H2G2 : Le guide du voyageur intergalactique

Le film m’a beaucoup fait penser à « La vie aquatique » dans le côté complètement barré du scénario et des personnages, et l’humour totalement absurde et délicieusement britannique. Donc on rit beaucoup mais on sourit plus, et comme je m’attendais à un film où je serais pété de rire et plutôt à un pastiche des films de SF, j’ai été un tout petit peu déçu. Il s’agit de l’adaptation d’une oeuvre culte de Douglas Adams (mini-série radiophonique déclinée en 5 bouquins), ce que j’ignorais en allant voir le film (je dois être le seul !).

J’ai tout de même été enchanté par ce film qui regorge d’inventivité et d’énergie, qui combine pas mal de poncifs de SF revus et corrigés par un humour potache ou complètement débile selon les moments. Apparemment bien adapté de l’oeuvre d’Adams, le film distille un humour bien anglais terriblement flegmatique ou hystérique à travers des personnages déjantés et une histoire tout aussi extravagante. En effet, l’histoire est celle d’un type qui voit la Terre détruite par une race d’extra-terrestres bureaucrates en vue de construire une bretelle d’autoroute intergalactique. Ce type, Arthur, est sauvé in extremis par un extraterrestre, Ford, à qui il avait sauvé la vie sur la Terre (alors que Ford essayait de serrer la main à une voiture en pleine rue). Et les voilà amené à faire du stop dans la galaxie et surtout dans des aventures rocambolesques à la recherche de la question suprême (dont la réponse est de toute façon 42* !). Difficile de résumer plus cette foisonnante et brouillonne histoire d’aliens et de monstres de toutes sortes, aux moeurs plus bizarres les unes que les autres !

Les effets spéciaux sont particulièrement soignés, et surtout ils ne se sont pas égarés dans le « tout numérique » qui rend particulièrement mal les textures des animaux ou des extraterrestres dans des films récents. Au contraire, on a droit à de magnifiques costumes en latex et des animatronics bien rétro qui sont beaucoup plus crédibles et terribles (dans tous les sens du terme !). Les effets servent parfaitement l’imagination débordante et pétaradante du créateur de cette série de oufs, et donnent lieu à quelques scènes bien irrésistibles (j’adore le cachalot qui s’écrase ou les transformations aléatoires des personnages).

On ne rit donc pas forcément à gorge déployée tout le long, mais on sort de là franchement de bonne humeur et la tête bien retournée. Donc si voulez voir un film NaWak, allez-y !

* J’adore ce site.

H2G2, le guide du voyageur intergalactique

8 Commentaires

  1. Je te conseille de lire les livres (au moins les 2 ou 3 premiers) qui m’ont fait éclater de rire en plein lecture… (on a l’air un peu dingue dans le metro, à rire tout seul, mais c’est pas grave)

  2. Ta critique me donne encore plus l’envie d’aller voir ce film. Par contre pour la lecture, j’avais décidé de lire les 5. Je me suis arrêté au début du troisième. Mais les deux premiers m’ont fait beaucoup rire.

  3. Ouais, pour foutre la honte et pour te ridiculiser en public, les livres sont géniaux. Faut lire d’ailleurs la VF ET la VO, car le traducteur français s’est tellement déchainé sur le bouquin et les jeux de mots (exemples : le capitaine Vogon qui s’appelle Sahlu-Légat-Vogon-Styhr, ou ma phrase favorite « Tu connais Thor ? C’est un mec du tonnerre ! ») que c’est limite deux livres différents :) (enfin je dis ça j’ai pas lu, mais c’est ce que tout le monde dit).

    Bon en tout cas faut le lire. Vu le nombre de bouquins que tu t’ingurgites en un mois, t’auras bien le temps d’en lire un :) Le premier se lit en quelques heures, il est vraiment tout mini huhu.

  4. La question suprême que je me pose est : « Pourquoi est-ce que je lis une critique de Matoo lorsque j’ai envie d’aller voir un film ? ». Et la réponse n’est pas 42 mais : « Parce que tu oublies à chaque fois qu’il y glissera un ou deux spoilers sans t’avoir prévenu ».

    La prochaine fois, mon Matoo, retire les « anecdotes du film » qui retirent l’effet de surprise… :pleure:

  5. Par contre, pour le genre d’humour (ainsi que pour les traductions hilarantes par des traducteurs avec un bon sens de l’humour), ça me fait penser à Terry Pratchet et ses « Annales du Disque-Monde ». Certaines sont à se plier en deux de rire et il m’est arrivé d’éclater de rire dans le bus à la grande surprise de mes compagnons de route. :petard:

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