Hubert-Félix Thiéfaine au Zénith – Scandale Mélancolique

J’avais déjà parlé d’Hubert-Félix Thiéfaine parce qu’il est un indéniable repère dans mes années Lycée. Je l’avais découvert à travers la passion d’un copain pour le chanteur, et à mon tour j’ai été conquis par ce mec. Il chante depuis 1978, et a l’extraordinaire capacité d’être à la fois connu et inconnu. Il a ses fans depuis presque 30 ans, et en conquiert d’autres tous les ans. Et y’avait donc aussi moi et Blandine, au milieu de barbus qui pouvaient être notre père, de vieux rockeux tradis en cuirs et bières à la main, de jeunes fumeurs à la cool, de gens plus branchés et des quidams totalement neutres ! Le Zénith était donc à l’image même du type : rempli de gens de tous les âges et de tous les styles.

Car Thiéfaine lui-même est un auteur-compositeur-interprète des plus singuliers. Il écrit de vraies chansons à textes, complexes et poétiques, dotées d’un vocabulaire riche et de références littéraires chiadées. Mais souvent il dérive dans des phrases quasi-incompréhensibles et fait des mélanges improbables, aux échos humoristiques, romantiques, érudits ou simplement décalés et poétiques. En outre, il a clairement écrit et composé alors qu’il était défoncé, et ça se ressent dans ses textes, en plus d’une humeur dépressive et noire qui transparaît dans l’ensemble de son oeuvre, souvent grinçante et neurasthénique. Ajoutez à cela, un rock qui dépote, de la guitare qui sature, une voix qui porte et un style vocal et musical facilement reconnaissable, et des paroles toujours en français.

Du coup, Hubert-Félix n’a jamais été en phase avec une mode ou avec les habitudes des gens. Son oeuvre est tout en contrastes et en éléments qui ont du mal à trouver un public classique. Il n’a jamais non plus vraiment été invité à la télé, et lorsque c’est arrivé, a plutôt décliné. Il reste indépendant et iconoclaste, et même si, comme beaucoup d’aficionados, je ne suis pas fanatique des albums de ces dernières années, je reconnais qu’il a produit des disques d’une qualité globale vraiment impressionnante.

Et moi j’adore ce mélange épicé et chaotique, entre sexe, vulgarité, métaphores psychédéliques, poésie, jeux de mots, rock bien vieillot, et cette complicité avec un public qui lui est fidèle depuis des années.

Le concert était le reflet de tout cela. Le Zénith était loin d’être plein, mais il était « diminué » pour l’occasion, et il y a avait encore un peu plus de monde que la dernière fois que je l’avais vu dans cette même salle de concert. J’ai beaucoup aimé les éclairages pendant le concert, vraiment très simples et efficaces, beaucoup de magie, d’atmosphères variées et d’énergie se dégageaient grâce à cela.

Et puis, il y a le chanteur : toujours aussi impeccable, chantant avec une voix intacte et ses textes incroyables (il doit avoir une mémoire dingue pour retenir tout cela…). Les musiciens distillaient leur rock bien violent et percutant, et en particulier HFT interagissait beaucoup avec le guitariste qui était le musicien charismatique. Le mec a une dégaine directement sortie des années 80, cheveux longs, fute en cuir et ticheurte noir moulant, mais surtout une pêche et une dextérité qui ont scandé toutes les chansons.

Thiéfaine a chanté des chansons récentes, en alternance avec des anciens « tubes ». Et évidemment, la dernière chanson (avant le rappel) était « La fille du coupeur de joints ». Pour ce morceau d’anthologie, Tryo et Didier Wampas sont venus sur scène et ont chanté avec Thiéfaine.

Hubert-Félix Thiéfaine au Zénith - Scandale Mélancolique

Mais moi c’est plus pour Alligator 427, Mathématiques souterraines, Sweet amanite phalloïde queen, Loreleï sebasto cha ou Narcisse81, que j’ai jubilé. Fantastique !

