29

Allez je communautarise à donf. Je pense à tous ces pédéblogueurs de 1976 qui ont fêté ou fêteront leurs 29 ans cette année. Heu… j’en connais 2 !! Hey, c’est déjà pas mal. Il y a Garoo qui me précède toujours de quelques mois, et Vincent qui me succèdera à son tour. Ce blog a déjà vu passer un billet pour les 27 et les 28, et c’est le bon moment pour les relire je crois.

Les 27 étaient sous le signe du M., je me rappelle une soirée à l’image de cette relation avec les seuls hauts et bas que recèle une bonne relation passionnelle. Les 28 me voyaient tout juste sorti de ma relation avec M., avec qui je couchais encore allègrement et accessoirement achevait de me cramer les plumes. Les 29 me prennent encore plus au dépourvu, alors que je viens de mettre fin à ma relation de ces six derniers mois avec X.

Me voilà donc célibataire, parce que je ne le sentais plus, et que je ne savais pas trop comment verbaliser cela, mais je n’avais vraiment plus envie de continuer. En tout cas, j’ai joué plus que jamais les fucked-up autant dans le fond que dans la forme. Ce fut quelque chose de brutal pour X. et je le regrette, mais j’ai essayé d’être le plus honnête et sincère possible. Comme je n’arrivais pas à le dire, j’ai décidé d’envoyer un email pour expliquer que je voulais rompre. Bon, première connerie qui a résonné comme « He broke up on a post-it !!!! » alors que j’avais simplement besoin de cela pour déclencher le truc et pour se parler, reflet de ma lâcheté du moment.

Et puis, je me révèle alors le plus froid des interlocuteurs, car comme je l’ai dit et répété, je suis plutôt quelqu’un qui rationalise et intellectualise les choses. Dès que je suis touché ou que je ressens quelque chose, ma carapace consiste en ce filtre de « rationalisation » qui me permet de traiter toute information comme factuelle alors même qu’elle devrait toucher des centres névralgiques bien plus instinctifs et primitifs. Et lors d’une rupture, le pire moment pour moi est juste avant, car c’est le moment où l’on ne contrôle plus rien. Dès lors que le sort en est jeté, tout va mieux. Non pas parce que je me sens mieux, mais simplement parce que je connais exactement le chemin. La route est balisée et que je peux de nouveau mettre mes émotions sous cloche. Je le disais aussi à l’époque :

[…] la vraie douleur de la rupture, elle vient avant même de rompre. Elle vient juste avant la fin, dans cette période d’angoisse qui vous tient au ventre, dans cette période d’incertitude où tous les scénarii sont envisagés, fantasmés, sublimés et où la réalité prend son visage le plus funeste. Ensuite, quand c’est fini, c’est finalement une certaine libération de l’esprit. Et je suis relativement adepte du Stoïcisme de Marc-Aurèle dans ce cas là. Je me soucie de ce qui dépend de moi seulement, pour ce qui ne dépend pas de moi, cela ne sert simplement à rien, donc autant ne pas être atteint par des choses inutiles et en dehors de son arbitre. En conséquence, je conserve mes sentiments mais ce qui dépend de moi, ce sur quoi je peux agir, c’est demain, et non hier. Cela explique en partie la manière zen avec laquelle j’ai toujours géré la fin de mes relations, même lorsque cela me pesait énormément.

Je sais que c’est vraiment difficile à supporter, et je me déteste d’être aussi sclérosé et handicapé de l’émotion. Je n’en suis pourtant pas avare lorsque tout va bien.

Là, je suis dans une sorte de torpeur depuis quelques jours. Je baigne dans une sorte de pale neutralité. Soulagé d’avoir écouté mon coeur et ma raison, dans le regret des douleurs que j’inflige et le manque de X., dans ces quelques jours de congés qui me laissent face à moi-même, le mec bien, et le mec beaucoup moins propret et droit.

Mais bon, je suis un fataliste optimiste c’est-à-dire que je crois qu’inexorablement tout se terminera très bien pour tout le monde. Au bout du compte, c’est le bonheur qui nous attend. :mrgreen: Alors, je peux entamer sereinement ma déprime post-rupture, et cette putain de vingt-neuvième année !

24 Commentaires

  1. Ca fait plaisir de voir que tu as tes failles, c’est ce qui nous rend humain. Je m’inquiète pas trop cependant, si tu annonces les choses un peu brutalement, je suis sûr que tu laisses pas tomber ton ex. Bref c’est bien flagelles toi et moi hop je te file un peu de synthol. Gentille counasse va.

