Azur et Asmar

La très bonne surprise du moment, sans conteste, elle est dans les qualités extraordinaires qui font de ce dessin animé un petit chef-d’oeuvre du genre. Je pèse mes mots, et je le clame : allez voir ce petit bijou de Michel Ocelot. Ce dernier a été énormément connu par « Kirikou » qui était un très beau métrage d’animation pour les petits, et qui délivrait déjà des messages à la fois beaux et emprunts d’une certaine morale, mais pas niais du tout (comme Disney ne sait pas faire). Mais là c’est une réussite que je trouve bien plus marquante et profonde.

Avec « Azur et Asmar », l’auteur a réalisé un film esthétiquement superbe, émouvant mais aussi raconté une histoire haletante, et distillé une morale universelle et intemporelle. Son message est tellement en filigrane et subtile, et surtout rendu d’une simplicité bluffante par le conte, qu’il est d’une redoutable efficacité. Je pense sérieusement qu’on devrait diffuser ce film dans toutes les écoles primaires et secondaires de France et de Navarre. Bah ouai, carrément. Avec le recul d’ailleurs, je ne reviens toujours pas que Michel Ocelot ait pu réaliser une telle oeuvre sans une faute de goût, sans un point qui lèse l’un ou l’autre, qui puisse provoquer une quelconque polémique. Au contraire, tout est clairement évoqué dans l’histoire et ça passe comme une lettre à la poste : la famille, le devoir, l’amour filial, les femmes, la religion, les frères.

Nous sommes en des temps médiévaux en France, Azur est un bambin blondinet qui est élevé par sa nourrice, une jeune femme étrangère. Elle l’élève en même temps que son propre fils, Asmar, et à tout deux elle chante et parle en arabe, elle raconte les légendes de son pays, et la fameuse fée des Djinns. Les deux frères de lait ne s’entendent guère et se chamaillent à tout va, tout en ne se quittant pas. Et pourtant à l’adolescence, le père d’Azur ne supportant pas la proximité entre son fils et la nourrice, décide de les séparer. Il envoie Azur chez un précepteur, et il chasse la nourrice et Asmar. Des années plus tard, Azur décide de traverser l’océan, et aidé de ses souvenirs de la langue de sa nourrice, il part à leur recherche. Il tient toujours à libérer la fée des Djinns, comme Asmar le voulait aussi enfant.

Ainsi le film se passe d’abord en Europe puis au Maghreb, à moitié en français et l’autre en arabe. Il n’y a pas de sous-titres, mais on comprend merveilleusement bien tout ce qui se passe, et au contraire on est d’autant plus absorbé par la beauté de cette langue gutturale et fascinante (pour moi). Le film ne parle que de l’acceptation des différences de chacun, de la tolérance et de l’amour, de tout ce qui fait que les hommes ont déjà tellement en commun, de leur simple statut d’humains. Les personnages sont très drôles et l’action est très bien rythmée. J’ai beaucoup aimé les personnages féminins qui sont charismatiques et peu « orthodoxes ». Et les accents français reubeus me faisaient sourire, car je crois toujours entendre mon grand-père (nostalgie…). Et du coup, il fera mouche aussi pour les arabophones, ce qui n’est pas négligeable, et plutôt une première.

Enfin formellement, les décors sont superbes et l’animation 3D est tout à fait correcte. Comme elle n’est pas d’un niveau hollywoodien (les expressions sont un peu pataudes et ce n’est pas manifestement pas du « Shrek »), tout cela est compensé par le charme fou des images, par la qualité et finesse du graphisme, l’originalité des costumes, des architectures, des éléments ornementaux et même des thèmes musicaux.

Bref, je recommande énormément ce film ! Emmenez les parents, les enfants, les copines !! Hop, hop, hop ! C’est trop beau pour le rater tant qu’il passe au cinéma. L’air de rien, ce film est manifestement important, et j’espère que beaucoup de gens y seront sensibles.

L’avis des copines : Niklas.