Un petit florilège personnel…

J’arriverai par l’ascenseur de 22 h 43
En provenance de Babylone
Les quais seront encombrés de pendus
Laissant claquer leurs mâchoires dans le vent
En guise de discours de bienvenue
[…]
Veuillez dégager le vide-ordures s’il vous plaît
Et ne pas laisser les enfants s’amuser avec les fils
A haute tension
Tout corps vivant branché sur le secteur
Etant appelé à s’émouvoir

J’arriverai par l’ascenseur de 22 h 43
Et je viendrai relever le compteur de ton ennui
Il te faudra sans doute changer de tête
Et puis brancher ton cerveau sur ton coeur
Rien ne sera plus jamais comme avant

L’ascenceur de 22h43

Je descends aux enfers
Par l’entrée des novices
Offrir à Lucifer
Mon âme en sacrifice
Je boirai dans un crâne
Le sang du déshonneur
En piétinant les mânes
Des marchands de bonheur

Première descente aux enfers par la face nord

Les vagues mourraient, blessées,
A la marée sans lune
En venant féconder
Le ventre des lagunes
Et nos corps écorchés
S’immolaient en riant
Sous les embruns glacés
D’une chambre océan.

Lui, dans sa nuit
D’un automne à Tanger,
Lui qui détruit
Son ombre inachevée.

D’ivresse en arrogance,
Je reste et je survis,
Sans doute par élégance,
Peut-être par courtoisie
Mais j’devrais me cacher
Et parler à personne
Et ne plus fréquenter
Les miroirs autochtones.

Un automne à Tanger (Antinous nostalgia)

L’avis de la copine : Blandinouchette.

34 Commentaires

  1. Mon dieu comme le temps passe … ce sont toutes mes années lycée qui défilent sous mes paupières avec ce post. Et dire qu’il est encore là :-) On peut dire qu’il a la foi !
    Petite anecdote, il est de l’Est de la France et était tombé en amour de la tante de mon premier copain (de Dole) avec laquelle il devait se marier mais qui l’a éconduit parce qu’il rentrait à la maison trop souvent bourré … :-/
    Il nous reste encore Higelin Barbara a disparu, comme tout ça va vite !!

    Le vieux bouc

  2. Aaaaah, Sweet amanite phalloïde queen est l’un des sommets de l’oeuvre acheftéhienne. (Bon, je ne l’ai jamais vu en concert, mais je peux quand même la ramener, non? Non? Ah bon. Pardon.)

  3. Avez-vous écouter « confession d’un never been » et « l’inconnu dans la glace » ? Ces deux pépites sont issues de son dernier album et valent largement en qualité et intensité ces oeuvres plus anciennes.

  4. Merci pour ce post ! Juste une petite précision : Thiéfaine a toujours précisé sur les plateaux télé qu’il a accepté TOUTES les invitations des médias. En clair, c’est plutôt les médias qui le boudent, parce que considéré comme trop provocateur. Faut voir la gueule d’Anne Sinclair quand elle l’a interviewé…hahaha!!!!
    En tout cas, j’étais aussi au Zenith, c’était mon 3ème concert de la tournée, et je suis d’accord avec toi : une très grande prestation !

  5. Merci aussi pour ce post. J’étais moi aussi au zénith, c’était mon 4ème concert de la tournée. Quelques précisions sur le concert : Le guitariste est Yann Péchin, effectivement un personnage assez charismatique.Pour les textes, Thiéfaine utilise un prompteur.
    Je te conseille quand même d’écouter le dernier album, « scandale mélancolique », qui est selon moi d’un niveau équivalent aux meilleurs albums de la période Mairet. « L’étranger dans la glace » est une pure merveille !

    Daniel

  6. HFT c’est un pan complet de ma vie. Il m’accompagne depuis ma pré-adolescence, et aujourd’ui encore il me suit, me tient un peu la main. C’est une espèce de grand frère insaisissable. J’ai toujours eu l’impression qu’il me devançait un peu dans ses textes. Ce ne sont pour moi que la géniale « mise en mots » de ce qu’est ma vie (réelle ou fantasmée).
    Certainement sur un plan artistique l’auteur interprète le plus accompli depuis Ferré et Brassens.

