Lost in suburbization

Vendredi soir, j’ai passé la soirée avec mon ch’tit Diego qui était de passage sur Paris. Nous avons tenté ce nouveau resto rue de Archives juste à côté de la Sogé… eurk. Le Star Cooker ou Star Cook ça s’appelle je crois. Eurk eurk. Le service était… bizarre, la bouffe était très moyenne, et les prix ont l’air modiques, mais finalement pas vraiment pour ce que c’est.

Ensuite, nous sommes allés boire un verre au Cox où j’ai halluciné sur l’état éthylique d’un jeune gars complètement défoncé. On aurait du lui remettre un prix rien que pour la manière illustre avec laquelle il s’est tenu debout pendant tant de temps. Et le pauvre, il cherchait, il cherchait grave, il a arpenté le bar pendant tout le temps où nous y étions. De long en large, il traversait les foules, il faisait tanguer son verre, tandis que l’on sentait que c’était le monde entier qui tanguait en lui. Il avait d’ailleurs un mal fou à garder les yeux ouverts. Tout ce que j’espère c’est qu’il est rentré sagement se pieuter par la suite, car on pourrait faire n’importe quoi d’un mec dans un état pareil d’ébriété.

Samedi, je suis rentré chez mes parents… humm nan je ne peux plus dire cela… chez anciennement ma grand-mère, qui a été chez mon oncle, nouvellement chez ma mère et où accessoirement mon père demeure jusqu’à ce qu’il intègre son propre appartement. Enfin bref, comme mon oncle a quitté la France il y a quelques heures pour rejoindre « définitivement » son boyfriend à Melbourne, ma môman avait organisé un repas d’au revoir qui se voulait un Noël avant l’heure pour son grand frangin qu’elle aime tant.

Je suis arrivé en avance à la gare, alors je suis allé faire un tour à la FNAC, et j’ai du alors traverser les « 3 Fontaines » qui est le nom du Centre Commercial de Cergy-Pontoise. Dieu que je le connais par coeur ce Centre Commercial, j’en ai arpenté tous les recoins depuis que je suis môme et pendant mes études. Et c’était racaille-land comme d’habitude, mais avec ce temps pourri, j’ai été saisi d’une drôle de langueur quand j’ai pénétré ce royaume de la consommation franchouillarde banlieusarde. Mein gott, ces stands made in Noyel qui vendent des horreurs telles que des bouteilles de parfum tarabiscotés et rococos, des machins en bois affreux, des gravures de mauvais goûts, des stylos à deux balles, des lampes en verre soufflées cheap etc. enfin que des bonnes idées pour que ma cousine me fasse un cadeau à la fin du mois (merci les 3 Fontaines, arf). Et c’est fou comme ce Centre Commercial est devenu le centre névralgique de la ville, c’est un drôle de symbole et un triste étendard. J’adore mon 95 et si je devais habiter en dehors de Paris, ce serait certainement à Osny (d’où je viens), mais je trouve que les choses ne vont vraiment pas en s’améliorant. Et je crache autant sur les parisianistes qui m’écoeurent avec leur dédain de la banlieue, de tout ce qui est en dehors de Lutèce en fait, et leur élitisme envers tout le monde. Je les trouve aussi tellement ridicules de demeurer dans leur vivarium bien clos, et de craindre ou mépriser tout ce qui en est extérieur. Décidément, j’ai le cul entre deux chaises. Manifestement !

Quand j’ai quitté la gare notamment, je suis passé par un raccourcis que je connais bien, et qui est un peu isolé. Je suis alors tombé sur un groupe de mecs qui m’ont cherché des noises. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas vécu un truc pareil, j’ai halluciné. Putain, pas chez moi ! Heureusement je m’en suis rapidement débarrassé, mais évidemment j’ai flippé.

La soirée de samedi a aussi vu son lot de frustrations et de freakeries familiales. Bon, je ne vais pas non plus complètement noircir le tableau. On a bien rigolé aussi, et j’ai passé quelques bons moments. Mais j’ai du encore garder mon calme quand mes cousines ont été descendues par leurs parents, et mon sang-froid quand mes oncles et tantes m’ont donné leurs opinions sur leurs voyages à l’étranger… brrr ce racisme ordinaire, cette manière si glauque et stupide de voir le tourisme, cette impossibilité de considérer les cultures étrangères comme simplement différentes de nous sans les taxer de qualificatifs péjoratifs (non on ne mange pas « mal » en Chine, oui c’est logique qu’on ne parle pas français en Afrique…). Rha là là, je suis de moins en moins enclin à pardonner et à prendre sur moi, ça craint.

