Livre 5 – II

Qu’il est aisé de repousser et d’abandonner toute pensée déplaisante ou impropre, et d’être aussitôt dans un calme parfait !

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

J’aime bien cette manie qu’a le philosophe de sans cesse rappeler à quel point on maîtrise ce qui se passe dans notre tête, et surtout ces choses qui « dépendent de nous ». La simplicité de l’exercice mental qui permet la paix intérieure, en opposition aux prises de tête introspectives qui embuent la conscience. Plus facile à dire qu’à faire évidemment…

4 Commentaires

  1. A faire, c’est encore possible.
    Ce que ne dit pas le philosophe, c’est comment avoir envie de le faire: les idées noires engendrent le désir de se morfondre et la conviction qu’on est très malheureux, dès qu’on souhaite en sortir et qu’on commence à envisager une méthode pour en sortir (le plus souvent une simple occupation manuelle suffit), on en est déjà sorti.

  2. La tournure emphatique de l’empéreur est suspecte : c’est comme s’il essayait de se convaincre lui-même. Ou plutôt son lecteur, car le philosophe sait très bien que loin d’être aisé, cela demande un travail sur soi considérable, et de longue haleine!

  3. de l’exercice de la prise de tête bien menée naît souvent l’incommensurable fatuité de la prise de tête entâmée… on se morfond, on s’apitoie, on se plaint, on gémit, on a mal, oh! si mal… mais pourquoi déjà ? Il faut s’écouter pour entendre qu’on n’avait rien à se dire. Suis-je en train de dire le contraire de Marc Aurèle : qu’un bon vieil épenchement soulage plus que cent tentatives d’arrêt ? On ne se libère de ses glaires qu’à condition de les cracher… ou de les avaler !

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