Azur et Asmar

10 Commentaires

  1. J’ai eu la chance (?) de le découvrir en avant première, dans le genre de soirée, où tu vas voir un film sans savoir lequel c’est, puis ton donne ton avis. L’ensemble des avis est pris en considération, et si le film est apprécié, il bénéficie d’une promotion particulière…
    C’est ce qui est arrivé pour Azur et Asmar. Mais ça n’était pas mon avis à moi contrairement à l’ensemble de la salle. Je l’ai trouvé, beau, oui, mais pas à la hauteur de Kirikou, quant à l’histoire, je la laisse volontier aux enfants justement, je l’ai trouvé beaucoup trop convenue, et pas vraiment haletante (limite sopo…). Le seul point positif que j’en ai retenu, c’est le rabougri bigleux (dont j’ai déjà oublié le nom) interprété par Timsit, qui était bidonnant à souhait.
    Mais j’ai bien compris que ce film avait été globalement apprécié !!!

  2. Comme tu le dis, ce film est manifestement important. Cependant, je suis plutôt de l’avis de Chuchu. Belle histoire, mais j’ai un peu décroché, et je n’étais pas le seul dans la salle.
    Pour la petite histoire. Ce film a également été un pari économique, le réalisateur ayant refusé de délocaliser la production. Trouver les 10 millions nécessaires fut très difficile et le film n’a pu voir le jour que grâce à de nombreux apports financier français et étrangers. Enfin, Ocelot et Rossignon (le producteur) ont refusé de le vendre aux Etats-Unis car le distributeur souhaitait couper la scène d’allaitement, le nichon de la nourrisse «étant jugé comme trop choquant pour le public nord-américain.

  3. J’hésitais car j’avais peur que ce soit trop « bébé » (le dernier Kirikou m’avait un peu déçu dans ce sens), mais là j’dois dire que tu m’donnes envie !

  4. J’ai a-d-o-r-é-!! entre autre parce que du point de vue symbolique c’est un film très sophistiqué, au message beaucoup plus riche que ce qu’on pourrait croire et à un signe que j’ai cru voir dans une danse d’Azur il se pourrait bien qu’Ocelot soit Franc-maçon, je n’en sais rien…Mais le film va dans ce sens.

  5. Je ne comprends pas du tout l’engouement pour ce film !
    C’est GnanGnan à souhait et très mal fait graphiquement.
    On se croirait dans un jeu vidéo avec de la mauvaise 3D.
    Tout cela est très raide et dégoulinant de bons sentiments.

  6. Je suis une maman et c’est vrai que j ai toujours été émerveillée par les contes de fées car ils nous font oublier la triste réalité des choses et donnent une grande part au rêve.C est par hasard que j ai emmené mes 2 enfants, Morgane 7 ans et Johan 13 ans car nous avions 2 places de cinéma et l histoire m a semblée intéressante.C était la 1ère fois que je voyais un film d animation et c est vrai que c est un peu surprenant au début mais tout de suite j ai été enchantée par la beauté des personnages car faisant du dessin je suis très sensible au graphisme, les costumes les couleurs et la finesse du dessin.Quant à l histoire je l ai trouvée merveilleuse et elle m a fait rêver.Ma fille n arrêtait pas de dire c est beau maman quant à mon fils je l ai bluffé sur la fin de l histoire et cétait amusant.Les personnages étaient tous intéressants et je ne me suis pas ennuyée une minute.Bref pour moi c est un chef d oeuvre une pure merveille comme on en voit peu et moi aussi j ai pu rêver comme une petite fille qui aime les contes de fées et apprécie tous les contes surtout les moins traditionnels à partir du moment où les dessins sont beaux et l histoire rassurante…Merci Michel Ocelot!
    Fée euh fais nous encore rêver…..

  7. MOi je suis la soeur de 6 enfants j’ai 16 ans et puis mes frères et soeurs on voulus aller voir AZUR et ASMAR je les aient emmenné et sa leur a beaucoup plus moi aussi et j’ai compris pourquoi la fée des DJINNS a déssiné de se marié avec AZUR et la fée des ELFES avec ASMAR parce que comme ça il y a pas de rassisme et ses ça qui est bien.
    En plus l’oiseu et le lion étaient trés bien fais mais celui que je nes point aimés ce sont crapoux et le chatelain (ses le père DAZUR)
    Mes JENANE la nourice DAZURE mes la mère DASMAR on aurai dit quelle etait si pauvre quand arrivan à la ville elle etait si riche mes un peu plus laide j’amé bien aussi la reine qui est si petite mes si marante en plus elle courré du vitesse incroyable .
    Il y avait aussi mes copain qui son venu et parmis eux il y avait un arabe il m’éppelé tout à la fin du film.
    mes je suis aller voir se film plus de 5 fois je ne suis pas préte d’oubliée se film :salut:

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