  7. Joli travail, j’adore thiefaine, et j’essaye d’avoir les paroles latines presentes au debut de « premiere descente aux enfers par la face nord » elles ne sont jamais publiees,je continue ma recherche …

  8. Hello, haa ,H-F-Thiefaine..alors pour moi c « derniere balise avant mutation »,, hola a l’epoque c’ete le bonheur au bout des doigts…
    –Amicalement ,Christophe–

  9. moi j ecoute thiefaine depuis mon plus petit age de ma vie grace a mon pere qui me berssai de ses chansson.IL RESTE POUR MOI UN IDOLE MYSTERIEUX DISCRET AVEC UN POUVOIR DE COMMUNIQUER AVEC NOUS SES FANES tellement fort. JE L AI RENCONTRER 3 FOIS SUR SCENE MAI MON REVE LE PLUS CHERE ; LUI PARLER POUR DE VRAI. MOI QUI ME CROYAI GAZé VLA QUE JE DECONNE POUR LUI

  10. mes chansons prefere son « confffesions dun ever been » et ‘la fille du coupeur de joint » sans oublier « mathemathiques souterraines »

  11. J’avais 13 ans lorsque j’ai écouté pour la premiere fois Thiefaine (tonton hubert), aujourd’hui j’en ai 39, mais je reste toujours scotché à ce poete qui a toujours ete en avance sur son temps. Pour finir, j’ai eu le bonheur d’assister à son concert pour ces 25 ans de carriere 3heures de bonheur pur.

  12. j ai maintenant 40 ans et les ride ce creuse sur mon visage usé par le temp qui passe mais mon coeur reste volagge lorsque au hazard d une radio j enttend MR HFT la poesis fur inventer pour c est homme qui parle avec leur coeur moi le mien a parler……mais il peu encore ecouter…Merci Hubert :salut:

  13. moi aussi je suis un gros fan depuis l’age de 14 ans( j’en ai 31) et c’est toute les anciennes qui me font trippées au passage ce site est exellent

  14. j’ai 34 ans et je suis fan depuis que j’ai 15 ans et j’ai transmis ma passion à mon fils de 15 ans qui est venu avec moi le voir en concert à reims.Ce chanteur a le don d’attirer toutes les générations.J’ai hate qu’il sorte un nouvel album.:pompom:

  15. Se lancer dans une explication de texte de thiéfaine semble ardu. Cependant voici ce que j’en ai retenu. il est évident que ça n’engage que moi!

    le titre d’abord: confessions d’un never been, quelqu’un qui n’a « jamais été », bref qui n’existe pas.C’est la personnalité enfouie d’un schizophrène qui se confesse.

    « Les joyeux éboueurs des âmes délabrées se vautrent dans l’algèbre des mélancolies. » Ici ce sont les psy (les joyeux éboueurs) qui essaient de soigner des malades (les âmes délabrées) pour des maladies qu’ils ne comprennent pas (l’algèbre des mélancolies).

    « Traînant leurs métastases de rêves karchérisés entre les draps poisseux des siècles d’insomnie ». La guérison est un cancer(métastases) pour rendre les Hommes dociles avec une pensée unique (rêves karcherisés).Cette recherche dure depuis l’aube des temps et semble malsaine( les draps poisseux…).

    « Ca sent la vieille guenille et l’épicier cafard dans ce chagrin des glandes qu’on appelle l’amour ». Au milieu de nous, Hommes malades, les odeurs d’hopitaux et de medicaments nous agressent. Il y a aussi la notion de pitié ou de faux attachements qu’évoque « le chagrin des glandes qu’on appelle l’amour ».

    « Où les noirs funambules du vieux cirque barbare, se pissent dans le froc en riant de leurs tours » les medecins (refèrence ici à la robe noire qu’ils portaient) se moquent de notre ignorance. c’est une réfèrence à Molière au medecin malgré lui.

    « J’ai volé mon âme à un clown, un cloclo mécanique du rock and roll cartoon ». Clairement,la personnalité cachée essaie de controler le personne physique.Le clown étant le malade.Il n’est qu’une marionnette,l’Auguste manipulé par le clown blanc.Le rock and roll cartoon représente la vie réelle: rythmée, folle et irréelle, pour la personnalité cachée.

    « J’ai volé mon âme à un clown, un clone au coeur de cône du rêve baby baboon ». ici c’est la drogue qui est citée, le cône(le joint) et le rêve du singe (baboon en anglais babouin) le singe étant un des noms que l’on donne à la drogue.Il y a aussi un jeu de mots entre baby baboon et baby boom (la génération de thièfaine).

