We’re here ! We’re queer ! Get used to it !

Gay Pride Paris 2006

Comme XIII, ma première Gay Pride était l’EuroPride de 1997 (avec 300 000 personnes, ce qui avait été un record assez incroyable, et assez important pour que les télévisions en pondent des sujets), c’était donc ma dixième marche, et ma première Fuck Pride. ;-)

A force de pondre des articles, j’en suis à mon mille-cinq-cent-cinquante-deuxième (hors « linkage » et « Marc-Aurèle »), je me répète forcément en parlant de sujets identiques ou connexes. Mais ce n’est pas tant que je fasse des redites, que les lecteurs changent, et tout le monde n’a pas tout lu de A à Z (Oh non les pauvres, surtout pas ! Arf.). Donc je suis parfois surpris de certains commentaires ou remarques, alors que je parle régulièrement d’un sujet. Mais c’est tout à fait logique…

Et la Gay Pride comme c’est tous les ans, bah j’ai déjà l’impression d’avoir ressassé quatre fois le truc (c’est ma quatrième Gay Pride depuis que je blogue). En y regardant d’un peu plus près, c’est en effet le cas, mais je ne peux pas m’empêcher d’en remettre une couche avec tout ce que j’ai lu à droite et à gauche. ;-)

Et la première des raisons, comme j’en parlais déjà en 2003, c’est stupide peut-être en apparence mais c’est « Stonewall ». Eh oui, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ces travelotes et autres copines de 1969 dans ce bar new-yorkais qui se sont bastonnées à coups de talons aiguilles pailletés pour ne plus la fermer. Donc la Gay Pride c’est aussi cela. Une commémoration, un souvenir de cette lutte qui a commencé officiellement il y a 37 ans.

Et puis comme je le disais à maintes reprises, en 2004 en évoquant la « bonne image » ou la « respectabilité », j’aime cette manifestation gros mélange d’activisme, de teuf et de n’importe quoi. Cela prouve que nous sommes encore une communauté plurielle et décalée. Mélange improbable justement et de plus en plus hétérogène, de plus en plus riche, de personnes qui pourtant devraient se souvenir qu’elles ont cette particularité commune : être différent, mais être soi, être bien. On trouve de tout à la Gay Pride et c’est simplement fabuleux. Des folles, des sages, des looks hétéros ou racailles, Gucci-Prada ou versaillais, minet ou butch, trav, drag de plus ou moins bon goût, créatures étranges, facheunes victimes hautaines… bref tout !

Enfin j’en ai parlé l’année dernière, la lutte pour notre reconnaissance et acceptation n’est vraiment pas terminée. Nous sommes tout juste tolérés mais ce n’est pas la peine de vouloir l’égalité. Et sans même parler d’union, imaginons la simple possibilité que l’on se tienne la main dans la rue sans choquer personne. Oh là… Et l’homophobie est loin d’être éradiqué, nous en avons chaque jour des preuves. Il faut savoir qu’on peut tout à fait rétrograder sur ces sujets… et plus facilement qu’on ne croit.

Je sais que ce n’est pas non plus le truc parfait, ou la solution unique, et je ne cherche pas à quantifier son importance. Mais cette visibilité est tout sauf négligeable. Je ne jette pas la pierre à ceux qui ne veulent pas y participer. Evidemment, chacun fait ce qu’il lui plait. Mais je ne comprends pas les discours méprisants, ou pires, à l’encontre de cela. Nous arriverons certainement à une intégration et assimilation dans les valeurs traditionnelles de cette société, dans quelques dizaines d’années peut-être, et alors vraiment on ne parlera plus de communauté. Mais en attendant, on est bien content de la trouver… et il ne faut vraiment pas en minimiser les aspects positifs (ET négatifs !).

Cette année fut un excellent crû ! Autant par le climat que par la fréquentation, cette Fuck Pride était un très plaisant moment. Entouré de mes amis, j’ai dansé, marché et sifflé (grâce à PinkTV, merciiiiiiiiiii), j’ai maté comme un ouf tout ce qui bougeait (et putain qu’est-ce que ça bougeait !). La Fuck Pride, on y croise des anciens amis, des ex, des connaissances, des plans culs, des profils divers et variées, des blogueurs (Eric et son Jul, Martine et son Grey) et bogueuse (Sissi !!)… Et puis, nous avons rejoint Bastille, et là nous avons rejoint un petit bar resto adorable vers Bréguet-Sabin où nous avons bu, mangé, devisé, ri… Un petit morceau de bonheur que cette journée…

A Bastille avec une place totalement blindée, et un mec sur la colonne qui paraissait particulièrement bien inspiré

Gay Pride Paris 2006

Et de plus près, oui on pouvait affirmer qu’il était prêt à donner de lui-même pour militer. Rhaaaa lovely !

