Matoo au Queen, 1994-2006

Je me souviens, j’étais en première année d’IUT, le bac tout juste en poche, et en novembre 1994, Olivier (un pote hétéro très branché électro) me propose une virée au Queen. Waaaah comme j’étais angoissé à l’idée de pénétrer dans l’antre gay par excellence, anxieux mais aussi terriblement excité par ça. Je n’étais alors jamais entré dans un club ou un bar gay (j’avais 18 ans !) parisien. C’était en quelque sorte la révélation que j’attendais pour savoir où j’en étais.

Alors que je faisais la queue pour mon vestiaire, j’ai entendu ça, et depuis je l’ai entendu et réentendu. Ce fut un des moments les plus intenses et bouleversants de ma vie, je sais que ça sonne ridicule, mais j’assume le ridicule car c’est une absolue sincérité.


Technocat – Tom Wilson

Quand je suis entré, je me suis souvenu d’un bien-être fou qui m’a envahi, je m’étais dit : « Putain c’est dingue mais alors ils sont tous comme moi ! » (oui j’étais candide). Ceci explique donc que le Queen est bien plus qu’une boite pour moi, et pour pas mal de gens de mon entourage. Ce fut le lieu d’émancipation par excellence, de fêtes sans fin, de rencontres aussi impromptues qu’inopinées (à cette époque il y avait encore une backroom à l’étage…). J’ai surtout assidûment fréquenté ce temple de la gaytittude de 1996 à 2001, donc en gros de 20 à 25 ans, et puis ensuite beaucoup moins, jusqu’à aujourd’hui où je n’y vais qu’occasionnellement.

C’est assez logique on se lasse des soirées, des ambiances, et puis chaque chose en son temps. Aujourd’hui, je peux moins me permettre d’arriver au boulot décalqué, et on sait bien que sortir au Queen le week-end, il n’y a rien de plus nul. Outre cela, c’est vraiment un truc de d’jeuns, et c’est normal de ne plus avoir les mêmes envies de clubbing-star-facheune-paillette-ouaaaa-regarde-c’est-Loana qu’avant. Et puis vous savez bien : « c’était mieux avant », les trucs de vieux cons quoi !

Je suis content d’avoir connu une époque, la fin d’une époque mythique aussi, celle du Palace (où j’ai passé des soirées mémorables), et l’âge d’Or du Queen. Des années pré-2000 de démocratisation de la house, des free-parties dans les forêts du 77, des soirées Mousse du mardi, les discos du Lundi, les AbFab du dimanche, des Drag Queens flamboyantes et pétulantes (Tyra, Mercedes, La Chose), des flyers magnifiques etc. Bref, ces quelques années qui sont parmi mes bons souvenirs de jeune tapiole en gaudriole.

Au grand dam de ma môman, je collectionnais les flyers de soirées, et j’ai réussi à sauver du sournois autodafé de ma génitrice une caisse d’une quinzaine de kilos de ces souvenirs sur papier bristol.

Ils témoignent de beaucoup de choses, certes insignifiantes, mais qui me font plaisir, dix ans après, à constater. Par exemple, il y a dix ans, le Queen s’appelait fièrement et ouvertement un « Gay Club – Paris », alors qu’aujourd’hui il ne s’agit plus que d’un « Club Paris », et c’est là bien plus qu’un détail.

Queen - Gay Club Paris

Les soirées mythiques du dimanche soir s’appelaient alors « Absolutely Fabulous » et non pas « Overkitsch », mais étaient aussi organisées par la sémillante Galia.

Flyer du Queen - Soirée AbFab du 23 Février 1997

Les flyers de soirées pouvaient être de bien belles oeuvres contemporaines dont le budget était certainement beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Pour exemple, celui de la nouvelle année 1997 avec la célèbre Mercedes en sainte…

flyer_queen_nouvel_an_1997.jpg

Et quel souvenir de fou que cet anniversaire des quatre ans du Queen en 1996…

Les 4 ans du Queen en 1996 Les 4 ans du Queen en 1996 Les 4 ans du Queen en 1996 Les 4 ans du Queen en 1996

Parfois même le Queen rivalisait de créativité, d’humour et de pétasseries pour pondre un flyer « Queenopoly » dont la vocation était le présenter le programme du mois de novembre 1996 avec une dérision toute queer.

