Money

Je n’ai pas de thune en ce moment. Rien de catastrophique mais bon, cela m’inquiète toujours un peu. J’ai un petit découvert de rien qui va vite être comblé par mon prochain salaire, mais j’ai petit à petit puisé dans mes maigres économies, et je me sens un peu vulnérable. Evidemment, ce que je ressens est complètement disproportionné par rapport à la situation bien concrète dans laquelle je me trouve. Je sais bien que cela ira mieux lorsque je toucherai mon prochain salaire et une somme supplémentaire (intéressement).

Mais du coup, je me dis qu’il faut que je fasse quelques efforts, notamment sur les sorties et les restos. Je sais que j’ai un mode de vie parisien qui fait ressembler mon budget au tonneau des Danaïdes, et il faut juste que je sois un tantinet plus raisonnable ces prochaines semaines. Du coup, samedi soir je devais sortir aux Crazyvores avec mes potes et j’ai préféré annuler. Dans l’absolu, ce n’est pas tant une question d’argent puisque ce ne sont pas quinze euros qui font la différence, mais je suis dans un tel état d’esprit que je me serais senti coupable d’y aller.

J’ai vraiment un drôle de rapport à l’argent, et surtout au manque d’argent, et je pense que c’est une chose qui est directement liée à mon éducation. Je ne viens pas d’un milieu aisé, et j’ai toujours eu cette pensée instinctive que je pouvais devenir SDF en trois semaines. Je viens d’une famille qui a toujours craint le chômage (à raison) et qui a toujours eu du mal à joindre les deux bouts, et du coup j’ai une sorte de peur panique irrationnelle lorsque je sens que j’ai un petit souci financier. Bien sûr, depuis que j’ai conscience de cela, je le gère beaucoup mieux, mais de temps à autre, cela me reprend.

Beaucoup de mes amis viennent de familles plutôt bourges ou aisées, et en effet, leur éduction et leur expérience de la vie leur a appris qu’on s’en sort toujours, que jamais ils n’ont eu à avoir peur de l’avenir, et que la thune est un truc qui jaillit presque spontanément. Du coup, un découvert les laisse plutôt stoïque, et perdre un job n’est qu’une étape dans sa vie professionnelle. Moi, je me reconnais plutôt dans le personnage de Jugnot dans « Une époque formidable », et quand je l’avais vu à l’époque, cela m’avait vraiment foutu les jetons. Je reste persuadé, et certainement de manière bien exagérée (car j’ai une famille, même si elle n’est pas un soutien financier), que je pourrais facilement sombrer dans la misère si je n’y prends pas garde.

Ainsi, j’ai été pris d’une angoisse il y a quelques jours, qui va assez loin pour m’avoir fait oublier jusque mon code confidentiel de consultation de mon compte sur le net. J’étais en train de faire un virement, et je devais retaper ce code que j’ai purement et simplement oublié alors que je l’avais tapé dix minutes avant pour me loguer dans le système (j’ai d’ailleurs bloquer mon compte du coup). Par conséquence, j’ai préféré ne pas sortir samedi soir, et en me flagellant ainsi comme cela, je me sens un peu moins coupable de mes négligences.

Car, il y a aussi cette facette que je ne dois pas éluder. Il s’agit du fait que je ne gagne pas trop mal ma vie par rapport à mes parents ou à mes cousins et cousines, et que j’ai des problèmes de thunes qui sont seulement liés à des dépenses pour des loisirs mal gérées. Je développe alors une sorte de culpabilité toute judéo-chrétienne pour un budget mal administré. La bonne blague ! :mrgreen:

Bon, vivement que cela se tasse, et que je puisse redevenir un bon gros pédé parigot dépensier. :-)

33 Commentaires

  1. Money makes the world go around ! Money ! Money ! Money !
    Je pense que tu as raison. J’ai toujours flambé l’argent, car il était considéré comme vulgaire, et le dépenser futilement comme le signe d’une appartenance sociale élevée. Je dépense donc sans compter. Mon banquier me déteste, mais je le méprise. Mon découvert bancaire : normal mon salaire je pense. Mes relevé de compte je ne les ouvre jamais. mes consultations internet de mon compte juste pour vérifier si mon salaire est bien tombé à la bonne date et encore… Donc courage ! pour l’instant, jeprépare mes vacances et un reportage au Maroc, naturellement, j’avance tous les frais. L’argent n’est qu’un moyen pas une fin. Je sais, je peux être odieux.

  2. :redface: J’ai honte: Comment fait-on pour être gay et vivre à Paris sans être un « un bon gros pédé parigot dépensier » qui fait fonctionner les boîtes de nuit et tourner la pédéconomie locale? :mur: Moi j’y parviens pas!!!!!! :help: Quelqu’un peut me tendre la main pour m’aider à dépenser mon salaire?