     » je rêve d’être flambé au dessus de vésuve et me défonce au gaz échappé d’un dièsel ». On peut rapprocher les images: la cuillère que l’on tient au dessus du briquet pour préparer le shhoot, ou la fumée du joint qu’on aspire.On rentre dans le délire de la drogue l’après flash. Mais ne serait ce pas la conséquence des drogues médicamenteuses fournies par les docteurs?

    « A la manufacture métaphysique d’éffluves où mes synapses explosent en million d’étincelles ». une autre façon de se droguer: le sniff que l’on aspire par le nez (les synapses), les effluves ( ce que l’on sent). Même question qu’au dessus: sont ce les conséquences du traitement?

    « Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du cheval que j’embrasse à Turin pour en faire un complice ».Le « Cheval » est l’autre nom pour l’héroïne. au travers d’une belle image (les flammes en fleurs) on parle de souffrance. La drogue ou le médicament est une aide (un complice).Le vésuve et Turin font réfèrence à l’Italie. »le cheval que j’embrasse à Turin » peut également être une ferrari (dont le symbole est le cheval et qui est fabriquée à Turin) avec laquelle le personnage a un accident(j’embrasse); dans sa parano il se croit poursuivi. il faut imaginer que sans drogues le personnage est malade, paranoïaque.

    « Ivre de prolixine et d’acide cortical, je dégaine mon walter ppk de service » Voici la confirmation: la prolixine est utilisée pour soigner les affections schizophrènique. ici les deux personnalités luttent.la personnalité cachée est gavée de médocs et la personnalité réelle bourrée de drogues.Le résultat une hallucination: la réfèrence à james bond et à son inséparable arme de service(secrets) le walter ppk. c’est la lutte desespérée entre deux personnalités d’un schizophrène tentant de prendre le dessus l’une sur l’autre; qui va gagner?

    « Bien vibré, bien relax dans un tempo laid-back, rasta lunaire baisant la main d’Oméga-queen » Laid back est un terme employé pour désigner une personne douce et facile à vivre. bien vibré (good vibes; bonnes vibrations) tout indique l’apaisement, evocation du cool, du relax le rasta et la musique de queen oméga (reggae jamaicain).mais le terme bien vibré cache quelque chose de sournois: les electrochocs que l’on infligeait aux malades mentaux jusqu’à il y a pas si longtemps.

    « Je recrache dans ma tête les vapeurs d’ammoniacs d’un sturm und drang sans fin au bout du never been »les vapeurs d’ammoniacs sont mortels pour l’homme. la personnalité physique reprend le dessus a force de traitement et repousse l’agresseur au fond de son cerveau( au bout du never been). mais n’est ce pas un répit? la guérison n’existe pas.le sturm und drang est un mouvement politique et litteraire allemand qui vient aprés le siècle des lumières et précède le romantisme. sa traduction est: tempête et passion.plus que son sens historique il faut voir là plutôt la traduction littérale.

    « Fac-similé d’amour et de tranquilisants dans la clarté chimique de ma nuit carcérale, je suis l’eveque etrusque, un lycanthrope errant, qui patrouille dans le gel obscur de mon mental ». la personnalité cachée est repoussée, elle navigue dans une prison chimique,tel le juif errant elle n’a plus d’attaches et se transforme sans cesse (lycanthrope). mais eele est prête à ressurgir à la moindre occasion( elle patrouille).

  16. je reprend mon post inachevé….

    Voici en gros mon explication du texte « confessions d’un never been ». Il y aurait beaucoup(trop) de choses à ajouter. notamment sur « sturm und drang ».
    Aprés tout ceci la question ne vous vient elle pas à l’esprit: « mais de qui parle -t-il? ».

    Car enfin ce personnage schizo vous le connaissez tous. on vous l’à enseigné à l’école.

    Bien sur certain repondront/ il parle de lui: oui; il parle de nous: oui
    mais il parle aussi d’un certain adolf H. relisez et transposez/ les joyeux eboueurs,les vieilles guenilles, l’epicier cafard, les noirs funambules,le cirque barbare,l’italie de mussolini,le feu et les gaz, l’usine métaphysique d’éffluves. et le sturm und drang qui fait étrangement penser au nacht und nebel.jusqu’à la clarté chimique et la patrouille obscur qui espère que cela ne se reproduira plus…

    confessions d’un never been: confessions de quelqu’un qui n’aurait jamais du être!!!