    Ah j’oubliais, un smiley euh voyon voir :mur: (spécial révision):croa:

  2. tiens c’est marrant on n’a pas la même définition du fatalisme-optisme… pour moi ça veut dire que « tout va mal finir et c’est ça qui est bien ». mais quelle que soit l’issue, bon courage, c’est toujours un peu pénible une rupture…

  3. Bon courage, le pédéblogueur qui va entrer dans son 29 :salut:. Pour information, des millions d’autres ont déjà touché ce continent. Et il parait même que des légendes lointaines et brumeuses signale l’existence d’un hypothétique 30 :gne:!!! Et puis là-bas, au grand loin, tout à l’horizon, très très loin se profile le 40 et la fin de la vie!? :doute:

    Quand à ta carapace anti-émotionnelle, je l’anal;-)yserai comme normal. Tu es un « garçon sensible » sensible. Ce n’est pas un pléonasme, ni une répétition. Le mignon matou au matois minois est un pédé bien qui ne vous drague pas à tout va (sauf si vous êtes mignon, mais là il a des excuses: la chair est faible… :langue:), qui ne trompe jamais son mari avec n’importe qui (sauf si vous êtes mignon, mais là il a des excuses: l’autre fait pareil :roll:), et qui n’initie jamais une rupture par mail, post-it ou autre lâcheté (sauf si vous êtes mignon, mais là, zut, ça marche pas. :gene:).

    J’espère avec cette étude survolée du matou, je vais être :boulet:

    Ironiquement,
    Dragon.Jade ;-D

  4. Ah oui, j’oubliais… A chaque fois que je viens lire tes élucubrations matouesques ici, deux questions me turlutent … oups, me turluPINENT:

    – Qui fait ces zolis dessins de ta mascotte? C’est toi?
    – Sais-tu que dans la colonne de droite, il y a une chèvre qui te mâchonne amoureusement la queue?

    Questionnements,
    Dragon.Jade ;-D

  5. oupssss tu es mon ainé pour quelques mois!!! ouaisss!!!!!
    bref bon courage et amicale et virile poignée de main d’un autre pd blogueur cuvée 76…
    :redface: hihihihihihihihi

    Yann

  6. « Je sais que c’est vraiment difficile à supporter, et je me déteste d’être aussi sclérosé et handicapé de l’émotion. Je n’en suis pourtant pas avare lorsque tout va bien. »
    Oui, c’est bien vrai ce que tu écris. Tu as fait le travail de ton côté, maintenant tu me passes le relais, je dois l’accepter, le gérer. Je continue à ne voir que de l’égoïsme là-dedans, ça fait mal, mais si c’est comme ça que tu fonctionnes pour t’en sortir, je ne peux finalement pas t’en vouloir, tu es comme ça. Je vais faire avec, et me plonger de ce pas dans Marc-Aurèle :book: (ça me changera des conseils du psy de 20Ans :gene: ;-))

  7. Commence par te dire que tu n’es pas célibataire mais disponible et tu verras que la déprime post-rupture passe beaucoup plus rapidement…
    « Alors, je peux entamer sereinement (…)cette putain de vingt-neuvième année! » : Si tu viens de fêter tes 29 ans, c’est (hélas) ta TRENTIEME année que tu entames… Désolé d’en rajouter une couche (de crème sur le gateau…)

    Indeed, Carrie, You seem to have broken up on a post-it… booo!

  8. En même temps que le club des trentenaires tu as rejoint le club des ex…et puis comme le dit si bien le bon sens populaire: « un de perdu, un de perdu »…bon d’accord :boulet:
    Monsieur Matoo, pense que maintenant c’est le premier jour du reste de ta vie et que contrairement à ce qu’on dit, on est en pleine possession de ces moyens après 30 ans (foi de trentenaire convaincu).
    Joyeux Birthday et bonne ascensionvers ton apogée.

    Bisous

  9. J’en suis aussi depuis quelques mois! :salut:
    :pompom: Bon Anniversaire :pompom:
    Bienvenue dans la vingt-neuvième dimension…
    Si tu as un peu de temps durant tes quelques jours de congés, c’est l’occasion de relire « trente ans déjà » de Mike Gayle… Reboostage garantie… ;-)

  10. Oups, un jour de retard, mais joyeux anniv quand même!

    Par contre, y a des fautes dans ce que t’écrivais à l’époque dis donc : « tous les scénarii dont envisagés »
    « Je me soucis »

    Si ça continue, je vais te rajouter dans mon CV en tant que travail de correcteur ! :langue:

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