ArteRadio : témoignage d’un prostitué

Déjà allez donc voir, enfin surtout écouter, et peut-être découvrir ce site qui, en plus d’être superbe et à l’ergonomie soigné, propose une mine d’or de reportages audios en tout genre.

On m’a fait gentiment parvenir ce lien où j’ai pu écouter une mini-interview d’un étudiant de 22 ans qui milite à Act-Up et fait la teupu pour mettre du beurre dans les épinards.

Evidemment, ce n’est pas le témoignage d’un esclave sexuel qui gagne 100 balles pour une passe et qui bosse au bois avant de se faire taper par un mac. C’est plutôt la version, belle plante maraisienne qui couche pour 200 euros, et trouve cela plus facile pour elle que de faire un job étudiant. Donc, au moins on n’a pas à le plaindre ou bien à trouver là une de ces histoires tristes de la vie (et de 80% des articles du Parisien). Par contre, cela m’effraie de l’entendre prôner la reconnaissance du travailleur sexuel. Je ne nie pas l’existence de la prostitution, et je trouve injuste que la société vilipende ainsi des citoyens et citoyennes qu’elle veut bien ponctionner pour le bien commun, et dont la fonction parait aussi importante qu’elle doit restée cachée et tacite.

Moi je suis contre la prostitution. Foncièrement contre. Je pense que cela devrait être interdit, tout court. Je crois que personne ne devrait pouvoir faire commerce de son corps et de ses faveurs sexuelles. Malgré ces quelques exemples de prostitution bien vécue, même si je suis persuadé que dans le fond cela ne doit pas être si bien vécu que cela, je pense à toutes les souffrances engendrées par cette engeance de l’humanité et surtout des hommes puisque c’est de cela dont il s’agit (à priori ce sont tout de même les bonhommes les coupables dans l’histoire).

Et pourtant ça a l’air d’être une constante inextricable de nos sociétés… c’est désespérant.

Ce que j’entends surtout de ce témoignage, c’est celui d’un garçon de 22 ans qui avoue n’avoir jamais aimé personne.

37 Commentaires

  1. Encore une pauvresse de 22 ans qui va être « toute perdue » quelques années plus tard……..Pour la reconnaissance de la pintaderie, c’est gagné en tout cas !

  2. Coucher pour une promotion, c’est se prostituer ?:doute:
    Si c’est un choix, et si la personne a les épaules assez forte, je ne suis pas persuadé qu’elle devienne forcément perdue et qu’elle n’ait jamais connu l’amour…
    Par contre, c’est vrai que c’est quand même un truc de mec ! Disons que les femmes sont plus fines et intelligentes pour le dissimuler (ex : Cléopâtre)
    PS : a priori et non « à priori »..!! (Tu la fais souvent celle-là.)

  3. « je ne sais pas ce que c’est que l’amour »
    Et beh, une chose est certaine, c’est que d’ici quelques années, il va faire la fortune d’un psy… Y a (déjà) du boulot et ça ne va pas aller en s’arrangeant.
    C’est pas très joyeux tout ça !

  4. Mmm… A l’écoute de ce reportage, je ne peux que concourir avec Matoo pour dire que dans l’absolu, la prostitution ne devrait pas exister :hum: Mais dans un contexte un peu plus humain et réel, il y absolument impossible de l’empêcher puisqu’il y aura toujours des déséquilibres de pouvoirs (monétaire, hiérarchique,… marital!?) et des besoins à assouvir (manger, se loger,…). La seule différence entre l’exploitation « raisonnée » de ces besoins et l’esclavage, c’est la « volonté » des personnes dans le besoin de recourir à cet expédient-là. A bien y réfléchir, est-ce que se lever tous les jours pour aller au travail et fournir une « prestation de travail » n’est pas une forme de prostitution? On ne se lève pas forcément de gaieté de coeur à 8h du mat’ pour jouer le béni-oui-oui de son chef qui fait de même avec le sien (Je vous rassure, à ce compte, même le PDG se prostitue à ses actionnaires). A ce titre donc, la revendication de Thierry, l’interviewé, de faire reconnaître socialement son « métier » n’est que conclusion logique. :roll:

    (NOTA 1: je parle bien ici de la prostitution pour soi et non pas de l’esclavage sexuel où un mac prendrait son pourcentage sur les gains de sa (ses) gagneuses.)
    (NOTA 2: mmmh… si le travail est une forme de prostitution; peut-on filer la métaphore en ajoutant que l’Etat, qui nous accorde une protection (police) en échange d’un prélèvement OBLIGATOIRE (impôts) se comporte en proxénète!?)

