Truman, en toute conscience

Le Professeur Finis Africae nous explique Hiroshima et Nagasaki pour les 60 ans de ce « drame ». Un excellent post. J’espère qu’au terme des trois posts sur le sujet, j’arriverais enfin à savoir si je dois ou pas laisser les «  » à drame… est-il possible aujourd’hui d’affirmer que c’était quelque chose de « bien » à faire ? Ou de « mal » ? (là encore je suis guillemetophile, impossible de faire autrement)

11 Commentaires

  1. triste épisode très ancré chez les + de 50 ans au Japon… Les cours d’histoire des lycées ricains expliquent Hiroshima & Nagasaki par ces 3 points : surprise de l’armée par la soudaineté de l’attaque sur Pearl Harbor, caractère inédit d’une attaque sur le sol américain (1ere agression depuis le début de leur civilisation), décontenancement face aux kamikazes que la technologie d’alors ne permettait pas de neutraliser… mais comment justifier l’Injustifiable ?:roll:

  2. Emission ce matin sur France-Culture, retransmissions de témoignages de l’époque (pratique, les vacances, et gaies: ensuite, procès Papon…). Il reste deux émissions, demain et vendredi, dans la matinée.

  3. Je ressens une réelle frustration quand, dans une discussion, je place Hiroshima et Nagasaki à un niveau d’horreur particulier, on me rétorque avec comme une lassitude dans la voix, que Dresde dans le genre ce n’est pas mal non plus.

    De fait, si j’en crois Wikipedia, le nombres des morts est du même ordre de grandeur : 35000 Dresde, 74000 Nagasaki, 140000 Hiroshima. Il y a plus de morts par bombe nucléaires, mais pas suffisamment assez pour que cette simple variable distingue particulèrement cette arme.

    Il faut peut-être aller chercher dans un niveau symbolique, et admettre une certaine subjectivité sur le sujet, ou alors retomber dans l’étude historique « normale » : suivre l’évolution de la politique japonaise autour de ces drames, suivre les Coréens après ce drame, suivre la production littéraire après ce drame, j’en passe et des meilleurs, et le cerveau a tendence à se refroidir.

    Pour se réchauffer : « Notes de Hiroshima » de Kenzaburo Oé, vraiment bien. « Les Monstres d’Einstein » de Martin Amis n’est pas mal non plus.

  4. et si l’antiamericanisme dont parle africae n’est finalement pas un effet de mode comme il le dit mais la resultante de leur agissements barbares du passé,et du present aussi (apres le japon le vietnam et maintenant l’irak) :berk:
    il trouve manifestement une justification totale a leurs agissements tres clairement dans une reponse qu’il fait
    « un peu abusé »:berk: :berk:
    MERCI pour la mémoire de ces milliers et milliers de morts qui continuent a mourrir j’usqu’a aujourd’hui dand d’atroces souffrances
    la bombe atomique a ne trouveras jamais de justification!!!!

  5. Je vais encore me faire des ennemis mais la réelle question est: quelle était l’alternative militaire à la bomba atomique?

    C’était un plan militaire américain appelé « mur de feu » (ou approchant). la guerre s’éternaisait, et était dissiminée sur plusieurs terrains. Le plan B à la bombe, ça aurait été peut-être 10 ans d’atrocités et un nombre encore plus grand de victimes civils (je rappelle que par exemple, lors du bombardement de Tokyo, les gens pour se sauvaient de l’incendie ont sauté dans les canaux… et sont morts ébouillantés).

    Comment choisir entre un mort et un mort? ENtre un mort et 5 morts différents? Il est toujorus facile de juger hors situation. En situation, les choses sont bcp plus complexes.

    D’autant, rappelons le quand même, l’impérialisme nippon était agressif, fasciste et méprisait souvent aussi la vie humaine. Cette guerre durait depuis 1939. Fallait il la prolonger (elle et ses atrocités) encore 15 ou 20 ans?

    Les choses sont toujours plus compliquées que les condamnations faciles.

    Donc, comme toi, je laisserai les guillemets. C’est un drame sans précédent, mais on n’est personne pour juger, en bien ou en mal.

    (Et par ailleurs,je rappelle que l’histoire officielle japonaise, si elle se souvient de cette horreur, ne se souvient pas de l’occupation terrible de la Chine par le Japon, et que àa aussi, c’est très dommage…)

  6. comment « juger » ou « donner son avis » sans avoir vécu cette période? Pourrions nous le faire avec justesse en l’ayant vécu? Le sujet est complexe. Le fait est que l’acharnement des hommes dans leur folie destructrice n’est pas justifiable. Mais quand serait – il devenu sans cela?

  7. Il est important de ne pas faire l’impasse sur le travail des historiens, sinon nous ne pourrons jamais apprendre du passé. La chose qui m’a le plus choqué quand j’ai visité le musée de la bombe à Hiroshima, c’est d’apprendre que ce bombardement était également considéré comme une expérience scientifique… Les documents signés de la main de Truman sont présentés dans le musée.

    Voici un extrait d’un article de Libé (http://www.liberation.fr/page.php?Article=315365) qui fait froid dans le dos :

    « On sait désormais que les motivations américaines ne visaient pas seulement à écourter la guerre et à épargner la vie de milliers de soldats. Le docu-fiction ne fait pas l’impasse sur la question et, finalement, le passage le plus impressionnant reste le commentaire indigné d’un survivant, médecin militaire. Il rappelle qu’il s’agissait aussi pour les Américains de «faire un test grandeur nature». Un test «scientifique» qui avait aussi pour vertu de montrer à l’allié soviétique qui était le patron. C’est d’ailleurs, poursuit le médecin, pour mesurer précisément les effets de la bombe qu’Hiroshima avait été, jusque-là, épargné par les bombardements. »

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