A dirty shame

Les films de John Waters rivalisent toujours de dégueulasseries et de déviances sexuelles en tout genre. Celui-ci ne fait pas exception. Du cul, du cul, du cul ! D’ailleurs, au bout d’un moment, j’ai même eu la gaule, c’est dire. Mais ça n’a pas duré longtemps, car il nous montre aussi des choses plutôt ragoûtantes ou surtout très drôles.

Le scénario est très très mince, et plutôt un gros prétexte à délirer. Il s’agit d’un quartier calme et conservateur dans lequel une sorte de prophète du sexe, Ray Ray, vient libérer des gens, et leur révèle leurs penchants sexuels. Une fois désinhibé, ils partent en quête de sexe dans cette ville qui se transforme rapidement en Sodome et Gomorrhe. Et leur leitmotiv : « let’s go sexing ! ».

Ray Ray est joué par le sexy Johnny Knoxville (le mec de Jackass) et il rencontre Sylvia (Tracey Ullman, la psy d’Ally McBeal) dont il pressent qu’elle est une de ses apôtres du sexe. D’ailleurs la fille de Sylvia est aussi une adepte, accroc du sexe, qui s’est fait faire une gigantesque poitrine. Le mari c’est Chris Isaak que je n’avais même pas reconnu !

Bon voilà en gros, il ne se passe pas grand-chose de plus, et le film tourne aussi court de par la pauvreté de son scénario. Par contre, c’est résolument très drôle. Les gens pètent des plombs, et on reconnaît bien la patte folle et déjantée de John Waters. Tout le monde baise avec tout le monde, et on voit un flic qui se prend pour un bébé avec un trip régressif, une folle du cunnilingus, une nana qui adore avoir de la nourriture sur elle, un mec qui prend son pied dans le crade, un scato, des bears gays (désopilants !), un postier à la queue démesurée etc.

Les gens deviennent accrocs du sexe en se cognant la tête, et on assiste aussi à des allers-retours entre pruderie et folie de la part des personnages principaux. Manifestement, le film s’essouffle rapidement et il manque un peu d’épaisseur supplémentaire pour en faire quelque chose de mieux, malgré quelques éclats de rire bien gras.

A dirty shame

6 Commentaires

  1. Comme le dit Laurence: « Correct! » :ok: La phrase est bien « Let’s go sexing!!! » Et le film est tout comme mon Matoo y a dit, et même que Matoo y est génial, y est fantastique, y est beau, Haré Matoo!!!! ;-) Ne connaissant pas les antécédants de John Waters (et à la limite, je m’en… mais vous voyez ce que je veux dire…), j’ai donc été très diverti des gags potaches de ce film dont l’humour décalé vaut un aimable coup d’oeil (Prudes et autres coincés de l’entrejambe, vivement conseillé… pour soit conforter son saint jugement que le sexe ne peut être que source de désordre et fruit d’un choc mental, soit pour s’informer plus amplement des modalités pour passer dans l’autre camp…). Bref un scénario presqu’inexistant qui aidera cependant les anglicistes libidineux en herbe qui n’ont jamais réussi à extraire de leur sainte professeur d’anglais l’orthographe exacte de l’équivalent britan;-)nique de pute, putain, vagin, et autres terme du même acabit.

    Informativement,
    Dragon.Jade ;-D

  2. « Tout le monde baise avec tout le monde » ; « un mec qui prend son pied dans le crade » ; « un postier à la queue démesurée »…
    Ben ouais, John Waters, quoi. :-)

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