    Ironiquement,
    Dragon.Jade ;-D

  3. en bon pd alsacien kn je sors en boite ou dans des bars, je reparts avec seulement une boisson de consommé (max 2 si la première est offerte:mrgreen:) sinon je cours au chiote pour m’abreuver de cette délicieuse au tiede:boulet:.
    sinon j’ai jamais eu de découvert car depuis tout petit j’ai jamais eu bcp de fric et suis comptable donc 2 bonnes raisons de bien gèrer son fric.
    Si tu veux, je peux t’aider à gèrer ton magot matto:langue:

  4. Same guilt, same fear !
    L’éducation a énormément à voir dans l’histoire (mais on est plutôt content d’avoir été « bien élevé », non ?)…
    :croa::pompom::dodo:

  5. c’est marrant j’ai les mêmes angoisses que toi Matoo…

    je crois que venir d’un milieu aisé donne une aisance naturelle, en fait quand on vient de la bourgeoisie on ne se pose même pas la question…c’est d’ailleurs visible de manière infinitésimale lorsqu’on observe avec attention certains comportements…

    mais au moins, avoir ces angoisses là fait qu’on n’oublie jamais nos origines modestes…

  6. Hé le petiots, faut garder les bourses au frais !!! La chute sociale qui fait passer un individu complêtement intégré dans un tissu social au stade de gros clodo sous les tunnel des Halles, c’est juste un script de film : c’est rarissime. C’est encore plus triste que ça : y a un déterminisme incroyable dans la pauvreté (la vraie, pas celle qui fait que je peux pas m’acheter plus d’un dvd par mois ou que j’ai pas de machine à expresso dans la cuisine…c’est ça la paupérisation française)

  7. C’est dingue ce qu’on croise dans la rue comme script de film alors ! :o/ Il a bon dos, je pense, le déterminisme !

    Rassure-toi, Matoo, t’es pas tout seul ! Ca fait 20 ans et plus que l’angoisse de l’argent – ou d’en manquer, je ne sais – me met à découvert. Les témoignages ci-dessus me font chaud au coeur. Reste à savoir s’il y a un rapport avec la gayttitude ?

  8. Au moins quand on n’a plus de fric on n’a plus peur de le perdre!!Et pis on a une bonne raison d’en vouloir « plus »!!J’en ai marre d’être radine (et de pas être homo,ni dépensière, ni parisien/ne….:croa: )heu….pas avare en bisous par contre [les homos ont de plus belles fesses que les hétéros grrrrr:-( ]

  9. En Ragondinie et Loutrinie réunies, l’argent ne se gère pas : il se dilapide en lotions boueuses pour faire briller le poil !
    Bon, j’ai aussi un très mauvais rapport à l’argent ; la théorie de Margondin : si je meurs écrasé demain par une vulgaire moto-crottes estampillée « Marie de Paris », j’aurais au moins eu le plaisir de dépenser mon argent aujourd’hui en loisirs (et autre)..! :gne:

  10. Tres, tres bien d’aborder le sujet. Contrairement a ce que tu as l’air de croire je pense qu’on est tous plus ou moins passes par la malgre nos origines sociales, sauf qu’on n’a pas forcement ton courage pour le dire.

    Tu n’est ni nevrose, alcoolique ou drogue, ton boulot semble t’interesser et plus il est evident que tes neurones sont agiles (pour notre plus grand plaisir). Donc le scenario d’un Matoo au poil terne mendiant quelques piecettes dans une porte cochere releve plus probablement du fantasme que de l’analyse de risque objective. En plus, te mettre en jachere en attendant la fin du mois est une reaction tres saines (et il y a plein de trucs interessants a nous raconter sur la jachere!)

    Deep breath, no panic.

    Surtout prends le temps de reflechir serieusement a ton rapport a l’argent et a son role dans ta vie d’homo pedeconomique, aujourd’hui et dans le futur.

  11. Deviens la nouvelle star et tu n’auras plus ce genre de probleme :pompom:

    Perso je pense que l’argent c’est fait pour en profiter pas pour l’admirer, ceci étant je suis effectivement d’une famille noble bourgeoise n’ayant jamais connu d’autre difficulté que de choisir entre biarritz et deauville
    :ben:

    effectivement cela entraine un certain recul sur la notion d’argent, que certains pourraient croire d’inconscient, mais cela à au moins le mérite de me faire penser que l’argent n’est qu’un moyen et non pas une fin :blah: même si malgrès tout il bien plus facile de penser cela lorsqu’on a grandit avec un panier persé toujours remplit qu’avec un panier solide mais vide.

