11 : 14 Onze heure quatorze

Voilà l’exemple type du film qu’on peut voir comme un exercice de style intéressant, mais qui n’a pas beaucoup d’ambition. A la base pourtant, on est vite pris dans cette histoire un peu zarbe et intrigante, mais la fin retombe comme un flan, et quand on a compris le principe du film, son intérêt baisse exponentiellement.

Il s’agit de cinq séquences filmées de cinq points de vue différents, et qui racontent une étrange conjonction de destins et de personnes. Au début on ne comprend pas le lien entre chacun de ces courts-métrages mais dès le deuxième, se mettent en place les croisements des uns et des autres, et à la fin, la boucle est bouclée.

Tout commence par un accident de voiture à 11:14, ou en apparence, avec un type qui conduit sa bagnole plus ou moins bourré et qui percute une personne sur la route. Il essaie de fuir la police qui le rattrape… Mais en fait c’est beaucoup plus compliqué que cela, ce qu’il s’est passé à 11:14 dans le quartier, et cela implique un faux cambriolage (raté), un père un peu trop protecteur, un pénis coupé par la portière d’un van et un avortement en mal de financement. Tout un programme !

Ce n’est pas mal interprété, et on ne s’endort pas pendant le film, mais je n’ai pas non plus été complètement séduit. Un truc à mater en DVD un dimanche soir sur le canap…

11:14 Onze heures quatorze

8 Commentaires

  1. c’est vrai que le principe est sympa mais pas révolutionnaire. et puis dans ce genre de film j’ai généralement tendance à regretter qu’on ne suive pas plus l’histoire de tel ou tel personnage..:hum:

  2. ce film doit peut-être se classer dans ces films dits d’un nouveau genre, où l’on film d’une manière non conventionnelle, ou alors avec un style particulier. Ils cherchent à se démarquer.. c’est un film art&essai ???:help: parce que je n’en ai pas ntendu parler…et c’est pas fute de se pencher sur le monde du cinéma..après avoir trié et mis sur le côté les films étrangers (holywood,etc…) donc, j’attends la lumière de quelqu’un !:salut:

  3. Je ne suis pas complétement d’accord avec toi ! :mrgreen:
    En fait, au-delà de l’exercice de style (qui, même s’il fonctionne bien, relève un peu de l’esbrouffe, ou du morceau de bravoure, au choix), l’intérêt de ce film, qui souffre d’une programmation désastreuse (les distributeurs font n’importe quoi !), c’est que c’est un film de genre (et j’aime bien ça, moi :langue:). Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’un « teenage movie » déguisé en indie trash.
    Aucun respect de la « ligne éditoriale » dudit genre, si ce n’est l’excellent casting de « djeuns »(tous le monde est à contre-emploi, ou presque – Henry thomas, le petit Elliot dans « E.T », en twenty- something alcoolique,Rachael Leigh Cook de « She’s all that » en Bimbo de province !..), sans tomber dans le coté white-trash-pathos du film indé, labelisé « Sundance », mais avec une réelle volonté de montrer une tranche de vie du jeune ricain (et de son entourage : famille, girlfriend,flics…) à ses heures perdues (combler le vide du week end), ailleurs qu’au mall ou à la high school du coin.

    C’est pas de la socio, mais quand même un peu, c’est pas démago (mais l’alcool c’est pas bien !), c’est pas un drame (mais y a des morts), c’est pas une comédie (mais c’est pas dénué d’humour), c’est sans prétention (mais ça se la raconte un peu, stylistiquement). C’est un joli essai de cinéma (premier film).
    C’est moins virtuose que Gus Van Sant, je te l’accorde, mais il faut voir la suite…

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