Ma mère m’a achevé aujourd’hui en faisant un truc que je déteste. On est retourné au Centre Commercial car elle voulait acheter un petit cadeau pour mon oncle. Elle ne savait pas quoi acheter, donc on a tourné. Et puis, j’ai voulu lui montrer une montre qui me plaisait bien, une Diesel. Evidemment, un quart d’heure après on achetait une montre Diesel (elle n’a pas osé prendre le même modèle, mais c’était le plus approchant) pour mon oncle. Je ne peux même pas exprimer comme j’ai du cacher mon humeur plus que bougonne du moment.

Je suis complètement perdu avec ma famille. Je ne sais vraiment plus comment gérer tout cela. Je sais que j’en fais trop, que je devrais arrêter de me prendre la tête sur des peccadilles, et puis je n’ai ni l’impudence, ni l’arrogance de vouloir changer ces gens que j’aime. Mais je sens que je prends de plus en plus de distance, et cela me mine et me peine, car à chaque fois je m’en sens plus étranger. Je devrais peut-être un peu plus me focaliser sur les bons moments, mais j’ai tellement envie qu’on soit plus sur la même longueur d’onde, et j’ai tellement l’impression que mon raisonnement est simple, limpide et juste. Et voilà, je recommence… comment puis-je leur infliger ma propre vision de la vie ? Pfff. Bon, il faut peut-être que je me rende alors à l’évidence, ça ne va pas s’arranger. D’un autre côté, je vais éventuellement revenir la prochaine fois content et rasséréné, ça m’est aussi déjà arrivé. Allez, après tout, je suis un optimiste ! :mrgreen:

Heureusement, en rentrant ce soir, j’ai passé un petit bout de temps avec Olivier et un fringuant jeune homme « so cute ». De quoi se remettre un peu d’aplomb pour une nouvelle semaine de labeur… ;-)

51 Commentaires

  1. et voilà je trainais encore sur le net à une heure bien tardive lorsque je suis tombé sur ce site. première visite sur un blog. j’avais plus ou moins déjà entendu parler de ce genre de site mais ça me semblait être une simple dérive du net dans l’intimité des gens. résultat, ça va faire maintenant trois heures que je dérive dans l’intimité de « matoo », que je me délecte d’anecdotes tellement bien écrites et que je pénètre sans réelle invitation son univers, qui je dois le dire, me plait énormément. pensant aller me coucher je n’ai pu résister à l’envie d’écrire un message bien ennuyeux et basique, juste pour dire que j’ai passer un très bon moment… et que tu m’as l’air d’un garçon farouchement intéressant.. et more than cute :redface::redface::redface:!!!! je ne suis vraiment pas pour l’emploi facile de vocabulaire anglais en général, mais après plusieurs mois à l’étranger en erasmus, j’me suis dis qu’il n’y avait pas de meilleur mot pour décrire ce que je pense. tu m’as aussi rappelé combien j’aime les garçons de ton age:love: bon j’arrete les compliments parce que j’ai cru remarquer que tu n’y répondais généralement pas:hum: tout ça pour dire que t’es charmant, mais tellement charmant que je vais surement me lever finalement à la nuit tombée. j’attends avec impatience la suite de tes chroniques, mathieu.;;-):lol:

  2. Pour rebondir sur ce que tu dis sur la famille et sur la distance qui semble s’instaurer entre eux et toi, je pense que c’est une chose tout à fait normal. Cela fait partie de la rupture du cordon « familial » et cela peut durer longtemps… Le temps de se rendre compte de tout ce qui nous sépare de la famille, des choix de bie qui nous éloigne d’eux… Néanmoins je pense que tu trouveras le juste équilibre, tu finiras par ne plus te soucier de ces différences. La famille reste un refuge même lorsque l’on a quitté la horde. Il faut profiter du peu de temps que l’on passe avec elle pour retourner à ses sources, pour réaliser ce qu’elle nous a apportés… Nous sommes les oiseaux qui ont quitté le nid, qui n’y reviendrons pas sinon juste en passant, pour se souvenir et pour remercier…

