Langue de dèpe

Le midi on déconne plutôt bien avec mes collègues mecs et nanas, et en général je suis celui dont le langage est le plus… délié, dirons-nous ! J’ai toujours été comme cela, ou du moins depuis que je suis sorti de ma chrysalide, et je n’ai jamais ma langue dans ma poche. Je prends parfois sur moi d’ailleurs pour ne pas paraître le moins du monde embarrassé.

Il me semble que c’est un trait relativement répandu chez les pédés. Cela expliquerait d’ailleurs facilement que certaines réunions de pédales se concluent par des joutes verbales qui rivalisent de gauloiseries. Les hétéros conservent une bienséance qu’ils quittent rarement, et surtout ils gardent une certaine tempérance dans les rapports mixtes. Une femme ne doit pas user d’un certain langage devant un homme, et réciproquement si un type ne veut pas passer pour un rustre, il doit se maîtriser.

Du coup, un après-midi de pédales qui regardent Casimir, cela donne les interprétations les plus vicieuses sur les plus innocentes productions du PAF. Mais vraiment, c’est vrai que dimanche : la Noireaude avait un comportement très lesbien avec Blanchette, deux bonshommes (je ne connais pas le titre) en pâte à modeler cherchaient à s’enfoncer un balai dans le cul pour se déguiser en vache, un drôle de personnage avec des bosses incongrues et turgescentes etc. Et au final, nous avons mis à jour le glossaire en latin des pratiques sexuelles originales du Vatican, histoire de leur donner un coup de main (d’ailleurs fist-fucking se dit : pugnus in angustam viam).

Au boulot, cela commence Souvent par une conversation toute simple, et petit à petit la surenchère nous gagne. Or, je n’ai aucun problème à conclure par un mot ou une expression bien grivoise, à laquelle tout le monde pense mais que personne ne prononce. Et même si mes collègues sont largement habitués, j’arrive encore à les électriser de temps en temps. ;-) Il faut dire que je ne recule devant aucune énormité, et que je me moque allègrement du public alentour (notamment de gentes habitants et habitantes de Saint-Cloud, hé hé hé).

Il y a quelques temps le midi, on discutait avec mes collègues de l’importance de prendre son pied avec son homme (ou sa femme pour les mâles hétéros qui nous liraient). Ne me demandez pas comment on en est arrivé là, souvent ça part de complètement autre chose. Or, Naïri et Vanessa sont deux jeunes femmes mariées qui avaient l’air d’être d’accord avec moi sur le sujet. Cela sous-entendait donc qu’elles étaient pleinement satisfaites de leurs maris (et moi du mien, arf !). Nous étions donc partis sur un colloque bien égrillard avec quelques pointes graveleuses. Mes comparses pensaient qu’ils étaient largement au niveau de ma langue de dèpe.

Et voilà que je m’exclame : « Ouai mais bon, après tout, une fois que t’as baisé cinquante fois avec un mec, bon ben c’est bon, tu sais ce que c’est. C’est vrai quoi ! Un mec est super beau, il a une bonne teube, c’est le coup du siècle. Tu te fais sauter, c’est cool. Mais au bout de vingt fois, t’en as fait le tour après tout. Ou alors, il faut commencer à varier les plaisirs, à pimenter un peu le cul, ou même pour certains, à mettre en place d’autres règles dans la relation. ».

Aheum… silence éloquent.

Et Philippe qui rajoute : « Je pense qu’elles en sont à la quarantième et quelques fois, tu viens de casser leurs idéaux ! ».