Queenopoly - programme de novembre 1996 Queenopoly - programme de novembre 1996 Queenopoly - programme de novembre 1996

Donc retour aux sources hier soir, alors que la dernière fois remonte à trois ans je pense. Un dimanche soir, pour une soirée « Overkitsch », et là je ne vais pas faire ma vieille conne à vous dire que c’était mieux avant. Putain, mais c’est incroyable, cette soirée est toujours aussi BIEN ! C’est à la fois génial et flippant, RIEN n’a changé. A part le fait que je suis résolument une vieille tapette, car la moyenne d’âge était bien d’une décennie en moins, sinon tout était identique à mon souvenir. Les mêmes personnes, les mêmes mecs, la même ambiance, les mêmes mix (avec les tubes du moments), les mêmes tubes n fois ressassés et toujours aussi bons. Evidemment les mecs sont au style d’aujourd’hui, mais cette même étincelle brillait dans leurs yeux soulignés de mascara. Un peu stéréotypés, les cheveux en crête, ticheurte moulant et bagousés, mais bien craquants quand même. La boite a certes un peu changé, la cabine de DJ a encore bougé, l’espace VIP a cannibalisé une grosse partie, la déco est un peu plus sophistiquée (exit les angelots baroques depuis quelques années déjà…).

Henri m’avait proposé cette excursion, et on a rejoint sur place Gonzague, Jean-Christophe, Charles et Cyril (trop CSP++ mes prénoms sur ce coup, arf arf !!!). La boite était surpeuplée dès deux heures du matin, et il ne fallait pas souffrir d’agoraphobie pour supporter cette foule et cette chaleur « humaine » suffocante. J’ai halluciné de reconnaître et même saluer des mecs que je connaissais il y a dix ans. Et les voir comme cela un soir par hasard doit vouloir dire qu’ils continuent sur un rythme effréné à venir ici depuis tant d’années ? Incroyable…

Soirée Overkitsch au Queen du 1er mai 2006 Soirée Overkitsch au Queen du 1er mai 2006

Même si Sandrine le Cerbère n’est plus à l’entrée, j’ai été stupéfait de constater que Tyra est toujours là à se dandiner sur son podium. Elle est maintenant une véritable « elle », alors que je l’ai connu truellée à mort en ces créatures de la fin des années 90 appelées DragQueens. Le même air dédaigneux, et la même motivation… il faut dire que depuis 10 ans, ça doit commencer à user. Ne parlons pas du Gogo qui se regardait dans l’écran et ânonnait des pas chorégraphiés avec la grâce d’un hippopotame.

C’est marrant de voir les gens s’éclater sur des tubes dont j’ai eu la primeur à l’époque… Professional Widow (Tori Amos), Free from desire (Gala), l’incontournable Crucified (I play the double-jeu !!!) ou bien S-Express… Aciiiiiiiiiiiiiiiiiiide ! Et bien sûr mon cher Technocat brillamment remixé qui a mis le feu au plancher. Mais on sent que Madonna est encore la déesse de ce repaire, car nous avons eu droit à des remix assez sensationnels de Sorry, Hung Up ou Frozen. Et autant les lumières s’allument dans les boites hétéros lorsque ça commence à pogoter, autant au Queen c’est sur « Sorry » qu’on a senti les murs bouger, et les mouvements de foule devenir houleux comme jamais. Les projecteurs étaient alors bien allumés pour protéger les tapettes de leurs émois madonnesques. Mais je n’étais pas en reste et je criais comme une folle, avec toutes les folles, et j’ai remué dans la mesure de mes possibilités spatiales (réduites à un maigre dandinement vu l’ensardinage de la zone). En tout cas, la programmation musicale est toujours aussi excellente et fidèle à sa réputation.


