Les poupées russes

Le danger lorsqu’on s’attaque au second opus d’un film aussi culte que l’Auberge Espagnole, c’est de décevoir les spectateurs et surtout les aficionados quel que soit le résultat produit. En effet, certains seront désappointés d’une trop grande ressemblance ou d’autre au contraire d’une trop énorme dissemblance. Là, je trouve que Klapisch a tapé dans le mille, en faisant une suite qui récupèrent tous les personnages, mais qui se détache partiellement des préoccupations du premier film.

Romain Duris est encore, et plus que jamais, la figure de proue du film. Tout tourne autour de ses ennuis et ratiocinations de bobo parisien qui la mort dans l’âme s’interroge sans relâche sur ses amours et sa vie professionnelle. Et à l’orée de ses trente ans, ses tergiversations deviennent des angoisses tangibles. Il n’a toujours pas de nana fixe, un boulot d’écrivain qui dégénère en scénariste de téléfilm à deux balles, et puis ses espoirs et fantasmes de post-ado qui se réduisent comme peau de chagrin. Il est dans la juste lignée du personnage de l’Auberge Espagnol avec quelques années de plus, et Duris est vraiment excellent dans le rôle.

On le retrouve aussi avec Cécile de France, lesbienne en furie, toujours aussi belle et butch, ainsi que la plupart des personnages du premier épisode. Certains sont seulement évoqués, d’autres à peine ébauchés, et quelques un participent à cette aventure. Il s’agit avant tout d’un film d’amour, sur la quête amoureuse de Duris, mais aussi de jolis morceaux de burlesque comme Klapisch sait les mettre en scène. On a donc toujours ces petites réflexions philosophiques qui émaillent le scénario sur le « quo vadis » de ces jeunes adultes. Forcément, on s’y retrouve ! L’identification est un des facteurs qui fonctionne le plus ici !

J’ai franchement ri pendant les scènes humoristiques, que ce soit lorsque Cécile de France joue la fiancée de Duris pour rassurer le grand-père de ce dernier, ou bien les quiproquos et autres chassés-croisés amoureux entre Xavier, Martine et Wendy. J’ai vraiment passé un bon moment et même si ce n’est pas le film de l’année, je le trouve bourré de qualités et de charmes.

Les poupées russes

10 Commentaires

  1. Une Cecile de France on ne plus sexe, une Audrey Tautou vraiment femme et une Kelly Reilly vraiment touchante… Ca donnerait presque envie de devenir hétéro!! :roll:
    Moi, j’ai toujours un problème avec la diction très « joues-rentrées » de Romain Duris, mais à part ça, j’ai vraiment adoré.
    Petite question: reste-t-il des parties de son corps qu’on ne connaisse pas? :langue:

  2. de ces poupées russes je ne retiens que deux choses, cette sublime scéne de cette mini jupes qui va et vient et qui va et vient et surtout le charme de wendy sublime, envoutant qui ne me laisse pas de glace…. :lol:

  3. Moi j’ai adoré presque tout le film: la voix off de Xavier, les séances de dédoublement en pipeau, la beauté de st-Pétersbourg, et celle de Wendy (radieuse!!!!!!!!!!:mrgreen:), la butch qui essaye de se féminiser, la fragilité d’Audrey Tautou quand elle essaye d’expliquer ses différents « princes »,… Le seul truc un peu dommage: Certains personnages ont été délaissés :-(

    Sincèrement,
    Dragon.Jade ;-)

  4. salut!
    Je recherche partout sur le net l’interview de cécile de france dont me parlent tous mes potes, mais sans résultat.
    Est-ce que l’un de vous l’auriez par hasard?

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