Conversation(s) avec une femme

Un fond et une forme particuliers qui font de ce film une heureuse curiosité. La fantastique Helena Bonham Carter et un excellent Aaron Eckhart endossent les deux rôles principaux, et sont quasiment les seuls protagonistes du film.

Un homme et une femme, qui arrive tout spécialement de Londres, se rencontrent à un mariage. L’homme drague ostentatoirement la femme, qui lui répond avec un ton taquin et badin saupoudré d’un rien d’ironie et d’espièglerie. Peu à peu, on comprend les liens qui les unissent, et les choses s’enveniment.

Le film me fait un peu penser à Closer dans le thème de « l’amour à quarante balais » et dans ses longues joutes verbales. Il y a aussi du Woody Allen dans ces préoccupations, dans les dialogues extrêmement bien écrits et interprétés par les deux comédiens. Et à ce fond se rajoute un split-screen dont l’effet nous plonge encore plus dans l’intimité des personnages. L’écran est donc constamment divisé en deux, souvent simplement pour montrer les visages et expressions des deux acteurs alors qu’ils se parlent face à face. Le réalisateur utilise ce procédé pour saisir avec plus d’acuité encore le dialogue, mais aussi la communication non verbale et ses particularités. La performance des comédiens n’en est d’ailleurs que plus notable. Ils sont vraiment très très bons.

Le film se perd un peu en bla-bla à un moment, et même l’histoire finit par prendre un coup dans l’aile (j’ai du mal à comprendre leur attitude de départ…). Mais heureusement Helena Bonham Carter et Aaron Eckhart sont tellement scotchant qu’ils arrivent à tenir le spectateur en haleine jusqu’au bout.

Conversation(s) avec une femme

2 Commentaires

  1. Dis, t’aurais pa sfait la fête du cinéma, toi, pour aller envoir autant d’un coup?!
    Du coup, je comprendrais que tu sois un peu plus sévère blasé que d’habitude, je ne pens epas que les conditions pour apprécier un film soient optimales pendant la fête (foule, multiséances dans la journée).
    Sinon, j’ai eu le même doute que toi: si on regardait le film une deuxiéme fois, les scénes du début nous paraitraient-elles crédibles?:roll:

  2. Ah non tu sais je fuis la fête du cinéma, j’ai juste rattrapé mon retard de ciné ces derniers jours, et n’avais pas trouvé le temps pour en parler. Du coup j’ai été concis et surtout plus brouillon qu’à l’habitude, je le reconnais. :petard:

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