    Bien sûr que ce métier marque, comme tous les métiers. Demandez donc aux ouvriers de l’industrie de l’amiante si aucun métier ne laisse de séquelles ne serait-ce psychologiques. Il est clair qu’un métier qui ne fonctionne que sur sa belle petite gueule est aussi limité dans le temps, mais la durée d’un boulot de déménageur doit bien quelquepart être fonction de sa masse musculaire non?

    Maintenant, quant à ce qu’il ressent émotionnellement, c’est autre chose. S’il parvient à un bon équilibre personnel, c’est déjà très bien. Quant à savoir s’il a aimé, aime ou aimera, comme il dit: « Qui peut savoir les sentiments des autres? », qui peut comparer deux sentiments? L’amour est-il uniquement ce que les films hollywoodiens ou les romans Harlequin nous décrivent? On peut éprouver des sentiments pour autrui… Est-ce de l’amour? Aime-je le Matoo d’amour alors que ne l’ai vu qu’une fois et que nos échanges sont principalement électroniques?

    C’est quoi l’Amour? Vaste question :doute:

    Mais bon, je ne fais que :blah: sans apporter de réponse… alors :joker: et bonne journée à tou(te)s qui auront eu le courage de me lire jusqu’au bout…

    Pensivement,
    Dragon.Jade ;-D

  5. Ah oui, du coup je suis en train d’écouter d’autre trucs sur le site. C’est très sympathique comme idée. Merci pour la découverte! :ok:

    Remerciements,
    Dragon.Jade ;-D

  6. Dragon.Jade> Ta comparaison entre se prostituer et avoir un boulot est trop « métaphorique » pour moi. J’estime que donner son corps et son sexe pour de l’argent et un truc qui fout en l’air la vie des gens. C’est tout.

    Margondin> Coucher pour une promotion c’est aussi de la prostitution en quelque sorte mais ce n’est pas un métier, donc ce n’est pas du tout la même chose. Tu peux faire certains choix à certains moments de ta vie qui n’engagent que toi.

    Mais regarde, si un pédé suçait son boss pour trouver un taf, il pourrait facilement s’en vanter, en parler à ses potes en rigolant, en parler sur son blog en se gargarisant (pas de jeu de mot… arf), enfin l’assumer car c’est un mec. Si une femme faisait cela, bien évidemment elle n’en parlerait jamais, ne l’assumerait pas auprès de quiconque, car on lui dirait qu’elle est une pute. Bizarrement, cela reste une insulte très forte depuis Mathusalem alors que c’est soi-disant selon la plupart des gens un métier respectable. Pouah. C’est à gerber cette hypocrisie.

    Le sexe marchandé comme cela n’est qu’un instrument de pouvoir des hommes sur les femmes… le sexe pour de l’argent, le sexe pour un job… C’est aussi pour cela que l’exemple de la promotion canapé ne fonctionne pas pour les mecs. Il faut reconnaitre que les femmes subissent toujours le joug des hommes.

  7. Bin … pour le statut, y a pas de raison! On ne les oublie pas lorsqu’elle doivent payer leurs impots, dont ce serait la moindre des choses! Mais, en général, ce statut est pris par des filles qui font ça sans mac! En « profession libérale », en quelque sorte…! :gne:

  8. Addendum : D’ailleurs je connais plein de pédé qui sont allés faire le tapin une nuit juste pour le fantasme. Et ça m’aurait bien fait kiffer moi aussi, si je n’étais pas si peureux. Tout cela n’est pas du tout comparable à une « vocation professionnelle ».

  9. Bon ben tant pis, je vais pas me faire des amis, mais moi je suis d’un avis totalement contraire à Matoo sur ce sujet là…
    Je suis totalement pour la liberté de la prostitution, (au moins masculine, celle que j’ai pu approcher avec AIDES) tout du moins dans nos riches contrées (à ne pas confondre avec l’esclavagisme sexuel du tiers-monde) à la condition essentielle que celà soit un choix personnel, pour son propre compte bien sûr, et que celà ne soit pas dû à la nécéssité de survivre.
    En quoi louer son corps serait forcément un truc qui fout la vie en l’air ? Tu as connu des travailleurs du sexe ? tu en as parlé avec eux? C’est de leur commun avis que tu en tires cette généralité?

