Benjamin Gates et le trésor des Templiers

Je craignais le pire pour ce blockbuster made in Disney, oeuvre syncrétique assumée par tout le monde entre Indiana Jones et le Da Vinci Code, et finalement j’en suis sorti plutôt enchanté.

Mais vraiment c’est dingue comme ça fait penser au bouquin que j’ai récemment terminé, là sincèrement, les scénaristes ne peuvent en renier la paternité. Et Indiana Jones dans le personnage de Nicholas Cage aka Benjamin Gates est aussi limpide. Ce dernier est un chercheur de trésor mais plutôt monomaniaque, en effet il cherche le trésor des Templiers qui serait aux USA (dingueuuuuh) et dont la quête est une affaire de famille depuis des générations. En fait, depuis qu’un de ses ancêtres a reçu d’un des signataires de la Déclaration D’Indépendance, une mystérieuse phrase qui détient codée le secret de l’emplacement du trésor. Mais le père de Benjamin s’est lassé de ces énigmes qui ne font que donner jour à d’autres énigmes et d’autres pistes.

Mais la quête est précipitée lorsque Benjamin, son acolyte Riley (miam), et leur partenaire un peu louche Ian, mette la main sur une pipe en écume qui donne une autre énigme liée à la Déclaration en elle-même. Ian décide de jouer en solo, et Benjamin décide de voler la Déclaration avant lui.

Deux heures de course au trésor avec cryptages savants, décodages sherlockholmesques décoiffants et incroyablement doctes (enfin en surface seulement évidemment, car si on se penche sur toutes les références historiques, je pense que c’est à mourir de rire) avec des courses-poursuites, le FBI aux trousses, les méchants, les gentils, la belle Diane Kruger (très bien sur le coup)…

J’ai trouvé cela très efficace, bien ficelé et plaisant, malgré un début qui m’a fait peur. Le commencement du film sur les chapeaux de roues est vraiment trop « toc » et trop cousu de fil blanc. Mais heureusement, le film se détache un peu d’Indiana Jones et tente de trouver sa voie, avec un personnage qui se cherche un statut de héros, qui finalement tient la route, et une histoire qui essaie de poser sa philosophie (franc-maçonne). La bonne surprise vient aussi du second rôle classique « comique » qui est rarement drôle, mais cette fois ça fonctionne bien. Justin Bartha, le coéquipier de Benjamin Gates, est très marrant à maintes reprises, et il contribue à la touche d’humour qui rend le film tout à fait regardable.

Le scénario n’essaie pas non plus de trop se raccrocher aux branches historiques, et l’histoire passe donc assez bien. On finit par accepter avec plaisir la trame de ce film d’aventures bien classique et trépidant. Evidemment, on a droit aux codes cachés dans les objets du quotidien, aux illusions d’optiques, aux caches secrètes, aux tunnels souterrains, aux mécanismes antédiluviens en pierre, mais avec vérin hydraulique (au moins !), qui fonctionnent toujours très bien. ;-)

En tout cas, il est loin de détrôner Indiana Jones… ça c’est sûr, mais il se laisse voir avec un vrai plaisir.

Benjamin Gates et le trésor des Templiers

21 Commentaires

  1. :mur:C’est dans ces moments-là que je regrette de pas habiter à paris ou/et de ne pas avoir de boulot pour profiter de la carte UGC… Purée, si je pouvais… Je serai allé voir ce film et aussi « the grudge » et aussi … arf plein d’autres films, et pas que ceux que j’aime, juste pour m’ouvrir à d’autres genres… Mais bon voilà c’est pas le cas. Y aurait-il quelqu’un de gentil (trop) qui voudrait m’offrir la carte UGC pour 2005 ? MDR … (on sait jamais) (euh bon ok je sors)

  2. « Le scénario n’essaie pas non plus de trop se raccrocher aux branches historiques » >> C’est le moins qu’on puisse dire !
    Franchement… Le secret des templiers comme par hazard derrière la déclaration d’indépendance US ! Tout un symbole ! :-)

    Ce qui m’interesse le plus en fait, c’est de savoir quel est ton top 10 cinéma 2004. A qui va le label Matoo ?