Sorry – Madonna

Donc c’est vraiment dingue, mais le Queen le dimanche soir, c’est vraiment toujours aussi bien ! Oh évidemment, avec son lot de pétasses dédaigneuses et hautaines etc. Mais tout ce qu’il y avait il y a dix ans, et qu’on retrouvera dans dix ans ailleurs. ;-) Par contre, il y a une chose qui a bien changé et qui n’est pas anodin. Quand j’ai commencé à sortir, à cette époque canonique donc, le Queen n’était payant que le vendredi et samedi soir, c’était 80 FF l’entrée, et c’était absolument gratuit (et fabuleux) tous les autres jours. Pour l’étudiant sans le sou que j’étais, c’était bien sûr une bénédiction. Peu à peu, c’est la Disco, puis l’AbFab, puis les autres jours qui ont été payants, et les tarifs qui ont subi une belle flambée. Hier, ce n’était pas une soirée pour les déshérités avec 20 euros l’entrée + 7,50 euros de vestiaire (2,50 le truc) + 10 euros le verre + 10 euros de taxi = 50 euros la soirée en gros.

Soirée Overkitsch au Queen du 1er mai 2006 Soirée Overkitsch au Queen du 1er mai 2006

Je ne sais pas combien de temps encore cette boite restera sur les Champs Elysées, et remplira son office le dimanche. J’espère seulement qu’elle procure encore les petits bonheurs que j’ai pu avoir pendant toutes ces années.

42 Commentaires

  1. Ce qui est terrible, Matoo, c’est qu’en lisant ton billet sur le Queen, j’ai le sentiment de me retrouver dans une petit étable, à 5H du matin, tout en haut d’une belle et jolie montagne encore sous l’humidité de la nuit qui s’achève, avec un beret et un magnifique gilet, à sortir les moutons…

    Voilà, je me sens un peu eleveur de moutons.

    Je ne suis jamais au Queen, ah ça non, « question de principes ». Je n’ai jamais regretté, parce que je suis assez grand pour savoir si les choix que je fais sont bons où pas pour moi. Pourtant on insiste. « Allerrrrr Brice, viens au Queen, tu verra c’est marrant, y’a de la musique super fort et plein de PD qui dansent comme les algues au fond de l’océan ! ».

    Et je n’ai jamais craqué. C’est presque ma petite fierté.

    Et voilà, après toutes ces années de résistance, tu m’as fait me sentir, en 62 lignes, un peu comme un éleveur de mouton à 5H du matin.

    En grande solitude civilisée.

  2. T’y étais aussi Matoo??
    Putain je t’y ai pas vu ! :pleure:
    D4un autre côté y’avait tellement de monde aussi… Entre les Stars de RezoG et les remixs de Madonna (t’as oublié de citer Vogue et Nothing really matters), j’étais un peu perdu il est vrai ! :pompom::pompom::pompom:

  3. …Et la semaine prochaine, Matoo nous parlera donc de ses folles années au Théâtre des Champs Elysées (pas si loin du Queen) où une certaine Joséphine avait trouvé une nouvelle utilité au régime de banane :mrgreen:

  4. mon beau Matoo, comme c’est revival avec toi !! Le Queen début 90, que de bons souvenirs..sortir jusqu’à point d’heure-reprendre les cours ou mon job d’etudiant apres avoir dormi(et encore) 2 heures
    en pleine semaine…pfff faudrait me payer cher pour faire la même chose aujourd’hui…:mrgreen:
    Les soirées « mousse » : j’ai failli mourir sous ces tonnes de mousse-tellement c’etait la folie…
    Merci Matto pour ce post.

  5. Souvenir, souvenir
    Dans les années 90 (peu après la seconde guerre mondiale!!) fraichement débarquée de mon île pour quelques études à Paname, j’ai pour la première fois de ma vie tenu la main d’une copine pour avoir l’air d’une goudou et être assurée de pouvoir pénétrer dans ce sacro-saint temple du Gay Paris. Cela a été un premier vrai-faux coming out, car je n’avais pas encore rencontré ma chérie qui m’a révélé à la vraie vie.:love: Et j’ai adoooooré voir tous ces boys with boys se trémousser sur le dancefloor. Une révélation!!