    Ils répondent à un besoin, ils permettent a des individus « trop vieux » « trop laids » « trop tout ce que la dinde maraisienne rejette » d’avoir un minimum de sexualité « normale ». C’est sans doute mieux que de les retrouver aigris frustrés agressifs voire violeurs…ou baisant bareback avec des jeunes provinciaux innocents fraichement débarqués à Paris et connaissant leur première nuit de défonce a l’exta…(vu IRL)

  10. C’est Sylvain Gire :salut:, le « patron » d’arteradio.com, qui va être content d’avoir gagné autant de nouveaux auditeurs !!! :ok:

  11. J’ai une forte tendance à penser comme Matoo. Question d’éducation peut-être.

    Mais je suis trop souvent ébranlé dans mes convictions. Pour moi, se prostituer, tourner dans des films pornos ou encore avorter sont, par principe, inconcevables. Si ces deux premiers faits me sont inconnus, ils m’intiment pourtant le même sentiment que l’avortement. J’ai une amie qui a avorté et, malgré mes convictions, jamais je ne pourrai lui en vouloir. Les sentiments sont souvent un bon remède contre l’intégrisme.

    Engeoler les prostitué(e)s ne me semble pas le meilleur moyen de les protéger ou leur venir en aide. Si on légifère, c’est obligatoirement ce qui se produira.

    Si tout le monde pouvait gagner correctement sa vie, les seul(e)s prostitué(e)s sur le marché seraient les nymphomanes. (comme le gars de l’interview)

  12. Mmmouais, mon Matoo (vous permettez que j’use de ce possessif?), juste quelques remarques: :doute:

    « J’estime que donner son corps et son sexe pour de l’argent est un truc qui fout en l’air la vie des gens. C’est tout. »

    Qu’est-ce qui fout la vie en l’air, le fait de se prostituer (SSR bien entendu) ou le regard de la société sur les gens qui se prostitue?
    Juste pour dresser un parallèle: Qu’est-ce qui pousse des jeunes homos à se suicider, le fait d’être homo ou le regard de la société sur les homos?
    Bien entendu, comparaison n’est pas raison. Je ne suis simplement pas convaincu que la prostitution per se est le motif direct du « foutage en l’air » de la vie de celles ou ceux qui s’y adonnent.

    Just my two cents,

    Répondant,
    Dragon.Jade ;-D

  13. Mon dragounet, ta remarque est tout à fait valide, mais je pense que se prostituer n’est pas seulement destructeur par le regard de la société. Déjà il s’agit d’un milieu de pègre, dans l’absolu je crois que ce n’est pas bon pour son propre équilibre sexuel et affectif (et donc je pense que cela doit être impossible d’avoir une vie sexuelle et affective en dehors de son « boulot »), et puis tu imagines bien que ça peut se faire quand on est jeune, bien portant et pas trop décati, mais jusqu’à la retraite ? Tu vois les vieilles teupus de châtelet, ça ne fait pas envie…

    Didier> Pour moi ce n’est vraiment pas une question d’éducation vu que je ne suis pas sur la même longueur d’onde que mes parents à ce sujet, que je suis pour l’avortement (carrément même) et que les films pornos ne sont pas une activité que je trouve si choquante (sauf que dans les faits, cela ressemble parfois à de la prostitution avec des pratiques scandaleuses, et que l’image de la femme en prend un sacré coup).

    Pour moi c’est juste la souffrance immense de ces gens qui me révulse, et qu’on essaie de passer sous couvert.

  14. Interdisons la prostitution, pour leur bien. Et le porno, pour leur bien. Et la cigarette et l’alcool, pour leur bien. Et les MacDo et les bonbons, pour leur bien. Et l’homosexualité, ou au moins le Marais, pour leur bien, parce que c’est un milieu vachement destructeur, quand même, ça me paraît évident. Et le sexe en dehors du mariage, pour leur bien, parce que ça amène que des ennuis. Et la pensée, pour leur bien, pour des raisons évidentes. Et la liberté individuelle, pour leur bien, pour les mêmes raisons évidentes.

    De quel droit tu décides de ce qui est bien pour les gens ? Le fait qu’un militant anti-avortement soit d’accord avec toi, ça te met pas la puce à l’oreille ?

  15. Le meilleur moyen de statuer serait de foutre une balise argos au Q
    du jeune prostitué et de revenir vers lui dans 10 ans voir son parcours…..
    Personnellement, je trouve ca bien triste si jeune.

