiser. Arf.

Je n’avais pas super envie de m’envoyer en l’air, j’ai plutôt la tête ailleurs en ce moment, mais bon je ne me suis pas non plus fait prier. En outre, il était plutôt charmant cet italo-nippon, et assez doué. Donc une nuit câline et sexuelle avec lui m’a mis de bonne humeur pour une journée de labeur qui s’annonce bien chargée.

Et sinon, j’en prends plein la vue à Tokyo mais pas de photo vu que je n’ai que mon appareil numérique à deux balles qui ne fonctionne que la journée, et que la journée : je bosse ! Comme il fait nuit à 16h30, à part les jolis néons, il n’y a pas de photos qui décrivent correctement cette ville. En tout cas, c’est vraiment ce que je subodorais d’un point de vue urbain, et cela confirme le fait que je sois un vrai citadin dans l’âme. En effet, je me sens vraiment à l’aise dans cette mégalopole surpeuplée et surpolluée, bruyante et hostile, mais fascinante, attachante et troublante à bien des égards.

13 Commentaires

  1. Salut Matoo! Alors la, j’admire! :ok:
    Moi, a chaque fois que j’etais invite dans un restau select par mes amis au Japon, j’ai fracasse ma bonne education qui pourtant est franco-nippone pour ne pas avaler n’importe quoi!!!:censure:
    Eux ils adorent tout ce qui craque sous la dent sans forcement avoir de gout. Le principal si j’ai bien compris mon paternel, c’est la sensation. Et ben justement, STOP!:joker: Allez, courage!;-)
    Nobu

  2. Comment ça ? Tu as un appareil photo numérique qui ne prend que des photos en plein jour ?
    Je suis assez étonné que tu n’es pas pris un téléphone portable appareil photo, comme dans la pub pour cet équipementier télécom français (pas de marque dans les blogs : une leçon récente apprise de jeff). Tu aurais en plus pu, avant de partir, prendre des photos de fourchettes, de toilettes, etc. pour dialoguer par images interposées avec tes nouveaux amis japonais.

  3. Matoonet… C’est pas sérieux, c’t’histoire ! Economise un peu sur les condoms, et achète un appareil numérique digne de ce nom, nom d’diou ! Qu’on voit, un jour, à quoi ressemble la vie nocturne Matoonesque… Rhoooo… :pleure:

  4. tu devais avoir des supers bonnes notes en rédac’ au Collège toi ! quelle chance !
    et vraiment : bravo pour ta dextérité parce que moi les sashimis j’y vais à la grosse cuillère sinon j’y arrive pas …

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