Marie-Antoinette

Je suis sorti un peu mi-figue mi-raisin de ce film… Pas du tout pour son traitement iconoclaste qui me va très bien, et qui est un des points positifs. Non là, je dois renouveler mon admiration à Sofia Coppola, il s’agit d’une oeuvre brillamment filmée et qui foisonne de bonnes idées. Je n’ai pas été choqué par la musique contemporaine ou par les quelques anachronismes qui, paraît-il, hantent les décors.

Non je crois que ce que je trouve simplement chiant c’est cette histoire là. Je pense que je trouverais aussi chiant la biographie de Paris Hilton, dans le genre de nana écervelée qui passe son temps à essayer de tuer le temps en shopping et fêtes. Dans sa manière d’exprimer que la vie de Marie-Antoinette est une intrigue universelle et intemporelle, Sofia Coppola montre cette dernière en folle dépensière, superficielle et à l’existence totalement scandée par le protocole de Versailles.

Evidemment, on vit aussi les souffrances de la jeune reine qui est délaissée par son mari, plus branché serrures et chasses (chacun son truc hein ?!). Mais cela ne m’émeut pas plus que cela, et les dernières années sont résumées en quelques scènes fugaces. Tout cela correspond bien aussi à la vision de Marie-Antoinette qui n’a jamais rien vu de la vie de sa cage aux barreaux dorés. On comprend bien d’ailleurs qu’il s’agit d’une prison, aussi dorés les barreaux soient-ils, et on ne l’envie vraiment pas (sauf pour ses chaussures, et les supers desserts qu’elle s’envoyait la gourgandine !). La réalisatrice figure aussi terriblement bien la fuite dans les plaisirs pour exorciser un présent trop morne.

Donc malgré la superbe mise en scène, les comédiens impeccables (magnifique Kirsten Dunst) les décors et costumes somptueux, je trouve cette histoire d’un lénifiant absolu. Esthétiquement c’est irréprochable, et si l’on aime un peu les froufrous et fanfreluches du 18ème siècle, c’est un bonheur. (Eh oui c’est un film de tapioles… oui, oui.)

L’avis des copines : Curudin, Zvezdo, Niklas, Ron, Oli, Orpheus, lieux communs et Nij.

Marie-Antoinette

12 Commentaires

  1. Je me suis moi aussi emmerdé ferme. Malgré le faste d’une esthétique visuelle irréprochable – Sofia Coppola a été à bonne école, c’est indéniable – le film est raté. Une petite précision, toutes les pâtisseries viennent de chez Ladurée. Tu m’étonnes qu’elle s’empiffre, la gourgandine !

  2. Assez d’accord avec toi. La bande son ne m’a pas choqué, et j’avoue avoir zappé les anachronismes. Je suis sorti limite décu, mais en me remémorrant le film, je modère mon avis. Je pense en fait que j’attendais un truc beaucoup plus chtarb, provocateur, bizare, un peu comme lost in translation. D’ou la déception des premiers instants.

    Faudrai toujours aller voir un film sans lire les critiques avant.

  3. Première fois que je vois un film de Sofia Coppola (pas taper, pas taper).
    Le film m’a paru long et pourtant c’est très beau, très bien fait et la prestation de Kristen Dunst m’a impressionnée.
    En fait, je pense qu’il aurait été possible d’aller beaucoup plus loin dans l’analyse du personnage et de son évolution.

    Mais comme RCerise, en repensant au film, je modère ma critique !

  4. Je suis aussi allé le voir. Pareil que tous les avis déjà donné ici… J’ai bien aimé ce film mais je m’attendais à mieux ! Mais avouez que Jason Schwartzman est très sexy !

  5. Eh bien moi je ne me suis pas ennuyé un instant ; j’ai trouvé le parti pris de raconter cette histoire à travers le regard et le point de vue de Marie-Antoinette fort intéressant. Et du coup, la Reine s’en trouve réhabilité et du coup on accepte toutes ces contre-vérités qui ne me semblent pas d’une importance capitale,…le portrait de Marie-Antoinette est somme toute très attachant et crédible.