  6. Cool! Il faudrait que j’y aille, une fois… au moins histoire de faire un coucou à un mec que je connais: il y fait les flyers et y est accessoirement drag-queen! Pous la petite histoire, c’est un ancien animateur (hyper doué!) de chez Disney France! :pompom:

  7. En voyant le flyer de 97, ça me fait penser que j’ai justement le T.Shirt rangé dans le fin fond de mon placard… et dire qu’il y a encore quelques années, je me baladais dans les couloirs d’une grande école de commerce avec sur le dos!!!:-)

  8. J’y etais une semaine avant, avec la même set-lit (Miss Lucy je préshume.. :)) un madonna toutes les 30 min… ah non tiens j’ai eu Isaac à la place de Sorry moi, héhé

  9. C’est drôle, pour moi, c’était juste avant 88/93 au Boys et le Queen ca été tout de suite une déception (la même chose en beaucoup moins bien ) donc c’est à ce moment là que j’ai cessé d’y aller. Je me disais que pour des ptits jeunes ce serait aussi génial que pour moi le Boys (puisque certains regrettait le broad du Châtelet et le cirque rue de Ponthieu).

    Bon il y a une différence : le Boys était gratuit tous les jours sauf le samedi … et les jeunes (en tous cas moi) se faisaient payer des verres (sans contrepartie) toute la soirée (c’était 50F le verre à l’époque et cela m’aurait paru impensable de payer une telle somme pour un verre !) jusqu’au petit matin … (ca continue peut être mais j’ai l’impression que c moins naturel … et que si les gens acceptent il y a un engagement sur qqchose)

    C’était la première boîte qui passait de la techno en France (avec un volume très supérieur à la moyenne des boîtes de l’époque) donc c’était vraiment un choc quand on y allait pour la première fois (et la videuse était déjà sandrine je crois à l’entrée). La première fois ils m’ont dit qu’ils aimaient bien mon style scout (j’avais 16 ans !)
    complètement décalé par rapport à l’ambiance. Les garçons dansaient déjà torses nus (bodybuildés c’était les débuts du gymnase club) sur podium et autres pieds d’estales improvisés en faisant coucou le bras tendu vers une foule d’admirateurs putatifs.

    Il y a une boîte qui s’appelle le Boys à Rio mais ca n’a rien à voir en fait.

    Souvenirs Souvenirs …

  10. Ah le queen, rien comme le queen…j’ai fait une dimanche soir il y a un an et…ça a explosé!
    Sauf que j’habite pas paris, mais je compte y revenir bientot!
    Et c’est là que j’ai fait un des plus bo rencontre de ma vie…la soiré n’est pas terminée en boite:-)
    biz à tous

  11. salut a toi
    tu nous parles du queen donc on a deja du s y voir puisque je bossais en autre la-bas .
    peut etre te rappeles tu mon surnon de drags etait la chose .
    content de savoir que des gens en parlent encore .
    pour ma part , j ai pris ma retraite de drag il y a maintenant 5 ans et j habite en inde , a goa .
    si tu as envie de communiquer n hesites pas
    gros bisous
    la chose

    1. Bonjour La Chose,
      je me souviens bien de toi, et j’aimerais pouvoir te poser quelques questions en privé, parce que je travaille à un livre des figures drag de l’époque où tu officiais si génialement. Est-ce possible? Comment puis-je te joindre?

  12. J’aimerais laisser un commentaire sur tout ce que je viens de lire mais d’abord je veux savoir si se serveur fonctionne toujours, compte tenu des dates indiquées sur les différents messages; soit 2007. Ca fait peut être un peu loin…Mon commentaire sera t’il lu?
    Merci

  13. halalalalalalalala le queen ,j y ai passe des soirees incroyable…le train fantome ….jusqu a pas d heure! les rencontres incroyables (calvin klein ….des filles top qui cherchaient le delire plus que la CB; SOUVENIRS DE FOUS … ls soirees mousses du mardi c etait unique (avec Anton sur la chaise) … je suis nostagique la !