Gay Pride Paris 2006

Thanks god I’m gay ! ;-)

L’avis des copines : Mathieu, Le Rhéteur, Tati, Garoo, Padawan, GuiM, XIII, Grey, Orphéus, Coxx*, Coxx**, Sissi, Aurèle, Bip76, Zvezdo, Sé non è vero, le nain masqué, RCerise, Chronolog, Finis-Africae, Ikare, Indilou, Mélie.

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Merci à mon joli Pascal « Angoulême » pour les tofs… ;-)

23 Commentaires

  1. je sais que c’est perdu d’avance, mais tant pis, allons-y (suis un tenace): comment dire? pour moi l’ideé de communauté est une pure hérésie. Pourquoi ferai-je parti d’un clan sur la simple base de ma sexualité? Si je n’ai RIEN en commun avec des gens, à part le fait d’aimer la bite plutôt que la chatte, cela suffit-il à faire d’eux mes pairs, mes indéfectible frères/soeurs ou alliés? La « marche des fiertés », pourquoi? oui, je comprends stonewall, les années 70′ et tout le toutim, mais à présent, en 2006 je n’ai ni honte, ni fierté à être PD. Ma sexualité ne défnit pas mon être, ma vie. Puisqu’on parle beaucoup philo, relisons Sartre: l’homme se définit par ses actes, non son essence: je suis fier de ce que je fais, pas de ce que je suis.
    Le repli communautaire (car c’en est un) finit par fixer chaque homme ou femme en catégorie, sous-catégorie ect: du coup je suis bien emmerdé car je ne suis pas (ou je ne le vois pas!!!)  » folle, sage, looks hétéro ou racaille, Gucci-Prada ou versaillais, minet ou butch, trav, drag de plus ou moins bon goût, créatures étranges, facheune victime hautaine ». En fait je suis moi. Vision universaliste très old school, pas très glamour certes, mais qui a le mérite de faire exister un être humain avant tout.
    Cela dit, une gay pride, ça sert surtout à draguer, alors on peut le/la prendre (oups) comme ça aussi!:lol:

  2. En fait je suis d’accord avec toi Bruno. Enfin, je respecte ce que tu penses… Par contre, je pense qu’aujourd’hui nous ne sommes encore pas assez accepté pour nous passer de la communauté. L’acceptation actuelle ne s’est pas faite comme cela, c’était à la fois une reconnaissance politique (grâce au militantisme) mais aussi sociale et économique. Donc sans communauté ou identification en tant que telle (soit en tant qu’électeur, citoyen ou consommateur) je pense que nous en serions encore au siècle dernier. Et c’était pas gai. :-)

    Mais dans quelques temps, on s’en passera c’est sûr. Je suis aussi d’accord sur le fait de ne pas être caractérisé que par ma sexualité. Mais ouai ! :ok:

    Par contre et aussi d’un point de vue très pragmatique, la communauté est aussi utile simplement pour nous permettre de nous retrouver et nous aimer (oui copuler quoi ! :pompom:). Sinon c’est concrètement assez difficile de se trouver un mec quand on ne fréquente que des hétéros, or ils ont en majorité (si si).

    Je ne connais que peu de gars qui arrive à trouver un mec dans la rue ou dans une soirée hétéro, ou à qui ses amis hétéros lui présentent un mec (quoique c’est certainement à l’origine d’une de mes plus belles histoires d’amour…). Finalement même ceux qui sont révulsés par cet instinct grégaire communautaire utilisent peu ou prou ses « infrastructures » pour se rencontrer. Site web, lieux de dragues, annonces, etc. Nous restons malgré tout une minorité…

  3. Moi je suis entièrement d’accord avec toi Matoo, malgré les 20 ans qui nous séparent .. lol .. Oui ! la Gay Pride a encore 1000 raisons d’exister ! les inégalités, plus grave l’homophobie, sont encore bien présentes, même chez nous, je ne parle même pas des pays style Iran .. Oui ! moi aussi j’adore ce gros mélange un peu décalé ! (j’ai pourtant connu toutes les Gay-Prides parisiennes, ben je ne m’en lasse pas ..) moi je ne suis qu’un (vieux) PD bien banal ma foi, mais toutes les catégories que tu cites (folles, travs, créatures en tout genre ..) non seulement elles ne me dérangent pas, mais je les aime moi, et suis prêt à les défendre en cas de problème .. se passer de cette communauté dans quelque temps ? je suis juste un peu plus pessimiste que toi .. je dirais dans très longtemps … alors rendez-vous en juin 2007 ! :-))

  4. :cool: surprise ! je suis citée dans « l’avis des copines »(mais ho ! je ne suis pas une « bogeuse »!!!!).
    Oui bien d’accord : ce fut un « très plaisant moment »

  5. Je crois que beaucoup de pédés ont un avis proche de celui de Bruno.
    Je l’ai moi même eu, mais plus le temps avance, plus je me rends compte de l’importance d’une démarche de groupe. C’est elle qui a permi d’avoir les (rares) acquis sociaux dont nous disposons et il ne faut pas perdre de vue que le combat est loin d’être à terme.

