Lisbonne, t’es trop bonne

Tout ça pour dire que lorsque j’étais dans la dèche, il y a quelques mois, j’avais fait l’impasse sur l’anniversaire de ma mÔman et la fête des mères. Je lui avais honteusement avoué que j’étais une pauvresse, mais que je me rattraperais dès que ça irait mieux. Evidemment, elle m’avait répondu que ce n’était rien et avait dégainé son chéquier pour me proposer de l’oseille maternelle. Huhuhu, c’est si chou. J’avais refusé prétextant que cela ne m’aurait alors servi à rien d’autre qu’à lui offrir un truc, drôle de serpent qui se mord la queue.

Ma maman est à moitié portugaise, mais elle n’est jamais allée dans ce pays de nos ancêtres. Rhalalalala. Remarquez mon pÔpa est moitié algérien, moitié allemand, et il n’a jamais non plus mis les pieds dans un de ces deux pays qui ont vu naître nos aïeux. Mes parents ne sont en effet pas des globe-trotters, et comme ma famille tout entière, ils voient mes déplacements en Europe ou ailleurs d’un oeil très suspicieux (le p’tit pédé balance son argent par les fenêtres au lieu d’investir dans un bon pavillon dans un chouette lotissement en banlieue). Ne parlons pas d’une chose exotique comme un week-end à Berlin, à Madrid ou à Stockholm. Bah moi, j’kiffe grave au contraire !

Et puis partir à l’étranger, même si c’est limitrophe, leur parait comme un extraordinaire voyage exigeant une préparation minutieuse, ne s’envisageant que l’été, sur plusieurs semaines et avec un budget défini. Bah non ! Un petit coup de dernièreminutepointcom et on trouve pour des sommes relativement modiques des ouikènes sympathiques aux portes de l’Union Européenne. Mais bon c’est vrai que c’est une sorte d’habitude à prendre, et je comprends cela effraie un peu quand on ne connaît pas, et qu’on imagine pas la facilité et la faisabilité de la chose.

Donc j’ai reconstitué mon bas de laine cet été, en me privant d’un périple européen avec mon Diegito (que j’ai laissé tombé… houuu j’ai honte) notamment, et j’ai réussi à financer ces quatre jours et trois nuits à Lisbonne pour mÔman et moi. Pour son anniversaire (ouai bah c’était en mai, et alors ?) et pour la fête des reums (ouai bon je sais, j’ai quatre mois de retard !), je l’emmène donc en visite dans la capitale du pays de son papa à elle. Le pays des figuiers et des oliviers… où l’on mange si bien, où la langue est si belle et les azulejos si bleus !

J’y suis déjà allé deux fois, mais je n’avais pas trop eu l’occasion de visiter la ville, et comme là je vais devoir faire l’impasse sur les bars gays, je vais me concentrer sur le culturel. ;-) J’avais déjà été conquis par la beauté de la ville, j’en garde un tas d’images et de sensations que j’ai hâte de retrouver sur place. Le film « Capitaines d’Avril » m’avait convaincu d’aller visiter cette ville et ce pays dont je ne me sentais proche que par mon second prénom (Manuel, l’autre, Malek, rappelant mes origines algériennes). Ce film qui rappelait avec brio la célèbre « Révolution des Œillets » m’avait fait comprendre à quel point je pouvais être fier d’avoir un peu de Portugal dans mon histoire familiale.

Bref, ce week-end étant dédié à la Gloire Maternelle, pas de blog lusitanien (en fait, je ne veux surtout pas me faire griller… rololo) ! Back on air lundi si tout va bien, on verra. ;-)

14 Commentaires

  1. Mmmm… Mon cher Mathieu « Matoo » Manuel Malek, ça ne m’étonne plus que tu aimes les allitérations, tu en es une vivante!!!!!
    …Reste à comprendre pourquoi tu aimes les narvals…:gne:

    M&Ms immensément,
    Dragon.Jade ;-D

  2. Arch, la femme, les gosses et le pavillion !
    Bon, sur les deux premières étapes d’une vie normale et « avouable », mes parents se sont faits une raison – d’ailleurs, pas une invitation de leur part sans y inclure mon homme).
    Mais voilà. Un jour le géniteur lâche d’une même pierre deux coups et son orgueil et sa blessure : « Oui mais moi j’habite chez moi ! » [comprenez : je n’ai pas de belle-fille, je n’aurais pas de petits-enfants de mon fils aîné, et donc tu n’es même pas capable d’investir dans un signe de réussite sociale »].
    Ben non. Je suis une hérésie ambulante. Je suis locataire, c’est-à-dire « pédé sans descendance et sans domicile fixe ».

  3. Jonas de Dieppe > Peut-être ton père souffre-t-il de ne pouvoir se projeter à l’infini dans l’avenir? « Même si mon aîné n’aura pas d’enfant, au moins devra-t-il avoir un appartement, quelquechose de matériel à léguer à la postérité. » ? Peut-être, peut-être pas. Qui peut dire pourquoi nous cherchons tous sur Terre à laisser une trace (littéraire de prose ou de poésie; charnelle d’enfants et de petit-enfants; illusoire de sperme sur un corps) ?

    Pensivement,
    Dragon.Jade ;-D

  4. Je me disais bien, t’avais disparu du 1er comme ça d’un coup alors que j’attendais mon café hu hu non c’était un peu chaud cette semaine… Bon week-end à Lisboa!!!:salut:

  5. ta note tombe bien: je dois aller à Lisbonne bientôt. Tu as une bonne adresse d’hôtel? de bed & breakfast? de restaurant?… Mais que voilà une bonne annexe à ton blogue: « Les ballades du Matoo » avec adresses et bons tuyaux ;)

  6. on a en parti les memes origines mon cher matoo… Mais c’est pas pour autant que j’irais au portugal, j’en ai fais une overdose étant petit ! :berk:

    Sinon Lisbonne c’est tres beau et quelques liboetes sont Maaaaaagnifique:rigole:

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