Ray

Je suis assez circonspect avec ce film, je lui trouve un tas de qualités mais aussi pas mal de défauts. Mais d’abord, s’il y a un élément saillant c’est dans la performance de Jamie Foxx. Il est terrible ! Vraiment je trouve qu’il a mérité sa récompense au Oscar, et il m’a bluffé du début à la fin.

Parlons-en du début… mouai… pendant la moitié du film j’ai eu l’impression de regarder des épisodes mis bout à bout de Hollywood Stories. Avec les quelques séquences de flash-back que je n’ai pas toujours trouvé très finement amené, et cette figure tutélaire de la mère qui aurait pu être plus habilement incorporé à l’histoire. Et du coup, le film pèche par un scénario qui s’étiole rapidement et se borne à raconter comme dans un résumé de Télé 7 jours : la vie-merveilleuse-et-tragique-du-génie tralala.

Mais il y a un truc dingue qui évidemment sauve tout. Cette musique !!! Ah là là ! Quand il enchaîne les tubes et qu’on écoute, qu’on voit, qu’on ressent, qu’on éprouve « en direct » ses interprétations, on succombe immédiatement. Je sais que c’est facile, que c’est la méthode la plus blafarde qui soit mais ça fonctionne incroyablement bien. Ces titres mythiques et géniaux m’ont fait dresser les poils sur les avant-bras et cela fait un bien fou.

Petit à petit, le scénario s’étoffe un peu, et on arrive à mieux percevoir l’envers du décor. Un décor pas si reluisant composé d’aventures extraconjugales assumées et surtout une assuétude à l’héroïne de plus en plus criante. Donc le film reprend un peu du poil de la bête, mais là encore cela manque de substance pour me conquérir complètement. On reste dans le superficiel et dans l’anecdote, alors qu’il y avait certainement matière à en faire un film plus intéressant.

Heureusement, encore et toujours, les moments musicaux viennent scander une réalisation plutôt pépère et conventionnelle pour donner du peps et un rythme endiablé durant ces séquences. En outre, j’ai malgré tout appris des choses sur la vie Ray Charles, que je connaissais surtout par les disques 33T de mes parents. Je perçois mieux ses influences, l’évolution de sa musique, et sa petite histoire « à l’américaine » dans l’art et le business. Donc pas une oeuvre majeure, mais un joli tribut à cet artiste talentueux, coriace et battant.

Ray

10 Commentaires

  1. Euuuh, lapsus, Matoo !
    Maintenant on sait dans quel bar on peut te voir… façade rouge… peu de cheveux sur les crânes :langue:
    Et Jamie « Cox » était effectivement époustouflant.

  2. désolé, je lis ton blog depuis longtemps mais ne suis jamais intervenu. Mais là, je ne suis pas très content, le terme de tribut employé dans le sens dont tu parles est un horrible franglais. En français ce mot n’a pas du tout un sens positif si ce n’est dans une acception vieillie d’hommage amoureux. Eventuellement dans ce sens, mais je pense plutôt (sans te manquer de respect) que tu t’es laissé aller au franglais;

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