  3. quelle inspiration pour stanoo ! Mais maintenant que j’y pense, j’ai bien l’impression que l’article de têtu a contribué à developper l’interêt pour les blogs. certes, le reseau est connu des initiés, ou de ceux qui comme moi ce sont balladés et sont finalement tombés sur des blogs comme celui (extra par ailleurs !) de matoo. Mais après l’article publié dans le tetu du mois précédent, j’ai entendu des discours du genre « s’il suffit d’avoir un blog pour être reconnu de la communauté homo, j’me lance ! » ou du style, « voilà un bon moyen de me faire connaître ». bon, ne leur jetons pas la pierre :langue: ça fait mal de un (humour =:boulet:) et de deux, on ne peut rien faire contre le phénomène de mode !mais pour ceux qui ne connaissait pas, je pense qu’ils vont fleurir bien vite sur la toile !!
    note perso : youpi, de nouvelles conquête !:rigole:

  4. qfthanos > Oui, les motivations qui mènent à la création d’un blog sont multiples, de même que les finalités de cette démarche. Attention, je ne sais pas si je vais être très clair dans mon espèce de tentative d’essai d’explication de ce que je pense.
    Chaque coup de projecteur sur les blogs popularise un peu plus le « phénomène ». Qui dit « phénomène de mode » dit forcément quelque part « imitation, tentative de surfer sur la vague », mais ça peut aussi aboutir à de la vraie création. La fabrication de quelque chose (musique, dessin, écriture) commence souvent par l’inspiration et l’envie donnée par une source extérieure qui peut servir de modèle ou de base de départ. Pour ma part, je préfère voir fleurir sur le web des blogs inspirés de gens comme Matoo plutôt que des Skyblogs, Funglogs, NRJ Blogs (à quand les FIP Blogs ou Radio Notre-Dame Blogs ^^), même si je n’ai absolument rien contre les albums-photos d’ados commentés en langage SMS, pas du tout du tout. Enfin, si, un peu quand même, mais bon, faut pas le dire ;0)… Pour le reste, c’est comme tout. On peut juger de la qualité d’une expression par l’impact qu’elle a sur les gens qui la reçoivent ou prennent le temps de se pencher dessus.
    Je ne sais pas si je suis très clair… :langue:

  5. Je vais vous avouer que je me suis lancer là-dedans sans vraiment connaître le phénomène (je sors peu de ma bulle)… C’est en discutant avec le Matoo, un matin que j’ai eu l’idée… C’est un peu mon papa en fait

  6. ok pr les infos !:langue: (je me sens misérable à être aussi jeune !!!
    mais bon, rassure toi, sur la photo, t’a l’air aussi d’un ptit jeunot :mrgreen:
    euhhh j’essaye  » ron-ronflex » :lol:

  7. hey ! j’ai à peine le temps d’écrir mes inepsie que fleurit un commentaire très interessant !
    mais, comme tu le dis, je suis moi même inspiré par matoo (ma muse :love: ) non, sérieusement, j’avoue que la lecture de son blog depuis 1an et demie, ajouté au fait que son histoire, ou plutot mon histoire resemble à la sienne, me pousse à me lancer sur le monde du blog. après tout, il vit ouvertement, il a la chance de s’assumer dans sa famille, son boulot, moi ça me rend malade de voir que je vis dans un petit monde étriqué. j’essaye donc de me prendre en mains (attention aux commentaires… c’est de ma vie dont je parle hein ???)
    je commence à m’assumer vraiment depuis quelque mois, j’ai commencé à le dire à mes proches. sur une dizaine de personnes, 3 m’ont tourné le dos.. mais définitivement. ça me fait vraiment souffrir de voir ça.. mais je me dis que si d’autres sont passés par là, alors je peux esperer moi aussi ! après tout, m’ouvrir m’a fait connaitre l’amour en quelques jours, ça a duré le temps que ça a duré, c’était merveilleux, ça restera à jamais un super souvenir.. j’arrête là, parce que je parle comme si j’étais sur mon blog, et mes histoires ne vont pas interesser les lecteur de matoo…
    d’ailleurs, tu ne le sais pas, mais je te le dis, merci matoo ! grâce à ton blog, j’ai de l’espoir !:-)