  16. Garoo> Je suis bien d’accord avec toi, du moins sur cette facette apparente de la prostitution qui est de disposer de son propre corps. Mais ce qui me trouble c’est que j’ai l’impression que la plupart du temps c’est de l’exploitation pure et simple, une exploitation de la misère et de la pauvreté d’autrui, et principalement des femmes. Des femmes qui sont attirées par là par des proxénètes aussi habiles que cruels et profiteurs, des femmes qui démunies ne voient plus que cela pour survivre, des femmes qui sont vendues telles de la chair et souvent africaines ou de l’est, des femmes qui subissent viols, violences, extorsions, rapports non protégés et non consentis, des femmes qui sont des trans qui n’ont que cette possibilité pour gagner leur vie etc.

    Tu vois c’est pour cela que je fais la différence avec l’homosexualité par exemple, ou bien même l’avortement, puisque ce que je dénonce c’est le rapport à l’argent qui mène à l’exploitation. Ensuite, je crois qu’on ne peut pas faire ça toute sa vie… forcément. Et qu’au final cela doit rendre les gens malheureux, car c’est un frein à la quête amoureuse et l’épanouissement. Mais quand je dis cela, je vois bien qu’on pourrait remplacer la prostitution par autre chose (et notamment l’homosexualité). Je pense surtout que ceux qui se prostituent sont toujours les plus malheureux et les plus démunis. Ce n’est pas un choix de vie délibéré, ce n’est pas une voie d’orientation. Je veux bien que ce soit une passade ou une conception anti-conformiste d’un moment, mais je trouve ça vraiment triste, et j’ai l’impression que c’est ce qui ressort du parcours de ces personnes.

    Mais je comprends bien ton discours et j’y souscris en partie, c’est pourquoi je reste circonspect. Mon propre avis réac sur la question me pose aussi des problèmes de conscience figures-toi !! (si si) Et merci donc d’avoir aussi exprimé ce que je ressens, et mes propres contradictions (même si tu me prends pour un teubé congénital quand tu l’exprimes mais ce n’est pas grave, j’ai l’habitude).

    La prostitution peut-elle être selon toi un choix de métier délibéré ? ‘tain je ne peux pas y croire… L’exemple du type là l’est bien sûr, mais je n’y vois qu’un jeune mec qui est paumé. Bref, je m’interroge, mais j’ai vu tellement de souffrances, de douleurs et d’exploitation liés à cela que je fais mon réac ouai ! L’homosexualité ou l’avortement sont des choix délibérés pour se sentir en accord avec soi et ses principes, pour son bonheur et celui d’autrui etc. Je n’arrive pas à intégrer la prostitution dans ce genre de réflexion.

  17. Il est étudiant, militant Act-Up, capable d’expliquer pendant une demi-heure à la télé pourquoi ça ne le gêne pas de se prostituer, clairement et intelligemment, il est tout sauf paumé.
    Ce sont les bien-pensants qui ne sont jamais allés sur le terrain qui disent que la prostitution volontaire n’existe pas. Le problème, c’est le proxénétisme, pas la prostitution ; et la seule raison pour laquelle les deux inséparables est qu’on ne cherche pas à les séparer, que les pouvoirs publics, et en particulier la majorité des flics, considèrent que la prostitution dans son ensemble est un fléau qu’il faut éradiquer, plutôt que de se concentrer sur l’élimination des réseaux de proxénètes.
    Parce que, forcément, si on cherche à éliminer prostitution et proxénétisme ensemble, vu que la prostitution ne pourra jamais disparaître, l’ensemble est voué à l’échec.

  18. Oups! Afin de rassurer tout le monde, je ne m’enchaîne pas aux portes des hôpitaux où se pratiquent les avortement ni je ne trucide les toubibs qui opèrent… Désolé d’avoir fait l’amalgame…
    :gene:

  19. l’homosexualité, un «choix délibéré» Matoo ? :eek: Pour ma part, je suis sur la même longueur d’onde que Garoo, d’autant plus que je connais bien le zozo en question. Je trouve bien plus avilissant d’être soumis à la volonté d’un connard de patron dans une usine ou dans n’importe quelle entreprise que de se faire payer pour baiser. Dans le second cas, au moins, tu as le contrôle de ta destinée. Bien sûr, tu vends ta bite et ton cul, mais dans le premier cas, tu finis par vendre ton âme, ce n’est pas mieux. Le sexe n’est pas plus sacré que le reste. Faire la pute rend peut-être malheureux, mais passer sa vie dans une usine aussi. Sauf que dans le premier cas, tu es en plus considéré comme la lie de la société et tu trouves toujours des gens pour te dire ce que tu devrais faire avec ton corps.