PS : Aujourd’hui, Philippe, alors que les filles regardaient de plus près le motif de son jean, s’est exclamé : « Hey mais vous arrêtez de regarder ma bite !! ». Hum hum, attention, la concurrence devient rude dans la rusticité de nos propos ! :mrgreen:

12 Commentaires

  1. Hrm Hrm… Certains hétéros sont pas drôles… la dernière fois j’me suis faite traîter de « mec » par mon humour trop… « kikiteux »… :doute:

  2. Je passe souvent pour une bête à queue quand je parle cul avec mes amis hétéros… C’est normal ?
    C’est vrai que Saint-Cloud, ville que je fréquente ces jours-ci, est plutôt gratinée…

  3. Ici c’est vers 13h20 que les grivoiseries commencent. En général les garcons commencent, les filles d’offusquent mollement et puis surenchérissent à leur tour. C’est vrai que parce que je suis pédé j’ai la parole franche pour le cul. Mais les potes hétéros ont vite fait de me rejoindre.

  4. Ce ne serait pas une version masculine du fameux « mais heu arrêtez de regarder mes seins » de Marina Foïs ?

    Sinon, je crois que j’ai u n peu le même problème, sauf que là c’est un hétéro qui essaye de savoir tout sans en avoir l’air… mais qui est très, très lourd au final :langue:

  5. Transfuge du feu blog du Paumé, je découvre ton blog, Matoo, avec délectation:pompom:
    J’aime l’alternance des posts « sérieux » et d’autres plus « décalés »:langue:
    L’emploi des guillemets laissant libre choix quant à l’interprétation des termes of course:roll:
    En ce qui concerne ton expériences avec les thon-mayo’s men, ben je trouve que le lieu et le moment étaient plutôt appropriés pour causer de ces trucs de mââââles:mrgreen:
    Vous savez que dans certains boulots, parler de sexe est absolument taboo?…:eek:
    Où est le juste millieu?:pleure:

  6. Et puis parfois les bons collègues hétéros te poussent à la grivoiseries… Car c’est bien connu, l’avantage d’avoir un collègue homo, permet de parler de cul librement…
    « – Tiens, Yann, tu dois savoir ça toi… Est ce que la taille compte ? »
    « – non c’est le diamètre ! Pour la longueur, du moment que ça passe la glotte… »
    – (silence) :doute:

  7. Orpheus, j’adore!!!
    Moi aussi, je sors ce genre de phrases, mais pas au boulot. Je prefere les reserver pour mes camarades de classe.
    Pourtant, au boulot, c’est parfois dur de se retenir. Quand la patronne sort pendant la pause café « Ils peuvent jamais te prendre par derriere », il faut vite cacher le mega-sourire dans la tasse.
    En fait j’ai herité ca de ma mere. Elle sort des super reparties bien graveleuses, elle ne peut pas s’en empecher, mais apres elle devient toute rouge de honte et morte de rire. :mrgreen:

  8. Au risque de te décevoir… Les hétéros conservent une bienséance qu’ils quittent rarement, et surtout ils gardent une certaine tempérance dans les rapports mixtes avec lesquels je travaille ont le langage le moins décent que je connaisse quant il s’agit de parler de cul, qui est d’ailleurs le sujet qui revient le plus fréquemment sur la table, mais je m’accroche (pas à la table).

  9. Cossaw, cossaw, cossaw… Amateur :roll:. Ce que dit Marina c’est « Arrêtez de regarder mes fesses… C’est personnel les fesses… (pause, puis murmuré:) Tu peux toucher mes nichons si tu veux !!! » :cool:

  10. Eustazio > Nononononono, c’est : « Tu peux regarder mes nichons si tu veux… ». Sophie Pétoncule est une poule d’eau prude, quand même.

    Interlude sans intérêt vous était proposé par les magasins Castarama. Castarama, le magasin préféré de Serge Lama.

  11. Ah bon au bout de 50 fois on se lasse ? C’est pas très drole. Alors vaut mieux faire 50 fois différentes … enfin je sais pas.
    Moi j’ai une petite langue de pute si je veux, mais c’est pas toujours le cas. Mais c’est vrai que les gay sont parfois pire que les femmes entre elles. Et c’est dire si les femmes sont pas très gentilles.

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