  6. « Le repli communautaire » disait Bruno. C’est l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Je considère plutôt la Gaypride comme un rassemblement qui semble de plus en plus ouvert vu le nombre d’hétéros gayfriendly qui aiment y venir (lors d’une participation, c’est grâce à cette « mixité » que j’ai rencontré une collègue very open qui m’a fait coucou :kiss:juste au moment où je venais de grimper sur un char animé par des compatriotes rencontrés par hasard). Et puis c’est festif, on ne va pas cracher dessus.:pompom:

  7. J’ai pas fait le défilé, juste boire quelques litres.

    Ahh, il y a 10 ans, moi aussi ma 1e GP. Et c’était l’EuroPride, je ne m’en souvenais plus. Je me rappelle le club des gays jardiniers, en tablier, torse velu-rasé, soooo sexy, je me rappelle la bonne ambiance, et je me rappelle que, oui, ce jour-ci, j’ai découvert que je n’étais pas seul.

  8. Je fais partie de ceux qui sont convaincus de l’utilité de la GayPride, en tant que moment de grande visibilité et de revendication de nos droits. Sans parler de l’aspect purement festif, bien agréable en pleine rue et sous le soleil.
    Mais je suis aussi déçue par la récupération politique et les images que les télés exploitent (les plus chaudasses forcément) qui ne jouent pas forcément en notre faveur. A ce propos, j’ai toujours été sceptique qu’on demande à monsieur et madame tout le monde de respecter les homos, tout en leur montrant ces mêmes homos le cul à l’air se déhanchant furieusement sur de la techno !

    Mais comme tu le dis très justement, l’important c’est qu’elle existe cette GayPride, quelque soit ses défauts ! :pompom:

  9. Je relis les commentaires au-dessus, à propos du communautarisme. Je rejoins les deux premiers, surtout le « Mais dans quelques temps, on s’en passera c’est sûr » (auquel je mets tout l’espoir qu’il m’est permis).

    Pour l’instant, il est pour moi utile d’avoir des militants (issus de la « communauté ») afin de faire évoluer les moeurs hors et dans la « communauté ». Je prends ici pour exemple le cas des suffragettes, des 573 salopes, vox populi, qui les ont fait changer. (Cependant, l’abolition de la peine de mort s’est faite au Parlement, alors que la majorité populaire aurait été contre). Au début il faut ce battre. La GP se banalise, tant mieux.

    Il y a un site intéressant sur le comunautarisme, (http://www.communautarisme.net/, dont la section bretonne /crib – parce que je baigne dedans). C’est un point de vue, que je ne partage pas toujours.

    J’espère voir le jour où l’on n’aura plus besoin de communauté militants homo, cela voudra dire que beaucoup de chemin aura été fait dans la voix de l’acceptation de la différence de l’autre. De lieux de rencontres, oui !! C’est plus pratique pour draguer.

    (et dire que personne ne parle de la discrimination que subissent les gauchers, merde alors ! :pompom:)

  10. J’ai aussi un avis proche de celui de Bruno. Je n’ai pas cet esprit communautaire. Pour l’avoir effleuré un peu (pour ne pas mourir con, d’être resté loin de « ça » simplement sur des préjugés), le « milieu » ne m’a pas plu, par trop sectaire, trop replié sur lui-même. Je n’y ai trouvé que des inconnus en chasse pour un soir, des porteurs d’étendards, des types paumés dans la masse… et la foule de ceux-là a sûrement masqué les quelques mecs intéressants que j’aurais pu rencontrer, venus se perdre comme moi dans ce qui semble à tous être le seul moyen de se rencontrer. Mais à aucun moment, des frères.

    Certes le milieu hétéro n’est pas le plus adéquat pour rencontrer l’âme soeur. Mais les outils de coucherie que propose « la » communauté gay ne se sont pas révélés plus efficaces pour un type comme moi (entendez par-là, un type que le milieu classe dans les Bears). Au milieu des minets, toutes les fenêtres se ferment, tous les dialogues sont sans suite… Je préfère presque venir frapper à une porte que je sais fermée, qu’à une porte qu’on ferme en me voyant! La communauté gay se retrouve dans ses outils et là aussi on se heurte à tous ses vilains préjugés. Je n’ai pas décidé d’être un gros nounours… Mais on a décidé pour moi que j’étais d’une race qui ne pouvait trouver son homme uniquement dans des sous-espaces réservés.