  14. salut
    j’ai connu cette periode de 90 97 avec tyra mercedes la chose sue et lady B du vendredi au lundi
    matin en sortant du queen et me disant deja vivement le wen kend prochain!!!!!

  15. je connaissais bien le queen à cette époque et l enfer et le charlies bar….
    wow !! C`était génial !!
    Bisous à Tyra, lady Barclay, la chose, la moon etc…..
    Sandrine aussi et Anthony )LE videur !

    Thomas

  16. Que de souvenirs! Chaque dimanche soir, nous nous retrouvions. Toujours les mêmes. La petite bande des Lukas (celui qui fait maintenant le kéké dans la Baie des Flamboyants après un passage dans la Star’Ac), Eric, Nicolas, Steph etc. On était jeune, on était beau, on était populaire (j’avais vraiment l’impression d’être le mec populaire du lycée qu’on retrouve dans les séries US…mais à l’échelle de la petite communauté du Marais). On se la racontait, on s’amusait, on dansait (plutôt pas mal il faut bien le dire) autant pour notre plaisir que pour épater la galerie. J’ai rarement été aussi insouciant qu’à cette époque: j’avais suffisamment d’argent de poche pour m’amuser, mes études se passaient bien, je me sentais désiré (et envié…c’est terrible de dire ça avec le recul).

    Et puis cette vieille rombière de Galia (elle est devenue quoi celle-ci ?) nous aimait bien. Elle nous avait choisi comme Overkitsch boy à tour de rôle, ce qui nous a garanti des entrées gratos au Queen pendant plusieurs années. Et le top c’est qu’on pouvait entrée dans le carrée VIP…soit parce qu’on avait suffisamment pour se payer une table, soit parce que Galia nous attrapait par le bras en gueulant dans son micro « Rentre dans ma secte, misérable insecte ». C’est vraiment débile, mais à 20 ans, ça nous faisait kiffer d’être à part, dans ce carré VIP minable où il y avait surtout des gigolos et des dealers. Bon, je dis pas, mais ça nous est arrivé de croiser des joueurs de l’équipe de France (ce qui a alimenté mon fantasme Lizarazu pendant des mois)….mais globalement on avait plutôt affaire à des veilles vedettes complètement ringardes (Orlando, Amanda Lear, Patrick Juvet). Ca tombait bien on avait rien de vrais VIP nous non plus si ce n’est notre égo surdimensionné de jeunes cons.

    Je me souviens aussi d’une facette beaucoup plus sombre. Comme cette grosse drag-queen dégueulasse (Ploum ou Plum) qui me draguait en vain en me proposant de la coke. On avait beau être des clubbers invétérés, on ne fumait pas (et on se droguait encore moins !), on buvait peu, on ne draguait JAMAIS (c’était une règle absolue – on trouvait tellement ringard et vulgaire de ramasser un mec sur le dancefloor) et ça nous paraissait super glauque.

    Cette époque, c’est aussi une musique (les hurlement hystériques sur Ride on Time ou les chorées de malades sur les remix de W. Houston), un look (comment faire queer et chic sans faire pédale…telle était la question existentielle qui nous tenaillait chaque dimanche soir), une attitude, et nos petits moments de gloire, bien dérisoires et pitoyables à la réflexion (comme être sur le fly de la soirée Drôle de Dames de Sandrine)

    A 30 ans, quand je repense à cette période de ma vie, j’éprouve un mélange de honte (très clairement j’étais totalement frivole, égocentrique, arrogant, moqueur,) et de nostalgie (l’insouciance, la jeunesse, la beauté, les copains etc.).

    Je crois que je suis allé pour la dernière fois au Queen quand j’avais 23 ans…7 ans déjà. Et malgré les bons souvenirs, je n’ai jamais éprouvé l’envie d’y retourner.