  20. C’est une question qui ne va pas de soi et qui fait énormément controverse. Je conserve l’intime conviction que beaucoup de prostitués et de prostituées sont d’abord des victimes de la prostitution, mais il n’y a pas de réponse simpliste à leur apporter comme le serait la prohibition (qui a pour effet essentiel de clandestiniser davantage l’activité, donc de rendre la situation des prostitué-e-s plus vulnérable, en particulier vis-à-vis des proxénètes).

    L’enquête codirigée par Janine Mossuz-Lavau et Marie-Élisabeth Handman, récemment publiée, est fort intéressante sur le sujet. La prostitution à Paris. (Non, je ne touche pas un centime pour la pub).

  21. Je prends systématiquement la défense des putes lorsqu’on commence à faire un peu trop de blagues vaseuses à mon goût sur leur compte. Après tout, si elles sont là, c’est qu' »on » a besoin d’elles: solitude physique, morale, ou mecs pervers, je ne sais pas. Sans faire autant de provoc que Matoo à déjeuner le midi, je sors de temps en temps « Finalement, il n’y a pas de différence entre les putes et les femmes au foyers: elles font des boulots indispensables et sont méprisées ». (Je n’ajoute pas qu’il vaut mieux être pute, au moins on ne fait pas le ménage, mais enfin…) En général, ça calme les bons pères de famille autour de la table.

    Ce que je ne comprend pas, ce ne sont pas les prostitué(e)s. Ça, je peux comprendre, au moins un peu, ou vaguement. Ce que je ne comprends pas, ce sont les clients: comment arrivent-ils à baiser (avec) quelqu’un en sachant que ce quelqu’un n’en a pas envie? Je sais, c’est très naïf. (On voit tt de suite que je suis à mille lieues de comprendre le viol…) Je comprends tout à fait qu’entre deux personnes qui se connaissent, cela puisse se produire: on n’en a pas envie, on dit oui par gentillesse, par lassitude, par tendresse, etc (cf par analogie la typologie du fuckbuddy de Matoo). Mais payer qq’un pour qu’il vous prête son corps qq instants? Je vois bien le fantasme, mais je n’arrive pas à accepter qu’il puisse être plus fort que la conscience qu’il y a « quelqu’un » dans ce corps qu’on loue.

  22. Heureusement que tu fais une rétrospective, Matoo, parce qu’en avril j’avais lu ton post, j’étais allé sur le site d’ArteRadio mais j’avais omis d’écouter le reportage. Moi ça ne me choque pas. Il faut dire aussi que je pense que Thierry est bien dans sa tête, qu’il sait ce qu’il fait. Et aussi qu’il a beaucoup de charme, je trouve, quand on l’écoute et encore plus quand on le rencontre.

  23. Je viens de tomber sur tous ces messages dont beaucoup parlent de moi. Un an après les faits, je lis tout ça et je trouve assez violent que certaines personnes continuent de me considérer comme une victime qui va mal finir avec des séquelles psychologiques et ce genre de conneries. C’est triste de voir que la parole d’une pute est toujours mise en doute parce qu’elle ne correspond pas au schéma pauvre fille/victime qu’on se fait. Oui c’est vrai je ne cherche pas à à être en couple et je me fais une conception de l’amour différente que mariage/fidélité et compagnie. Le montage de mes propos vous donne l’impression que je suis un handicapé affectif et ça arrange pas mal d’entre vous de penser qu’une pute n’est pas capable d’aimer ou d’être aimé. Je voulais simplement dire que je ne vis pas l’amour tel qu’on nous l’inculque à la manière hétérote/tradi pour résumer. Je vais bien je suis heureux, j’ai des amants qui m’aiment, et j’aurai envie de vous dire merde parce que je n’ai pas à me justifier comme vous n’avez pas à vous justifier d’avoir vécu l’amour ou pas alors que vous faites des boulots de cons. Qu’est ce que vous voulez que je vous dise si vous n’êtes pas capables de comprendre ce qu’est la libre disposition de son corps, que vous n’arrivez pas à distinguer le désir du consentement ? Je pensais pourtant que la notion de service était répandu dans notre communauté mais peut être suis je le seul à baiser par Internet ou en backroom parmi nous ? Quelle est la si grande différence entre vous et moi à part qu’en plus ça me rapporte de l’argent ? Comme si ça ne vous étiez jamais arrivé de baiser avec n’importe qui ou juste pour rendre service à un ami, d’être excité par rapport à un contexte, un trip particulier et pas tant par le physique de la personne en tant que tel. Bref, essayez de parler avec des putes avant de dire n’importe quoi.
    BIZ
    http://www.lesputes.org