  8. « ajouté au fait que son histoire, ou plutot mon histoire resemble à la sienne »

    nan mais l’otre elle se prend pour qui oh ! C’est pas l’horoscope ici m’enfin. la vla en plein transfert !!!! ralala !!!! :eek::hum::-(:censure: et j’en passe :salut:

  9. couac ? plein transfert, non mais faut pas exagérer non plus ! je vous signale qu’on passe tous par une période difficile du je m’assume pas à je m’assume ! il se trouve que j’ai lu certain commentaire qui m’on fait comprendre que c’était juste une mauvaise passe. si j’avais dit que son histoire resemblait à la mienne, la se serait presomptueux ! je me permets pas une telle chose, parce que vous êtes les ainé ici, vous êtes censé être ceux qui êtes passé par là, ceux qui ont la gentillesse de se baisser vers les plus jeunes et de leur dire qu’il faut qu’ils se lance.alors mon histoire ou celle de matoo ou la votre, toutes ces histoires, elles sont uniques et pas comparables. mais elles forment des experiences qui peuvent donner de l’espoir. voilà, c’etait le quart d’heure « je suis obligé de me justifier pour ne pas etre lapider » !

  10. NdB (Note du Blogueur) : Mon petit gfhanos, SariMarien c’est mon ex que j’ai affublé exprès du gravatar avec le lance-flammes pour qu’on le reconnaisse bien. Donc ne t’inquiètes pas. :-) S’il s’est un peu échauffé, c’est parce que quand tu parles « histoire », il pense que tu évoques notre histoire à lui et à moi, ce qui n’était pas du tout sous-entendu pour moi dans ce que tu as écrit. :petard: (enfin je pense que c’est ça lol)

    En fait, ce SariMarien est un petit chou à la crème… enfin de temps en temps ! :gene: Mouaaarf.

  11. monsieur matoo, j’apprecie beaucoup votre blog, je suis americain a new york et vos ecrits m’aident a comprendre mieux le francais,
    la semaine derniere apres deux jours j’ai enfin compris la blague
    « calanques greques », donc je me permis de corriger votre faute en anglais, il n’y a pas un mot « suburbization », on dit
    « suburbanization » mais c’est trop academique, le meilleur choix est « lost in the suburbs » ( bien sur ca ne garde pas justement la forme syntactique de « lost in translation » )

  12. Ira ! ;-) C’est un simple jeu de mot, je savais bien que Suburbization n’existait pas. Il s’agit vraiment d’une bétise de ma part en jouant sur la manière dont on forme les substantifs en anglais, avec pour référence le film « lost in translation » (donc je voulais garder la même sonorité). Je pense qu’en effet ça parle pas mal aux français, tandis que la faute peut choquer des anglo-saxons. Quoique je fais souvent des entorses au français pour jouer avec les titres… ;-) Heureux de te lire en tout cas, merci.

  13. matoo> ok, ceci explique cela ! bon, j’ai crû que j’allai me consummer sur place avec autant de véhémence à mon égard !!!
    rassure toi, je ne me permettrai pas de comparer votre histoire à la mienne (d’abord je ne le conçois pas, et puis avant il faudrait que j’ai une relation aussi poussée que celle que vous avez eû, et…bref, plein de petites choses qui font que ce n’est pas près d’arriver..après ces nombreuses digressions, je repars le coeur sereins vers mes contrées poitevines,allez j’arrête de vous saouler :gene:

  14. Jmikiet po je sélectionne. faut que le meilleur pour le Mat. J’voudrais pas qu’ :censure: se fasse :censure: :censure: par le :censure: pour une pauvresse et que :censure::censure: :censure: ca se :censure: comme ca quoi !

