Nausicaä de la Vallée du Vent

1984. Dingue, ce film date de 1984, et il n’a pas pris une ride. Ni dans le dessin, ni dans le thème, je n’ai été troublé par les 22 années écoulées. On nous ressort donc tous les Miyazaki depuis quelques années, histoire de profiter de la récente notoriété de ce prolifique et poétique réalisateur japonais. J’avais beaucoup entendu parler de Nausicaä mais je ne l’avais pas vu, j’en avais pourtant aperçu beaucoup de dessins à l’exposition Miyazaki – Moebius à l’époque.

Nous sommes sur la Terre, mille ans après une guerre terrible qui a anéanti une partie de la planète. Mais plus grave que cela, une forêt toxique, résultante de la pollution des humains, ravage tous les territoires, et les hommes se retrouvent confinés dans des espaces de plus en plus restreints. Les ressources comme l’air, la terre et l’eau sont empoisonnées, et le processus semble irréversible. Dans la « vallée du Vent » vit une peuplade qui est épargnée grâce à un vent très fort, et des villageois qui sont très vigilants. Nausicaä est la princesse de cette vallée, et elle a un rapport très proche à la nature, aux animaux, et même aux insectes pourtant réputés porteurs de ces miasmes toxiques. Or, un jour la vallée est attaquée par l’armée d’un autre pays qui veut redonner vie à un « soldat géant » pour détruire la forêt empoisonnée.

J’ai été totalement conquis par ce film. Devant une oeuvre de Miyazaki, on est forcé de retrouver son âme de gamin. Les décors, personnages et animations ne sont qu’émerveillements sur émerveillements. Tout cela regorge d’inventivité, d’émotions et de sensibilité. D’ailleurs, je veux le même planeur et un renard-écureuil !!!!!

On y retrouve surtout, tant dans le fond que dans la forme, l’ensemble du bestiaire de l’auteur, et l’esprit des personnages, ainsi que ses thèmes de prédilection. L’écologie est au coeur de ses préoccupations, mais aussi la tolérance, la famille et la force de la nature. Nausicaä fait beaucoup penser à Mononoke en tant que personnages, mais aussi pour le thème très proche. Et puis cette omniprésence des avions, planeurs, et autres objets volants plus ou moins identifiés donnent lieu des scènes d’une grande fluidité, et l’occasion de superbes travellings dans des décors extraordinaires.

Evidemment quelques scènes sont un peu « japoniaises » mais c’est un peu obligatoire dans ce genre de film, et c’en est même un des charmes pour moi. En outre, l’intrigue est résolument originale et belle, mais regorge aussi de références à notre propre civilisation et à des conceptions beaucoup plus nippones, ce qui donne un scénario syncrétique des plus riches.

L’avis des copines : Niklas, Curudin, Vincent, Juju.

NB : J’ai été surpris de la levée de boucliers à laquelle Niklas a eu droit parce qu’il n’a pas trouvé le film à son goût (bon ok sur le coup, il a des goûts de chiottes, arfff). On perçoit tous les choses différemment, et c’est très bien ainsi. Il a le droit d’avoir un avis diamétralement opposé au mien, et réciproquement sur d’autres films ou sujets. Je comprends que cela « choque » lorsqu’on admire sincèrement une oeuvre, mais il faut l’accepter.

Nausicaä de la vallée du vent

21 Commentaires

  1. Bah oui, c’est génial, et ça fait grave penser à Prince Mononoké
    L’équivalence des personnages, plus que Mononoké/Nausicäa
    serait les sages Nausicäa/Ashitaka, les impétueux asbel/mononoké, et les passiméchantes Kushanna/Eboshi.

    Bref.. toujours les mêmes types de personnages, mais c’est fou ce qu’on s’en lasse pas…:blah::blah:

  2. Une peuplade sauvée grâce au vent ??? Les Normands ! En fait, Nausicäa, c’est une habitante du Havre ! :pompom:

    (comment ça, j’ai rien pigé ? :pleure:) Mais si… :lol:

  3. IL FAUT ABSOLUMENT LIRE LE MANGA DE NAUSICAA ! Sept tomes en mangas alors que le film couvre à peine les deux premiers. L’histoire de la fille du la vallée du vent est beaucoup plus longue, sa relation avec les omus et la mer de la décomposition bien plus approfondie. Cette histoire rentre dans le top ten des meilleurs BD du monde !!!

  4. Pareil que Bashaq ! Je crois que contrairement au reste des principales oeuvres de Miyazaki, Nausicäa a d’abord été mis en BD, et ensuite porté à l’écran.

    *commence à siffler tonari no Totoro totoorooo…

  5. En fait, le film ne couvre qu’une partie de l’histoire du manga, car Miyazaki créait ses planches à ses « heures perdues » entre deux films. Le manga (la seule série « papier » de Miyazaki) s’est achevé bien après la sortie du film. Il faut le lire, c’est o-bli-gé. En plus, l’influence de la BD européenne est encore plus flagrante (au hasard, celle de Moebius, ainsi de l’esthétique SF des années Métal Hurlant dans le design des créatures et des véhicules). C’est beau, c’est beau, c’est beau. Ca n’est pas mon Ghibli préféré, mais ça reste un monument de l’animation japonaise. Nausicäa est restée pendant des années le « meilleur personnage féminin de tous les temps » aux classements de l' »Anime Grand Prix » japonais.

  6. Et puis n’oublions pas que c’est grace au succes de ce film que Miazaki a créé le studio ghibli et que Totoro a pu voir le jour. :lol:
    Totoro totoroooo…

  7. Queen > Je t’aime ma louloute ! Au moins une qui lit fidèlement mon blog, et pas que pour les (rares) moments ou je me montre à poil !
    :love:

    Matoo > Jolie critique !
    :cool:

  8. Matoo> Aaaah, mais t’es perspicace :P

    Sinon, je rajoute ma voix à celle de Leouiche, Bruno et bashaq : La BD, elle rentre directe dans ze top 5 of my BDs préférées of all ze times…

  9. Ja partage la déception du Nikolas. J’ai aimé, voire souvent adoré les autre Myazaki mais celui-là….quelle plaie. C’est manichéen au possible, j’ai rien compris à l’histoire du soldat réveillé (pourquoi le réveiller?!), c’est horriblement long et surtout la bande sonore est pourrie à souhait (même pour un vieux film, c’est hnteux, c’est quoi, du mono strident?).
    Niveau réflexion écologique, c’est quand même très basique, à côté de la complexité de celle de Princess Mononoke, ça fait pâle figure, non?

  10. Ce que je voudrais bien savoir, c’est pourquoi on a attendu tellement longtemps avant de sortir ce film en France. Ça fait un moment que je l’ai vu (par des moyens pas très Copyright-Approved, certes), pourquoi le le sort-on que maintenant?

  11. Moi j’ai surtout été marqué par le plaisir de retrouver des dessins aux traits qui me rappellent les DA de mon enfance. Alors si ils l’ont sorti si longtemps après, moi ça m’a permis de retrouver mes huit ans pendant 2 heures. Rien que pour ça, je l’ai aimé.

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