  6. Il y a une série de bouquins intéressante (Histoires d’amour de l’histoire de France, de Guy Breton) où l’auteur réinterpète les grands événements de notre histoire à la lueur des secrets d’alcôve. On y apprend (il paraît que ça figure dans les archives) que Louis XVI souffrait d’un phimosis, en clair un prépuce trop étroit qui le faisait souffrir quand il bandait. Une simple petite opération aurait résolu le problème, mais le bougre la retarda pendant des années, étant fort douillet.

    Résultat: à chaque fois qu’il tentait de faire reluire Marie-Antoinetee: douleur, et stop, il retournait à ses serrures, laissant la malheureuse vierge et avec le frifri on fire et non éteint par un Canadair défaillant. Elle se serait alors mis à compenser à mort par la dépense et la méga-teuf. En clair, s’il y a eu Révoluetion, c’est en partie parce que Louis XVI ne savait pas se tenir au lit. Raccourci audacieux, non?

  7. (magnifique Kirsten Dunst ?) … oh la la la la. Suis je seul à lui trouver un physique étrange (et dans le mauvais sens du terme)? en tout cas moi aussi les patisseries de Ladurée ça à fait tilt dans le générique de fin. Mon passage préféré se trouve lors des scènes de jardin avec sa fille (quand elle joue avec une coccinelle) mais c’est surtout parceque ça m’a rappelé « le Nouveau Monde » de Terrence Malick. Un film néanmoins très beau qui correspond bien à sa réalisatrice. Mais ne fait vraiment pas le poids face à Lost in Translation

  8. C’est vraiment comme un gros bonbon sucré, cette M-A., envellopé dans un papier-dentelle froufroutant et charmant, mais une fois dégusté, la bouche reste molle et pâteuse malgré la coupe de champagne qui doit l’accompagner.(Est-ce dû à la bouche ou au bonbon???)
    C’est un bien bel/bon objet, comparable (puisque je métaphore dans la sucrerie) à une « barbe à papa »… du sucre et du vide…
    Maintenant je pars voir, « Zazie dans le métro » de L.Malle, rien de tel que Queneau pour se remonter le moral!

  9. Le début est quand même super réussi, au delà de l’esthétique.
    Toute les scènes dans le carrosse, où elle s’ennuie et elle montre le portrait de louis XVI, puis son arrivée à la frontière, et la violence symbolique qu’elle subit… il y avait presque de la tension dramatique, et un début de réflexion sur les rituels de la cour…

    Après ça s’essoufle un peu, avec ce défaut que l’on répète tout le temps : en 1789, on a l’impression que seulement quelques mois se sont écoulés…

  10. Tous les ingrédients pour faire un film « branché » mais cela tourne au ridicule super chiant. Il n’y a pas de scénario, les dialogues sont insipides (dommage pour un film sur le dix huit siecle ou les mots et le discours étaient si importants), Kristen durst affiche un sourire niais, les costumes sont ridicules et les images moches. On s’emmerde grave….

  11. ce film n’est pas un navet malgré ce qui ressort des commentaires. je le considère plutôt comme un bon début, un moyen d’ammener les jeunes à voir que l’Histoire n’est pas uniquement quelque chose de poussièreux réservé au troisième âge qui n’accepte pas l’évolution de la société. Les personnages sont attachants, ce qui est relativement nouveaux pour MA et Louis XVI. le côté « ado » du film et les anachronismes permettent à S. Copolla de nous dire qu’elle n’a pas la prétention de refaire l’Histoire. J’ai trouvé ce film très bien, et le message est bien passé. enfin l’ésthétique du film est très belle, très douce, ce qui repose l’esprit. De temps en temps on peut se passer de l’agressivité.

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