    Le milieu hétéro n’est pas aussi fermé qu’on le dit, il a le mérite de ne pas être arrogant et contrairement à ce qu’on pense, des deux « milieux », je ne sais pas lequel porte le plus de jugements, ni lesquels me font le plus mal…

  11. :redface: Mon petit Hors-Sujet, c’était juste pour répondre à ça:
    « Je ne connais que peu de gars qui arrive à trouver un mec dans la rue ou dans une soirée hétéro […] Finalement même ceux qui sont révulsés par cet instinct grégaire communautaire utilisent peu ou prou ses “infrastructures” pour se rencontrer. Site web, lieux de dragues, annonces, etc »

  12. Comme Evan, je suis parfois irrité par les gays qui appellent à faire « communauté » au moment de la gay pride et qui le jour suivant vont te cracher dessu car tu n’as pas le bon look, tu es trop vieux, trop ceci ou cela.
    Je suis aussi ce qu’on appelle un bear, mais ce n’est pas pour cela que je ne vux rencontrer que des bears…
    Toutefois, ilme semble important de manifester publiquement que nous existons, que nous vivons dans le même espace soail que ceux qui ne veulent pas que nous ayons des droits pour nous aimer.
    Je rêve qu’un jour par ans, les homophobes se retrouvent dans la situation d’être minoritaire et qu’ils endurent ce qsue nous devons souvent supporter.
    Alors, oui, bien que la gay pride ne soit pas l’image la plus réelle des homos (les médias aimant davantage les drags queens ou les cuirs que les gens ordinnaires…), il faut continuer à l’organiser et à y aller.
    Belge, je sais que j’ai beaucoup de droits, mais souvent, je n’ai pas le droit d’^tre moi avec moncopain, amoureux dans l’space public…
    Alors, malgré les critiques, je continue à y aller.

  13. Beh vous voyez les gars, suis ravi de vos réactions nuancées et intructives : comme quoi rien n’est perdu… Bon toute façon on savait que ce blog d’un garçon très intelligent (un coup de cire d’abeille, un!) est lu par des garçons et des filles très intelligents. :langue:
    Ce qui me plait, c’est de voir que tout le monde a une vision plutôt lucide des chose: oui, moi aussi j’espère que la Pride finira d’ele même. Et l’imag du verre à moitié vide, moitié plein est juste: encore faut-il jouer avec prudence avec les lois du Milieu (gulp!)! Après pour ce qui est de l’acceptation ,de la tolérance, faudrait revenir en détail sur ces mots (mais bon, pas de tartine aujourd’hui!).
    Pour finir, juste un exemple de l’autodénigrement de « notre communauté »: y’a quelques années, dans un gratuit PD (j’étais jeune, c’est excusable :lol: ), je lisais un papier sur Gainsbourg (dont je suis fan), je cite de mémoire: « Gaisnbourg, que notre commaunauté connait plus par la TV que par les disques, restera pour nous un provacateur… ». Me suis senti insulté comme jamais. Donc ami PD, lis entre les lignes: GAY = trop con pour écouter un disque mais suffisamment regarder les variet’s de TF1. Si tes PD, fatalement, tu ne connais que gaisnbarre; la musique de Gainsbourg, c’est pas pour toi. :eek:
    Y’a du boulot!
    Ah Matt, continue à nous balancer du Marc Aurèle, Ron, continue à diffuser des MP3 pas possibles.. Même si c’est pas pour les tapioles!!
    PS: Mon matoo, je sais que le rose est la couleur à la mode cette saison, mais si tu pouvais virer cette pic de présentation pas possible… Sisisi, tu fais ta pouffiasse à merveille, mais, c’est bizarre, je te préfère au naturel! :gene:

  14. Un p’tit souci de santé, je passe le week-end à l’hosto, une aide soignante me questionne, elle a un formulaire à remplir. Elle met un certain temps à réaliser que le garçon à contacter est mon conjoint (le terme « PaCSé » n’existe pas sur sa feuille, ça la perturbe). Le soir même je regarde les infos télévisées avec mon voisin de chambrée (78 ans) : de la Gay-Pride résumée je vois des drags grimaçantes, des semi-nudités en chaleur, des politiciens…
    Heureux que cette marche existe. Cependant, désolé, les « ça s’voit pas forcément » comme nous autres semblent n’amuser personne. Même si l’homophobie endurée reste identique.
    A quand des chars peuplés de cette majorité de pédés fringués à bas prix, la gueule ridée par l’usine et libres du devoir d’exubérance ?
    Quand j’entends le mot « communauté », résonne l’adjectif « sélective ».

  15. Ca me donne envie d’écrire un billet sur « La communauté ». Ca me fait même penser au titre du film « Le Village », ou on vit en vieille communauté reclue du monde pour se protéger de l’envahisseur, méchant et perfide.

    Bah tiens, ils ont rien inventés :)

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