  12. Ooooh merde… et moi qui venait de te proposer d’aller au Point Virgule pour aller voir « Willy » (le fol du Fou du Roi sur Inter). In petto en moi même, je crois donc devoir me décerner :boulet:
    Bon, Matoo l’invit’ tiens toujours; à la limite je peux faire un Matoothon…mais au fait ne serait ce pas plutôt ton non-anniversaire aujourd’hui ? Mais siiiii: tu as le droit alors à un cadeau !!!
    Comme quoi, j’ai toujours trouvé des solutions quand j’étais dans la même situation que toi…au pire je piquais dans la tirelire de ma soeur (à 6 ans, elle n’avait pas de gros besoin matériel. Ok, Shame On Me :gene:

  13. Je ne voudrais pas jouer les trouble-fêtes (c’est faux : j’adoooore jouer les trouble-fêtes) mais… j’avoue que je ne comprends pas certains des propos exprimés dans les commentaires. Ou plutôt si : je les comprends (je crois ?) mais je ne comprends pas qu’on puisse en être admiratif.

    Oui, no problem, la vie est belle, tout finit comme dans un conte de . fées. Si l’argent vient à manquer, ce n’est que passager. Les dégringolades sociales, ça n’existe pas dans la réalité (et, d’ailleurs, ma bonne dame, j’ai ouï dire que c’était les fainéants qui se retrouvaient à la rue – si, si, je vous assure !). Les plans sociaux et les licenciements ? Bah, c’est pour les autres, ceux qui ne sont pas aptes. Non, la réalité, c’est que plus nous consommons, plus nous sommes. Parce que notre société fait que « avoir » c’est « être ». Alors consommons joyeusement pour les loisirs, flambons, dépensons, craquons, consommons et existons !

    Pardonnez-moi mais c’est sans doute mon origine modeste, ou mon côté gauchiste, ou mon côté méfiant vis-à-vis du consumérisme (malgré mon côté geek qui bave devant un PDA à 850 euros parce qu’il a un lecteur d’emprunte digitale intégré, c’est pas méga-top-de-ouf’, ça ?). Mais une chose est claire, à mon sens : ce n’est pas en claquant des doigts que l’argent tombe.

    Alors, évidemment, il y aura toujours des ménages plus aisés que d’autres. Et, comme le dit jean-sébastien, une paupérisation des classes moyennes.

    Oui. Sauf que le nombre de ménages qui se retrouvent dans la merde parce que vivant au-dessus de leurs moyens est hallucinant. Sauf que le nombre de ménages étant victimes de surendettement est hallucinant. Sauf que ce n’est pas pour rien qu’une loi en urgence a été formulée (votée ?) sur la faillite personnelle.

    Sauf que l’hyper-consumérisme et le manque d’humilité vis-à-vis de l’argent est la porte ouverte à l’habitude de l’endettement. On peut très bien se retrouver dans la merde, même quand on est d’un niveau aisé (à condition de ne pas avoir papa et maman pour manger les fins de mois : c’est un petit peu facile, vous ne trouvez pas ?).

    Vivre sur son découvert, puis vivre sur un crédit (« un petit crédit à la consommation, c’est pas grand chose, qu’est-ce que 1500 euros, après tout ? »), puis vivre criblé de dettes, c’est une habitude qui se prend très vite.

    En ce sens, désolé de jouer les trouble-fêtes, mais j’adhère aux propos de Matoo sans y toucher un iota, et cela ne sera pas moi qui relativiserai ses paroles en lui disant de ne pas stresser pour quelque chose qui n’existe pas. Au contraire, sa réaction est saine.

    En fait, je soupçonne certains ici de draguer le Matoo pour lui plaire en essayant d’endormir ses angoisses. C’est mal, ce que vous faîtes, les gens ! :langue:

  14. Vivre au dessus de ses moyens on le remarque pas (soi-même) par contre une fois à découvert, c’est sur que c’est toujours une claque. Mais bon si tu veux vraiment faire rentré du cash, rends ton blog payant par AlloPass, mets des bandeaux de pub 1024x768px et du Google AdsWord dans tes RSS, une fois que tes visiteurs ont absorbé un quota mini de pub alors tu leur fourni UN billet :ok:

  15. slt matt, pour ma part je suis tres content que tu puisses culpabiliser un peu a ce sujet la car imagine toi qu’a l’epoque ou nous avons ete furtivement ensemble tu avais deja les memes propos et moi j’etais jeune travailleur o:)) et quand tu m’avais dit ton salaire j’ai hallucine et je me suis dit « putain il gagne presque 3 fois ce que je fais par mois et il y arrive pas? » enfin bref franchement tu seras pas ce que sera demain donc si j’ai juste un pt’it conseil a te donner fait un peu attention et economise legerement, regarde moi je travaillais en suisse et je gagnais pas loin de 30 000 FF par mois, et bah maintenant je gagne 8200FF par mois (:eek:)… mais comme j’ai economise ca va un peu pres….. allez bises matt

