Le Château ambulant

Voir un Miyazaki c’est toujours un voyage onirique garanti, encore une fois il ne déroge pas à cette merveilleuse règle. Ce film est une réussite complète pour moi. Comme dans pas mal de ces animes, tout démarre très concrètement et puis, comme dans Alice aux Pays des Merveilles, le héros bascule dans un monde où se révèlent des démons, des esprits, des sorcières etc.

Cette histoire abracadabrante commence par Sophie qui est modiste, elle croise par hasard un jeune et séduisant garçon dans une rue qui la sauve de plusieurs êtres étranges, sorte de démons de boue humanoïdes. Ces derniers sont à la solde de la Sorcière des Landes, et il en avait après le jeune homme qui est un magicien appelé Hauru. La sorcière jette alors un sort à Sophie et la fait devenir une vieille femme. Sophie, désespérée par ce sort, quitte la ville et tente de gagner les Landes pour retrouver la sorcière. Elle rencontre alors un épouvantail à tête de navet (qu’elle surnomme comme cela) qui la mène à un Château ambulant qui n’est autre que la demeure de Hauru. Incognito, Sophie se fait embaucher comme femme de ménage. Elle nourrit un béguin pour Hauru qu’elle a du mal à assumer à cause de ses complexes et de son manque de confiance (elle se croit laide).

Le Château ambulant est un amoncellement de bric-à-brac qui marche littéralement avec quatre pattes mécaniques et grâce à la force motrice de la vapeur, mais surtout il est motorisé par un démon que Hauru retient étrangement prisonnier. C’est un démon de feu qui se prénomme Calcifer. Sophie doit découvrir quel est le lien ténu et singulier entre lui et Hauru…

Et je zappe tous les personnages secondaires, il y en a une myriade et tous plus marrants les uns que les autres. On retrouve le genre de bestiaire fou et débile qu’on ne trouve que dans les films de Miyazaki. Cette homme a plus qu’une imagination fertile, il faut une vraie montée d’acide pour créer un univers pareil. C’est un mélange subtil entre des mondes européens, de la mythologie japonaise, des visions purement enfantines et une sacro-sainte histoire d’amour empêtrée de mauvais sorts et d’une guerre. Le personnage de Calcifer est extraordinaire, il fallait vraiment le faire de personnifier comme cela des flammes ! Et pour un démon, il est bien sympathique. Mais il y a aussi un vieux chien tuberculeux génial et encore d’autres trouvailles.

Les films de Miyazaki ont tendance à pas mal se ressembler, jusqu’au graphisme des personnages qui n’évolue pas beaucoup. On a aussi les petits personnages qui sont très similaires, par exemple le chien et la vieille sorcière sont assez identiques au duo comique dans Chihiro formé par le bébé transformé et l’espèce de bestiole qui vole. Mais il y a à chaque fois un souffle nouveau qui fait vibrer à l’unisson les cordes intimes et sentimentales du spectateur.

Je n’ai pas été aussi désorienté ou déçu que PH par les quelques raccourcis ou incohérences qui émaillent le récit. Mais en lisant ses remarques, je suis assez d’accord avec lui, et autant avec -N- qui y répond avec ses interprétations. On peut d’ailleurs chacun avoir la sienne. Cela ne me parait pas un problème majeur dans ce film là en tout cas. En fait, j’ai tellement été charmé par le film que j’ai tout gobé comme un môme. Et moi, quand y’a de l’amour.. partout, dedans et autour, j’aime bien. :mrgreen:

Le Château ambulant

16 Commentaires

  1. D’après ce que tu dis, ça ressemble un peu au voyage de Chihiro, genre l’héroïne se perd dans un lieu magique, foule de personnages, béguin pour un jeune et beau garçon… Je vais le voir demain matin, je vous dirai si je le trouve plus plat que les autres Miyazaki… :salut:

  2. En fait je trouve que la plupart des Miyazaki suivent des règles relativement identiques donc la redondance ne m’a jamais bien troublé. Je ne l’ai pas trouvé plus plat. Pour moi l’innovation réside dans l’histoire d’amour atypique, le complexe de l’héroïne (un simple manque de confiance en elle, elle se trouve laide… c’est rare dans un dessin animé ce genre de préoccupation !), son mauvais sort, Calcifer aussi et son lien avec le magicien, et puis le Château ambulant il tape sa mère !! :mrgreen: Toouuuuut ça !