  17. Salut, je cherche une explication à un des morceaux adoré de Thiéfaine : « Alligator 427 » ? Et je tombe sur ce super blog, j’aimerais savoir aussi comment c’est possible de mettre ce petit lecteur que je suis en train d’écouter, un vrai bonheur…
    Pour les paroles, pour avoir discuté un petit moment avec Thiéfaine, je sais qu’il a une passion des mots et qu’il est prêt à en inventer si il faut, pour que ce soit mélodieux. Et aussi, il se déclare comme étant schizophrène, en ayant des symptômes de maniacodépressif…
    Sympa de me répondre.

  18. :pompom: Merci ! Je suis constamment sur ce blog à écouter en boucle le petit cocktail de bonne zizique que tu nous as mis là ! J’ai quelques vidéos de Thiéfaine sur mon blog, mais je peux rien faire à côté, que là, avec ton petit poste, c’est super, je l’adore ce gars, je lui ai parlé un peu, un jour à Perpignan, il est pareil que ce qu’il chante… :petard:

  19. Pour moi, Thiéfaine, c’est aussi mes années lycées, mais contrairement à la plupart d’entre vous, j’y suis encore, au bahut ;-)
    Mes préférées… hm… Kill the Kid, mais surtout Narcisse 81 et Alligator 427! <3
    J'aime le personnage!
    Merci à mon Papa de m'avoir fait découvrir ces merveilles!

  20. juste une precision @ amédée : le fameux cheval à Turin, c\’est une référence très claire à Nietzsche qui perdit la tête à Turin et devint fou en allant embrasser un cheval qu\’on rossait dans la rue

  21. Avec presque deux ans de retard sur la demande d’explication pour Alligator 427 : il s’agissait d’un projet de missile nucléaire français (avec probablement un autre nom). Les références au nucléaire sont limpides, et notamment la phrase « J’ai sur mon compteur électrique le portrait du Prince Ringard », allusion à Louis Leprince-Ringuet, physicien spécialiste des rayons X (http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Leprince-Ringuet)

  22. Merci Amédée pour cette traduction de, confessions d’un never been. J’adore Thiefaine, et je me rends compte que j’écoute ses chansons sans en connaître les écrits cachés. Longue vie à ce chanteur que je vais enfin pouvoir le voir au zénith à la fin de l’année.

  23. Concernant alligators 427, il s’agit bien d’une chanson faisant référence au nucléaire. Il me semble (aucune certitude) que HFT a écrit cette chanson au moment ou un projet d’installation d’une centrale nucléaire dans le finistère (à Plogoff) vu le jour à la fin des années 70 et qui fut abandonné en 1980 suite à de nombreuses manifs.

  24. Merci pour ce blog et son contenu poétique, à l’image de HTF. Je ne le connais pas… Et maintenant je veux rattraper le temps perdu…D’abord, j’aime le personnage et sa poésie crue, violente, douce, fragile, mélancolique, gai, érotique. Il me fait passer par toutes par toutes sortes de sentiments. Et par fois. J’ai le connu grâce a un copain qi m’a parlée de lui. Car il passait a la Fête de l’Huma… Joko-Martina

  25. Le 7 juin 2011 @ 20 h 03 min, Jobare qui écrit « …j’écoute ses chansons sans en connaître les écrits cachés ». J’ai envie de te répondre que c’est très très très souvent le cas des Français qui écoutent en boucle des chansons en anglais (le plus souvent) ou encore pire, dans une autre langue. On est plus souvent fasciné par l’harmonie des sonorités que par le sens des paroles (et heureusement, parfois, parce qu’à la traduction, ça donne de ces trucs !).
    En tout cas, merci Amédée pour cette explication de texte fort bien menée (sauf peut-être l’allusion au cheval et à l’Italie qu’il faut effectivement rapprocher de Nietzsche). Hubert n’aurait pas mieux dit !

  26. Voici les paroles en latin qui ouvrent la Première descente aux Enfers :
    Quio derent hosce versus mature censunto,
    Profanum vulgus et inscium ne attrectato:
    Omnesque Barbari, Psychologi, Sociologi, Politici, Economici, Flici procul sunto,
    Qui aliter facit, is rite sacer esto

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