  24. je suis enfin contente de trouver une personne qui a les meme idées que moi Merci
    XIII.
    Car moi aussi je bosse (vitrine) et j’en ai marre d’entedre tj les memes genres un couple,
    deux hommes ou plus etc……
    Et il ya un nombre de participant enorme et ca alors vous en pensez quoi ?? Et tout les clubs échangistes le nombrrd a donblé quatruplez en quelques années c’est bien fréquenté par des couples des hommes seuls ou femmes seul mais ca on en parle pas ne me dite pas que vous ne savez pas se qu’ils y font.
    Tout le monde baise avec tout le monde et personne ne critique quel es la différence entre se faire plusieurs mecs sous le regard exité de son mari et moi qui fait la meme choses mais de ma propre inu-itiative et pas pour faire plaisir a mon mec car je suis certain que bon ombe de femmes n’aiment pas plus que cela allez la pire déteste en son malade mais le font par amour qui dite moi de nous deux moi je fait ca car je l’ai décider et que cela me permert de vivre je le fait pour moi et ces femmes qui le font par contrainte pour rien du tout??
    Alors je reprend les mots ci dessus ET JE VOUDRAI une bonne fois pour toute que l’on mette tout les personnes dans le meme sac. Et que l’on arrete de nous prendre pour des pauvres femmes, des ames perdues, exploitées battue drogué par leur mac et humiliées par ses hommes (clients) qui vont les voir. Car c’est a cause de se genre de clichés (feuilltons télévisé) que certaines personnes ont de nous les filles libre qu’on nous enlever le pain de la bouche.
    Malgres que bcp de filles sont maltraité des filles de l’est souvent tres jeunes je n’en doute pas une seconde que se n’est oas du tout un cliché mais une réalité que nous devons nous aussi avoir le meme statut qu’elles il faut pas mélanger les choses et le contextes qui est totalement différents.
    Essayer de changer les mentalité pourquoi les féministes se sont battus pour avoir la liberté de l’avortementse donc de son corp mais elles sont les 1er a critiquer les prostitué et vouloir leur enlever le droit de disposer de leur coRP.
    En tout cas moi je suis d’accord avec toi et lorsque je répond dans un forum et bien c’est fou mais j’ai identiquement le meme raisonnement que toi.
    Cela conforte encore plus ton raisonement qui dis qu’il ne faut pas parler sans connaitre et qu’il faut pas parler a la place de quelqu’un sans avoir vécu cela.
    Mais je suis tres contente de remarquer que je ne suis pas seul a penser cela. Merci IXX
    certaines autres remarques que j’ai lu montre bien l’intolerence et la facilité que certaines personnes ont de juger sans connaitre. Un manque de tolérence.

  25. C’est incroyable tout ce foutoir que vous mélangez avec le sexe. Pourquoi l’acte sexuel devrait *forcément* avoir un impact sentimental ? Pourquoi se soumettre au désir d’un autre reviendrait à se soumettre tout entier à l’autre ?

    Et pourquoi vendre son corps serait l’avilir ? Un peintre vend ses toiles : l’avilit-il pour autant ? Une pute qui vend son corps librement fait preuve d’une confiance en elle, d’une assurance époustouflante ! Pour ma part, j’en serai incapable : j’aurais bien tôt l’impression de tromper mon client sur la marchandise :-)

    Bravo Sylvia, super Thierry, je suis de tout coeur avec vous !

  26. Deux ans + tard, je suis toujours pute. Je vais toujours bien. Toujours pas de traumatisme psychologique grave. Et pire ça va en faire chier certains mais je me suis trouvé un mari alors que je le cherchais pas du tout. Et il m’accepte comme je suis, lui. Ciao

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Petite opération antispam à résoudre : * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

:bye: 
:good: 
:negative:  
:scratch: 
:wacko:  
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose:   
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail:   
:-(     
:unsure:  
;-)  
 
Partages