Queer Food for Love

Hier soir, intronisé par deux connaisseurs (attention des grosses reustas : un journaliste entêté et son amoureux réalisateur activiste), j’ai débarqué rue Sainte-Marthe à deux pas de chez moi, à la « Rôtisserie » pour une « Queer Food for Love ». Je crois que rien que le nom en vaut le coup ! De plus le concept et le cadre de l’endroit sont des raisons de plus de se réjouir d’une telle possibilité à Paname.

La rue Sainte-Marthe est une rue qui fleure bon le vieux Paname de mes aïeux, et qui est à la fois le lieu de toutes les envies et spéculations. Un de ces quartiers qui oscille entre insalubrité, insécurité et vie de quartier parisienne, atmosphère et architectures attachantes, attraction immobilière grandissante… Du coup, quelques uns tentent de protéger et améliorer ce quartier, tandis que d’autres en rachèteraient bien des terrains pour construire et réhabiliter, et par la même occasion en chasser un peu les pauvres (ce coin du 10ème est un attrape-bobo par excellence).

La « Rôtisserie », au tout début de la rue (au croisement avec la rue Saint-Maur), est un resto associatif, c’est-à-dire qu’on y fait la bouffe et que cela permet de faire rentrer un peu de thune pour les assoces. C’est aussi un bon moyen pour ces dernières de se retrouver pour débattre ou simplement bouffer un morceau ensemble, pour pas cher et en toute convivialité.

« Queer Food for Love » est une de ces idées fantasques et fantastiques que quelques personnes ont eu pour que les transpédégouines puissent se rassembler, et dîner ensemble pour que dalle dans ce petit endroit. Vous pouvez écouter le reportage des copines de Pédérama à ce sujet.

Alors c’était comment ? Bah c’était « queer » et vachement bien donc. Des gens de tous les genres, de tous les genres et de tous les genres. La nourriture végétarienne plutôt bonne et servie avec beaucoup de convivialité. C’est un peu la foire à l’empoigne et c’est cool. Tout le monde parle et se parle, les chaises vont et viennent, on se serre de plus en plus pour que tous puissent rentrer autour de la table. Les filles et garçons s’apostrophent, se connaissent bien ou se découvrent. Les bières et pichets de vin se descendent, et peu à peu le niveau sonore augmente dans la joie et la bonne humeur de cet endroit grand comme mon appartement (au moins !).

Tout le monde peut aider à la cuisine, apporter ses suggestions ou servir un plat. Pas de m’as-tu vu, pas de chichis, pas de « Marais attitude » dans ce lieu où le nawakisme règne. Bref, un truc que je ne pensais plus possible à Paris, et tout près de chez moi, donc j’adhère carrément.

Nous avons même eu droit à la présentation extensive d’un colporteur de joujoux ou d’objets de déco en plastiques horribles, hideux et affreux. Vous savez les jeux à deux balles avec des loupiottes et des bruits insupportables, colifichets fluo et autres Barbies extasiées, Némos sous acides, tour Eiffel clignotantes etc. Bon, il faut dire que certains de ces machins ont leur place pour assez cher sur les étagères de DOM… Et contre toute attente, plein de gens lui ont acheté des trucs !!!!!!! Mein gott !!

En tout cas, « Queer Food for Love » c’est le plus joli nom qui soit, et qui reflète bien la beauté, singularité et simplicité de cette initiative transpédégouine.

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