    Et sinon, M., non les 20 dernières minutes ne m’ont même pas fait ièche… ;-)

  3. Moué, falice, Matoo, falice ! ;-)
    Toute façon, étant donnés tes derniers posts fantasmagoriques, témoins ou pas, tu sais très bien que tu as perdu en crédibilité auprès de tes lecteurs, gnarf aussi !! D’abord.

  4. Un miyazaki qui a l’apparence des précédents, la matière des précédents, l’odeur des précédents et plus d’incohérences que tous les précédents réunis et pourtant un goût renversant… Etrangement, si c’est le miyazaki auquel je reproche le plus de choses, c’est aussi un vrai coup de coeur!
    Le coeur a ses raisons, disait l’autre…
    :-)

  5. :love: ce film est une vrai perle de l’animation. des dessins léchés, une bande son aux tonalités vibrantes, qui ressemble étrangement à chihiro mais bon, c’est extra quand même !! bref, le coup de coeur de ce mois-ci ! :love:

  6. Je crois que l’histoire n’est, pour la première fois, pas de Miyasaki : il s’agirait d’une adaptation d’un roman d’une romancière anglaise (c’est ce que m’a raconté un pote).

    Information à vérifier mais ceci expliquerait peut-être un petit décalage avec les autres oeuvres de l’auteur (je n’ai pas encore vu cet animé mais j’irai le voir dès que possible). Vu le synopsis que tu présentes, Matoo, on dirait qu’il y a une similitude avec l’histoire de Chihiro : peut-être Miyazaki s’était inspiré du roman avant de faire « Chihiro » et, constatant le succès international (mais pas japonais) du fâmeux « Voyage », aurait fait l’adaptation du roman anglais originel ?

    Information à vérifier, cependant : je ne veux pas, non plus, contribuer à colporter des rumeurs. :book:

  7. Pourquoi je cherche pas sur Google, avant de poster, moi ?

    « Du Château de Hurle au Château ambulant

    En 1992, Archer’s Goon, un des romans de Diana Wynne Jones était adapté par la BBC en six épisodes de 25 minutes. L’écrivain déclarait alors « Je pense que, avec son décor unique qui ouvre sur des paysages multiples, Le Château de Hurle pourrait également se prêter au cinéma. Les techniciens en effets spéciaux font aujourd’hui de tels prodiges ! »
    Elle ne pouvait rêver meilleur adaptateur que Hayao Miyazaki. Les lecteurs du livre seront en effet frappés par les ressemblances entre les univers de ces deux artistes, malgré la distance qui sépare leurs pays d’origine. Miyazaki a forcément élagué dans le livre, trop touffu, mais il lui est resté fidèle. Pourtant, Le Château ambulant semble un « précipité » de tous ses films.
    Dès le début, le royaume d’opérette décrit par Diana Wynne Jones permet à Miyazaki de retrouver les décors baroques de Kiki la petite sorcière. Le cinéaste ajoute seulement toute une artillerie de machines volantes (comme dans Le Château dans le ciel) ou flottantes (comme dans Porco Rosso), afin d’insister sur les menaces de guerre (dans le livre, il est vaguement question d’un conflit avec deux royaumes voisins). »

    […]

    « Les recoupements sont parfois troublants : Hauru qui déprime se recouvre d’une glue verte qui évoque le monstre putride dont Chihiro doit faire la toilette. La scène est bien dans le livre, écrit pourtant en 1986. »

    […]

    Source : http://www.arte-tv.com/fr/cinema-fiction/Le_20cin_C3_A9ma_20d_27animation_20asiatique/Hayao_20Miyazaki/718270.html

  8. les visions fantasmagorigues de hayao miyasaki m’ont tjrs impréssionnées autant que pour leurs beautés graphiques que leurs hsitoires.. Mais le chateau ambulant m’as un peu déucu mm si g retrouvé les thèmes cher a miyasaki commelécologie, position contre la guerre, les créatures fantasmagoriques, les pitites bébettes..!!! je préfère les scénario plus grave de miyasaki comme porco rosso, princesse monohoké…. il m’as manqué des sentiments plus adultes, plus graves aussi, une psycologie des personnages un peu plus fouillées… et pûis je trouve que le chateau ambulant ressemble trop au titre du chateau dans le cile, on pourrait s’y méprendre.. le chateau dans le ciel, g pas trop aimé mais en revanche le voyage de chihiro je l’ai trouvé tres sympa, j’aime bcp les esprits qui prennent leurs bains!!! qui a vu le tombeau des lucioles du mm studio ghibli? il est fabuleus et térriblement tragique ce lui la…… hé marine, tu sera pas dans ma classe en 1 ere L 3 a paul valéry par pur hasard?? mdr je c que tu kiffe hauru!!!!

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