  3. Pour continuer sur ce qu’à dit Motpheus : le trésor des templiers, c’est à dire des croisés aux Etats-Unis, c’est, en ce moment, du plus mauvais goût.
    Aujourd’hui, c’est la fête des chats alors bonne fête à Matto.

  4. ah ba la j’ai réussi … bon je vais donc réécrire mon commentaire de tout à l’heure ‘(que j’ai déjà tapé 3 fois alors à la fin j’avais copié le texte ;) )
    Pour être poussif, le début est poussif, et simplet aussi … (le nom Charlotte apparaissant au premier coup de pinceau … ca c’est de la chance!). Et puis le discours sur la déclaration d’indépendance plus grand momunment du Monde … bon … Ensuite on entre dedans. Heureusement. Mais où est passé Indy??

  5. Ca se laisse regarder, même si ça casse pas des briques (place un bon vieil Indiana Jones à coté, tu verras y pas photo)!

    Juste pour la blague, mon passage préféré : quand Nicolas Cage-Benjamin Franklin Gates fait remarquer à Diane Kruger qu’elle a un léger accent, et lui demande si elle n’a pas des origines hollandaises, et elle de répondre qu’elle est « née américaine » mais qu’elle a vécu pendant toute sa jeunesse en Europe !!! La parano des américains est telle qu’il faut ABSOLUMENT justifier la descendance d’une haute fonctionnaire de l’administration (fictionnelle), qui bien sur, se doit absolument d’être une bonne WASP !!! :boulet:

    Quand on sait que l’affirmative action (discrimination positive), lancée dans les années 80, fait qu’aujourd’hui les différentes ethnies existantes sur le sol américain, sont relativement bien représentées dans les entreprises, et dans l’administration en particulier (ce qui n’est pas vraiment le cas en France, à part dans le milieu hospitalier, et uniquement dans le corps infirmier !), on se dit qu’il y a quelque chose qui cloche dans l’idéologie « Bruckheimerienne » (Jerry Bruckheimer est le producteur-qui-s’investit-à-fond, de cette perle):mur:.

  6. Je confirme que les commentaires merdoyait ce matin…
    Je tentais d’y dire qu’un top 10 comme orpheus des films et bouquins 2004 serait en effet une bonne idée ;-)
    Pour ma part, en number waoune je place « Eternal Sunshine of the Spotless Mind », c’est de loin le film qui m’a le plus ému de l’année.
    Bon réveillon à tous.

  7. J’ai été effaré du succès de ce film quand j’étais aux USA en début de moi. C’est une histoire de patriotisme « à donf ». Je ne l’ai pas vu et j’avoue qu’yant vu la bande annonce en France avant mon départ, puis dans l’avion (United Airlines, américain, donc) et dans une salle aux USA, j’ai aussi trouvé intéressant la différence de traitement : non seulement parce que dans le titre original il y a bien sûr le terme « national », mais aussi parce qu’il y a une très mais alors très forte impression de nationalisme à outrance dans la bande annonce « vo » que je n’ai pas vue dans la version « vf » :)
    Ceci dit, comme je n’ai pas vu le film, je ne jugerai pas :)

  8. Ah mais c’est un film américain donc à la base c’est un nanard hollywoodien, après y’en a des plus regardables que d’autres. Et celui-ci, ça va encore.
    J’ai moi aussi tilté sur les montées lyriques un peu ridicules liées à la constitution, et sur les remarques quant à l’accent de Diane Kruger !! Clairement c’est encore un film « cocorico » du début à la fin (enfin plutôt « Cokledoodle doooooo »).

    Mais sérieux, c’est un chouette divertissement. Chympa chympa ! :ok:

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