« Manet to Picasso » at the National Gallery

J’aime bien aller traîner à la « National Gallery » parce que ses collections sont tout de même assez exceptionnelles, en plus d’être présentées dans un écrin fabuleux. Les salles sont délicieusement kitsch dans leurs tapisseries colorées (mais qui permettent de bien s’y retrouver dans la chronologie des oeuvres) mais vastes et aérées, et la gratuité fait que l’affluence y est régulière, et qu’on peut regarder les oeuvres avec un confort très agréable. Outre cela, ce que j’aime vraiment beaucoup dans cet endroit, c’est que quasiment toutes les peintures sont accompagnées d’un petit écriteau qui donne des indications pédagogiques. Ce n’est pas comme dans certains musées parisiens, où l’on se sent parfois perdu si l’on ne prend pas l’audioguide, et où les explications affichées sont souvent succinctes au possible.

Comme souvent dans ces grands musées, les expositions temporaires mettent un éclairage sur une partie de la collection du musée. Pour « Manet to Picasso » c’est le cas, puisque le musée présente une belle série de peintures qui illustrent les bouleversements artistiques de la fin du 19ème siècle avec l’Impressionnisme, jusqu’aux ruptures plus fortes des modernes et Expressionnistes du début du 20ème siècle. Ces derniers ne sont malheureusement pas présentés là (ce sont mes préférés). L’expo se termine sur le Picasso (un seul !) assez connu de l’enfant et la colombe.

Il s’agit d’une belle rétrospective vraiment bien organisée et vantée sur l’Impressionnisme. De mémoire, on y voit des Manet, Monnet, Caillebotte, Seurat, Degas, Lautrec, Gauguin, Van Gogh, Pissaro, Cézanne etc. Chaque salle explique peu à peu les évolutions dans les techniques utilisées, les palettes qui changent, les mouvements de pinceaux qui se font plus inventifs et libérés, les innovations dans la représentation du vivant qui préfigurent de l’abstraction à venir.

Je suis toujours assez sensible aux paysages des impressionnistes car la plupart du temps, ils peignent des vues familières de ma région. Eh oui, les impressionnistes sont beaucoup allés à Osny et Pontoise, et dans le Val d’Oise. C’est toujours un peu troublant d’être dans un musée à l’étranger, et de voir un tableau peint dans la ville où vous êtes allés au lycée. Et à Londres évidemment, on trouve pas mal de tableaux de ces mêmes peintres impressionnistes qui s’étaient réfugiés à la capitale anglaise lors de la guerre de 1870-1871. Les fameux Monnet du Parlement londonien avec leurs luminosités changeantes selon le soleil et la brume. Et même quelques toiles de Pissaro que je ne connaissais pas qui représentent quelques scènes extérieures du sud de Londres.

A la base je voulais aller à la « Tate Modern » (je suis un peu venu pour cela à la base) pour aller voir l’exposition sur Kandinsky (mon peintre fétiche). Et je réalise simplement maintenant que je suis un imbécile. :mrgreen: J’ai lu sur le site « Sunday – Thursday, 10.00-18.00, Friday and Saturday, 10.00-22.00 » et j’ai cru bêtement que c’était fermé le lundi, or ce n’est pas du tout le cas. Fuck, sa mère, sa race, putain de moi-même de sale con de tapette ! :mrgreen:

Bon mais c’était bien la National Gallery. :hum:

« Manet to Picasso » at the National Gallery

5 Commentaires

  1. Toute cette self-deprecation, ne serait-ce pas un peu « much ado about nothing » ? :salut: Mais on me dit que Shakespeare était aussi « un sale con de tapette », alors dans ce cas…

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