  17. I loved reading this! brought back some nice memories from my life in Paris early ninties… Finish work, off to Queen at 1am, bonsoir Sandrine!, Disco Mondays, Foam Tuesdays?….. ANY night except Fri or Sat…..white nights, crazed people, famous people, then taxi at 4am to Privilege….. I want a time machine…TAKE ME BACK! XX

  18. ouh là… je fais juste une pause pour lire ce post, et me voilà comme un con sur ma chaise de bureau, presque la larme à l’oeil, quelques… 16 ans plus tard ! :xpleure:

    Mat, toi et moi, on en a laissé ensemble de la sueur sur le dancefloor dans ce Queen qu’on adorait… Merci pour cet article que je lis somme-toute 6 ans après rédaction :rigole:

    Bises

    Seb xoxox :fleur2:

  19. Un de plus ! Nostalgie quand tu nous tiens… Quelqu’un sait ce qu’elle devient Sandrine à ce propos ?
    Je me souviens aussi de nombreux dimanches qui débutaient en après-midi au GTD du Palace puis continuaient au Privilège en sous sol avec du son tribal que je « surkiffais » ! Pour finir au Scorpion en arrivant juste à l’heure du show transformiste ! Pour ensuite déambuler sur du nightcrawlers (j’avais 16 ans…) A cette même époque il y avait aussi de très bonnes soirées aux Folie’s !

  20. Sandrine du Queen n a jamais mordu personne!!!(enfin jamais jusqu au sang)
    que lis je?le Scorpion sans citer la celebre Carmen(petit bar tout pourrave de la rue vivienne)

  21. Incroyable cet article et les commentaires que je viens de lire (8 ans plus tard) J’ai été un assidu du Queen de 1994 à 2007. La période 92-99 était clairement l’âge d’or : être gay était branché et les heteros avaient un train de retard au niveau du look. les gays étaient véritablement précurseur de tendances. Aujourd’hui ce monopole n’existe plus car la fashion s’est incroyablement démocratisé. Quand j’ai commencé à sortir il y avait le palace de régine (puis des guettas), les bains douches et des endroits plus smart comme le Niel’s et l’arc. En un peu moins bien on trouvait le bataclan et le folli’s pigalle. Sandrine à la porte nous terrorisait au début elle me scanné de haut en bas, ensuite elle murmurait un vague « c’est bon » à l’oreille de ses boys, puis à la fin elle nous laissait entrer sans nous calculer. Une fois même la bise !! Il faut dire que les derniers temps nous avions quitté les marches et la piste de dance pour le carré VIP ou nous étions insupportables ! Après le Palace que j’ai fréquenté 2 fois en 95, les bains ou j’ai été plusieurs fois, le Queen 92-95 a sans doute achevé une sorte d’âge d’or du clubbing festif parisien, allant du disco, à la new wave jusqu’à l’arrivée de la house music (qu’on entendait qu’exclusivement en club) avant l’ère internet. Je suis parfois nostalgique et repense aux visages de ces gens dont nous ne connaissions pas la vie, de ce Queen là, franck Maillot le RP, Hackim – futur Shanez, Laurent, Veronica, …
    Sandrine ces dernières années travaillait au mathis bar, endroit sélect dans le 8 em, les soirées de Galia sont terminées depuis 2 ans, et une nouvelle génération a pris notre place !

  22. Bonjour à tous,
    je suis à la recherche de Mercedes, cette personne a changé ma vie, il y a plus de 20 ans de cela. Si vous savez ce qu’elle est devenue, ou savez comment la joindre, je vous remercie de m’écrire sur ma boîte perso: euphorie_2@hotmail.fr.
    Autre question: quelqu’un se souvient-il du nom de cet after bien glauque, peuplé de travestis asiatiques, porte Maillot, aux alentours de 93? On y finissait les nuits après le Follie’s, ou le Queen qui venait d’ouvrir…
    J’attends vos réponses!
    Rebecca

    1. Ce n’était pas glauque du tout, je me suis bien amusé quand-même avec le BOY’S fermé… c’était le MEMORIES… sous-sol du Palais des Congrès ^^

