Inside Man, L’homme de l’intérieur

Clive Owen, Jodie Foster et Denzel Washington, avec Spike Lee derrière la caméra… Cela peut tout donner, mais là c’est carrément le carton. Car d’un film classique de braquage de banque, on obtient un tout autre film passionnant au scénario machiavélique, aux passionnants personnages et tourné de main de maître. Non seulement l’histoire est originale, mais on sent aussi tout au long du film les petites spécificités de Spike Lee, ce qui rend l’ensemble particulièrement singulier et savoureux.

Il s’agit donc d’un hold-up en plein coeur de Manhattan, quatre personnes armés (dont Clive Owen), habillés en peintres, font irruption et prennent une trentaine de personnes en otage. Ils obligent les otages à porter les mêmes tenues, ce qui provoque la confusion. Denzel Washington est un détective qui s’occupe de la négociation avec les cambrioleurs, tandis que Jodie Foster qui est une femme « influente » tente de protéger les intérêts du propriétaire de la banque. En effet ce dernier y possède un coffre qui renferme des documents compromettants.

La structure même du film et sa mise en scène permettent de dynamiser ce film, et lui donne un rythme effréné. Cela permet de couper aussi un peu avec un type de film qu’on ne connaît que trop bien. La caméra est d’une agilité dingue, et elle capte une énergie fantastique que ce soit dans les visages des comédiens, ou dans les scènes d’action. D’autre part, on est rapidement affranchis sur le fin mot de l’histoire, et sur le fait qu’il n’est pas comme les autres, car des « flash-forwards » (contraire du flash-back, des morceaux du futur viennent s’intercaler dès le début) nous informent graduellement de la manière dont s’est déroulé le hold-up, et sur les tenants et aboutissants de tout cela.

Evidemment la place est laissée aux habituels retournements de situations, et autres faux-semblants, ça c’est classique, et ça ne manque pas à l’appel. En attendant, les trois comédiens principaux sont simplement épatants dans leurs rôles respectifs. Jodie Foster avec son air de pétasse prétentieuse et supérieure, et son sac Hermès (un Birkin darling !) qu’elle emmènerait presque avec elle dans la banque, pour aller parlementer avec un Clive Owen plus froid et calculateur que jamais.

Et Spike Lee ne serait pas Spike Lee sans ses petites touches humoristiques et grinçantes, ou alors carrément dénonciatrices, sur des aspects raciaux et sociaux. Du début à la fin, le film est aussi l’occasion pour le réalisateur de continuer à asséner ses idées, et là avec une remarquable aisance, beaucoup d’humour et de finesse. Il profile aussi avec Denzel Washington un véritable héros black. Pas le personnage black pour remplir les quotas avec la gentille personnalité et les blagues à deux balles, mais au contraire une vraie figure héroïque, avec beaucoup de charme et d’authenticité.

Il s’agit vraiment au final d’un excellent film, à voir sans hésitation.

PS : Et le beau gosse du film pour moi c’est « Carlos Andrés Gómez », il m’a rapidement tapé dans l’oeil. En fait, il n’est pas vraiment comédien, mais plutôt poète si je comprends bien sur son site (slammeur ?). Je l’ai trouvé mignon, mais c’est plus sa manière de s’exprimer, et son regard en fait qui m’ont marqué (car on ne le voit pas tant que ça dans le film, mais vraiment j’ai été sensible à son charme).

L’avis des copines : Orphéus, Niklas.

Inside Man, L'homme de l'intérieur

6 Commentaires

  1. @ Matoo: le slammeur est en quelque sorte un rappeur(n’aie pas peur)qui déclame ses textes en public lors de joutes verbales; dans le slam il n’y a pas de musique seul prime le texte,la musicalité du texte et la personnalité du slammeur.
    le slam est trés en vogue dans les quartiers Noirs des grandes villes US

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