  16. Je ne suis qu’une fille, et même pas parisienne, et ne gagne pas des masses (alloc de formation pendant les 3 ans que durent la preparation à mon DE). Pourtant, je devrais pouvoir economiser plus que je n’arrive déjà péniblement sur mon Codevi pourri, si j’avais un autre rythme de vie… Mais non, c’est plus fort que moi…
    Le petit découvert fin de mois, dans les trois-quatre derniers jours d’avant la « rentrée pecuniere », c’est quasi une fois sur deux…
    M’enfous…
    Une fois sous terre, on en aura plus rien à faire des euros qui dorment sur un compte en banque, alors profitons!

  17. Charly> Mon loulou, comme j’ai supprimé le commentaire 17 qui était du spam, donc la liste s’est réorganisée, et le commentaire 18 est devenu le 17 etc. Donc tu étais un 18, devenu 17… No offense. ;-)

  18. Facile d’avoir du mépris pour l’argent quand les découverts sont comblés systématiquement par les géniteurs, qu’on ait 20, 30 ou 40 balais, voire davantage.
    Certes, le fric est un moyen et non une fin… mais c’est une liberté d’action aussi… une tranquillité d’esprit… Matoo, qui me connaît assez bien, sait que je sors à peine de l’angoisse de la boîte aux lettres… j’entends par là les commandements d’huissier, les relances diverses et variées pour impayés, l’avis d’expulsion… Bref, une expérience qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi…
    :eek:

  19. J’ai une double origine : très grand bourgeoise du côté de ma mère et ouvrière/bonne à tout faire femme de ménage du côté de mon père. Et bien, il n’y a aucune différence des deux côtés ! Les deux sont des épargnants fanatiques qui ne vont jamais au restaurant ni au cinéma et vont en vacances dans une maison de famille. La seule différence est que du côté de ma mère, on passe les WE à lire en silence et on ne dit jamais rien qui est un caratère personnel. Du côté de mon père, on passe le WE à discuter avec la télé qui hurle en bruit de fond.

    Du coup, j’ai mis longtemps à ne pas économiser 80% de mon salaire minimum … C’est quand j’ai réalisé que j’avais plus de 50 fois mes dépenses annuelles en économie que j’ai compris que j’avais obtenu une indépendance financière qui me permettait de ne plus épargner et éventuellement de ne plus travailler et de continuer à vivre de la même façon jusqu’à la perte d’autonomie. J’ai même économisé pour une maison de retraite à 3000 euros par mois pendant 30 ans s qui est un véritable palace aux caraïbes … ! Mon premier effort a été de me forcer à prendre un café au café (d’abord au comptoir) puis même en salle. Enfin, je n’hésite plus à consommer dans le marais et lieux de perdition (tout en veillant à ne jamais dépenser plus an un an qu’1/40 de mes économies de manière à ne jamais les entamer en volume).

  20. Du coup, je te conseille d’économiser dans la moyenne des français soit 15% de ton revenu. Par ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi des cadres intelligents se dévouent corps et âmes à leur entreprise et si peu à leur prospérité personnelle. A part les fonctions de conseil et de banque d’affaires, éventuellement de commercial, les rémunérations des cadres tournent autour de 50/100 K euros brut ce qui ne permet pas de se constituer un patrimoine (100 m2 à Paris coûtent environ 500 K euros, il faut économiser 15% de 80 K euros pendant 30 ans placés à 2% net pour avoir cela !). Il serait beaucoup plus intéressant d’utiliser un peu de son intelligence pour produire un peu de VA pour soi. Même si 90% des cadres ne produisent rien du tout (à part de la politique, c’est pour cela que les cours montent quand on licencie), quelqu’un avec un certain bon sens comme toi devrait trouver un moyen de s’enrichir directement. Le travail de cadre sup est un divertissement pour fils de riches qui savent inconsciemment qu’ils vont hériter de centaines de milliers d’euros et qui n’ont pas besoin d’être prévoyants. Il y a de nombreux petits profs qui commencent avec un petit appartement à Paris payé par papa maman, puis il y a les dons de 45 K euros par grand parents non taxés régulièrement, puis les donations anticipées puis les usufruits puis les héritages. Si bien que surtout à Paris, une très grande partie de la population ne tire pas son niveau de vie de son travail mais du patrimoine et des espérances sur le patrimoine familial. Il faut faire très attention à cela quand on issue d’un milieu modeste parce que c’est un leurre très puissant : nous sommes dans une société qui met en avant l’égalité en droit et le mérite personnel alors que la société est fondée sur la corporation et les privilèges. Donc cadre sup dynamique dans le privé d’origine modeste = faire très attention aux duperies …

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