    Jaret Jaret (Keith)

  15. Gfthanos> Le blog, une mode de « Têtu »? Merde, les blogs précédent cette chose en papier glacé depuis presqu’une décennie (sans compter les versions antérieures!)J’ai acheté « Gai pied » par solidarité. Je le parcourais à la lampe de poche sous les draps d’un lit d’internat. « Gai pied » aura-t-il pour autant motivé l’achat massif de lampes de poches ?. Non, je l’achetais parce que cet agraphage de papier mat devait promettre un avenir. Parce que ces formules communitaristes doivent exister dans l’absolu (et seulement l’absolu). J’achète « têtu » du bout des doigts au nom de ce même élan, idem pour « préférence Mag ». Mais je serre les dents à l’idée qu’on accorde au journal « cheveu péroxydé de quadragénaire dans une soupe de pré-pubères » (« têtu », donc) le pouvoir d’inventer une homosexualité ( soyez blogueurs, vous serez les ânons de « tête de mule »…). Je conteste l’amalgame. Le dénigrement opportuniste. Le manque de vision périphérique. Si tu lisais « Libération » tu n’auras pu louper la somme de papiers sur le sujet du web-carnet (mais peut-être ne lis-tu que « têtu » ?). Mais le nerf du sujet reste celui-ci : vouloir bloguer par transmission médiatique serait-il plus criticable qu’investir comme tout le monde dans un Pc pour mettre les pieds dans un nid à commentaires…?

  16. 36 commentaires avant moi et personne ne relève « elle voulait acheté » !!!

    maintenant que tu sers de Bled internationnal, va falloir être un peu plus académique Mat ! ;)

  17. jonas de dieppe > oh que non cher ami, je n’ai jamais supposé que tetu ait lancé la mode des blogs ! la preuve, nous étions là bien avant !! C’est juste que lorsque l’on focalise un sujet sur un évenement, alors tous ont tendance à se jeter de dessus..Je souhaite que la blogosphere ne soient pas envahi par tous ces incrédules, pétris d’esperance quant à ce qui est dit des blogs: un monde où les rencontres vont bon train…de toute façon, ils y auraient deux catégorie, en gros, d’individus. ceux qui se lasseront de ce moyen, la blogosphère s’épure d’elle même après tout…et ceux qui feront le choix de s’y installer, ayant découvert un moyen de diffusion génialissime, ce même monde que nous adorons.
    et rassure toi, je ne me limite pas à la lecture de têtu. mon champ d’interet ne se limite pas à la presse homosexuelle.. comme dirait un ami, c’est dommage de se confiner dans un « gaytto »… il faut voir plus large…

  18. Ghthanos > …En 3ème catégorie j’ajouterai ceux qui, quoique médaillés d’une relative ancienneté, confondent encore « chat [tshate] » et blog ! Bon rattrapage : l’endurance servira de peigne à pou.

  19. « je sens que je prends de plus en plus de distance, et cela me mine et me peine, car à chaque fois je m’en sens plus étranger »

    N’exprimes-tu pas là ce que ressentent au quotidien ceux que la sociologie désigne comme des « transfuges sociaux »? Entre-deux difficile à vivre entre ce que l’on est et d’où l’on vient.

    Bon courage

  20. alors, bad boy, comment t’es-tu (!) défait de la racaille ? j’suis curieux….c’est mon premier post ici, après quelques mois de fréquentation…..c’est un peu mon coming-out…..tout relatif….

  21. Ben disons que la lecture de ton post a coïncidé avec une de mes récentes lectures D4annie Ernaux qui aborde précisément la thamétique du « transfuge social » dans son oeuvre.

    C’est drôle de lire coup sur coup deux histoires personnelles, donc différentes mais pourtant si proches qu’elles expriment quelquechose d’universel.

    Sais-tu que tu aurais pu croiser Annie ernaux aux « 3 fontaines » ? Il me semble qu’elle traverse aussi cet espace un samedi dans « Journal du dehors »….

    J’prévois donc d’y aller faire un tour un jour! Le temple de la consommation semble curieusement si propice à l’introspection….

  22. Oui j’ai déjà lu du Ernaux justement parce qu’elle écrivait sur mon coin, motamment cette ligne de RER… arf.
    Arno> Eh bien, trois mecs m’ont entouré et un peu intimidé. J’ai un peu forcé et c’est passé. Je n’ai pas dit un mot, et j’ai fait ma tête de méchant, parfois ça marche. ;-)

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