  23. Nous n’avons pas raté nos 20 ans, mon pote. je t’assure que nous avons fêté à nos 18-20 ans l’arrivée de la house et de l’électro au BOY’s en 1988 (je passais devant encore quand c’était une boîte hétero rock, le ROSE BONBON ^^) . Je me souviens qu’avant le BOY’S il fallait aller à HAUTE TENSION de David Girard, ensuite le BH et là en 1989 un mec m’a dit qu’il y avait une nouvelle boîte où tout le monde allait et c’est pour ça que le BH se vidait… Ensuite, le BOY’S après 3 années de folles nuits durant toute la semaine a fermé et tout d’un coup les gays de Paris et d’ailleurs se sont sentis seuls dans la nuit pendant quelques semaines avant l’arrivée du QUEEN un lundi soir avec sa soirée DISCO…(avant c’était le CENTRAL avec sa carlingue de DC-8 tout le long du mur où c’était siuté après le carré VIP du QUEEN). Toutes les années 90 et puis jusqu’en 2003 le QUEEN était la référence pour moi et les touristes gays d’Europe … je me souviens les pleurs de ceux qui ne pouvaient pas entrer, même les gays étaient refoulés par l’horrible Sandrine…. je me souviens de ces deux beaux gars de 20 ans genre militaire qui sont arrivés main dans la main pour faire couple homo. Le beau portier blond type SS à l’entrée les avait vus de loin, moi aussi, la dégaine militaire hétéro se voyait de loin hahaha…. refoulés, la honte pour eux. J’ai eu de la peine pour les deux mecs, pourtant ils étaient tellement beaux… mais hétéros! Et dans la boîte plein de baleines!

    Les soirées mousse, la soirée des Belges, la nuit SADO-MASO, etc ….. il y avait cette cabine téléphonique sur la mezzanine qui faisait tout le tour du haut. On baisait dans cette cabine au vu et au su des gens à côté qui faisaient mine de ne rien voir hahaha… combien de fois j’ai sucé dans cette cabine et même dans le couloir de la mezzanine. Je ne sais pas si l’on trouve encore des boîtes ou des soirées comme ça à Paris. Pour dire, j’ai mis mes pieds au QUEEN en 2010 après de longues années d’absence (depuis 2006), un samedi soir et je me suis senti dans une boîte hétéro de province, tout propre, tout parfum, sans l’odeur des cigarettes, plus hétéro que gay… je me suis senti un vieux clochard et je ne suis plus revenu.

    Pour te dire que je suis plus vieux de la vieille que toi :D En 1982 ceux qui avaient 18 ans allaient danser Michael Jackson au BROAD ou le CLUB, rue Saint Denis, il y avait que ça de gay. Au BROAD on levait la tête pour regarder le DJ (on disait le disquaire) tout jeune qui passait déjà des morceaux pour faire transpirer et qui débutait sa carrière à 17 ans, un certain DAVID GUETTA. Il faut dire qu’à Paris quand on est plutôt feuj que goy ou beur, on a plus de chances de réussir dans le milieu artistique ^^

    Je peux te dire que le meilleur du QUEEN c’étati vraiment avant 2004 mais ça, tant pis pour toi, tu étais encore au collège ;-)

  24. LA CHOSE, salut!

    Tu es toujours vivante en INDE ou à Paris?
    Reviens ici nous parler si tu es toujours sur cette planète TERREn chère amie :-)

    Viens nous parler de ton expérience à GOA.

  25. je ne suis pas homosexuel,je ne l ai jamais etait,et pourtant j ai bien essayé!!puree que je me souviens de ces années d ‘enfer!!! on commencait par le queen,apres rue de ponthieu au cirque,et on finissait en after au scorpion!!!,je me souviens au cirque d une musique,n est il pas possible,de trouver quelques part les traces de son passage… ..nous etions heteros,homos,lesbos..nous etions libre…..Nous etions en paix…..

  26. C est rigolo de tombé sur votre blog.
    J étais un des gogos de galia de 98 à 2003, (Julien).
    Et j avoue que j ai passé les plus belles heures de ma vie avec l équipe d overkitch.
    C est un souvenir inoubliable.

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