Comptabilité analytique (anale-éthique)

C’est en discutant tout bêtement la dernière fois avec quelqu’un… Je me rappelais comme j’étais « bête » à une époque, et il me faisait remarquer que depuis la dizaine d’années que je sors régulièrement avec des garçons, ça devait en faire un certain nombre. Et puis finalement, en comparant, il se trouve que j’en ai eu, en effet, plus que lui. Des conquêtes, des plans cul, des aventures, des relations « dites sérieuses » ? Ouai disons que l’on compte en général le fameux nombre de personnes avec qui on a eu un rapport sexuel plus ou moins fugace ou accompli. Et ce nombre est la source de bien des mystères et incompréhensions, envies ou dégoûts, gloires ou hontes, en tout cas de points de vue souvent divergents.

Ce dénombrement en lui-même a quelque chose de curieux. Il s’agit pour certains d’un calcul très simple lorsqu’il y en a moins de dix par contre (forcément), pour d’autres d’une fourchette plus ou moins détaillée (Heu ? On compte les soirées au Dépôt et au saunas ou pas ?), ou alors j’ai aussi connu des collectionneurs qui rentraient des fiches dans un fichier excel avec moult détails sur l’anatomie ou les performances du coreligionnaire.

Je n’ai aucune idée de la moyenne, ou s’il y a une logique derrière tout cela. Je suppose évidemment que les belles plantes ont plus d’opportunités que les autres, mais encore faut-il les assouvir ? Et on est parfois surpris par des personnalités timides et effacées qui révèlent un nombre à quatre chiffres, d’une éloquence qui leur fait ironiquement rosir les joues.

Moi, j’avoue que j’ai un peu perdu le compte, alors que j’ai gardé une vieille liste que j’avais faite quand j’avais 22 ans. Arfff. J’ai sous les yeux cette feuille avec des prénoms les uns sous les autres, et des ratures, des rajouts, des omissions… En fait ce n’est pas difficile tant que j’ai gardé des repères chronologiques, et vu que je ne suis pas un grand consommateur (enfin je crois). En gros, j’ai quelques relations amoureuses phares qui sont des jalons importants de ma vie affective, et dont je me souviens parce que c’était important, ou alors liés à des moments significatifs de ma vie (école de commerce, tel site web, premier taf etc.). Et entre chaque petit-amis, il y a toujours les plans cul que je n’ai pas assez collectionné pour pouvoir les oublier. D’autant plus que j’ai très rarement baisé avec des types dont je ne connaissais presque pas le prénom, ou avec lesquels je n’avais pas discuté et sympathisé avant de fucker. D’ailleurs je n’aime pas non plus ce truc de baiser puis de retourner chez soi, ou réciproquement. J’aime bien quand c’est une nuit entière et sympa. Et puis pas de backroom ou de sauna comme vous le savez.

Donc je tiens un compte approximatif mais plutôt précis entre 16 et 21 ans, et à partir de là ça se gâte… Pourtant l’année 1998 me voit dans trois relations sérieuses, 1999 une qui a beaucoup compté (Nicolas)… 2000 aussi (un autre Nicolas), 2002 c’est le début avec M., et depuis ce n’est pas compliqué le blog est ma Mnémosyne. Mais disons qu’entre 21 et 22 ans, c’est l’installation sur Paris, et malgré l’affaire Thomas en 1997, j’ai bien parfait mon expérience. Il s’agit pour moi des débuts sur le net, et du plongeon dans le milieu gay, les boites, les potes etc. Donc j’ai fait ma petite salope, et là il y en a certains dont je me rappelle difficilement le pseudo (sauf quand ils ont un blog qui s’appelle pareil 8 ans après, oui, oui), ou d’autres qui ne sont qu’une impression pulvérulente. Evidemment il y a certains plans, comme le plan Halloween, dont je me souviendrais toute ma vie ! Dans la période contemporaine au blogging (3 ans et demi donc), on peut compter cinq relations sérieuses, et je sais aussi y ajouter les amants et (fuck/warm/blog)-buddies, vu qu’il n’y en a pas eut tant que cela (mais non j’vous dis).

Bref, je tourne autour d’une centaine (je pense un chouia moins) de relations sexuelles depuis dix ans que j’exerce (avant il y a mon premier mec à 16 ans, le second l’année suivante, et trois filles). Ce qui est marrant c’est que selon l’interlocuteur, ce nombre apparaît comme ridiculement élevé ou riquiqui. Du côté de mes amis hétéros, c’est simplement faramineux, même si j’ai quelques potes et copines qui se défendent bien. Mais pour le commun des mortels (hétéros), c’est beaucoup, voire « trop » selon leurs valeurs, dont on ne sait pas vraiment si c’est une véritable barrière morale, ou simplement une manière de se rassurer, et de justifier ses propres frustrations. Pour les hétéros, il existe encore aussi cet incroyable poncif qui consiste à considérer comme une « salope » la nana qui a eut beaucoup d’amants, et à simplement ignorer l’équivalent chez un congénère mâle.

Evidemment du côté des pédés, cela ne se pose pas. D’autant plus, qu’en théorie, nous n’avons pas à nous soucier du nombre de nos conquêtes. En tant que mecs en plus, c’est relativement bien vu. Même mes parents par exemple, je le vois bien, ne sont absolument pas choqué par mon papillonage, et même l’encouragent (il faut s’amuser, t’es jeune, t’as le temps, il faut profiter etc.). Et puis auprès des potes, on reste des mecs, donc des machos en puissance. Du coup, se taper des mecs reste une marque sociale positive et ascensionnelle. J’ai donc aussi à côté de moi, des amis qui couchent avec 150 ou 200 mecs par an, depuis des années, ce qui nous entraîne vite vers des suites arithmétiques qui donnent le vertige.

Je parlais de « théorie » pour ce nombre, car on voit poindre des comportements et considérations différentes depuis quelques années. Peut-être dans le cadre de l’hétéronormalisation des gays, je l’ignore, mais la course à la conquête n’est plus aussi impérieuse qu’avant (et c’est peut-être très bien ainsi). Il y a eu la période avant et après Sida qui a bien sûr changé les choses, puisque les homos sont alors passés d’une multitude de partenaires sexuels, à une appétence licencieuse moins dispersée. Aujourd’hui, je rencontre couramment des homos qui ne couchent pas « comme ça », et qui affichent des comportements tout à fait orthodoxes. En général, toutefois, on constate différentes périodes qui se succèdent. Les premières années « fleur bleue » font souvent suite à une ère de « grande consommation » (grosse teupu quoi !), puis à une attitude plus rassérénée qui alterne entre période de couple (fidèle selon les moeurs des uns et des autres) et de célibat libertin.

Moi, je n’ai pas vraiment de jugement de valeur sur ce fameux nombre. En effet, j’ai tendance à me dire qu’un tombeur est certainement un amant expérimenté, et donc un bon coup (miam), et puis un mec qui connaît la vie et sera peut-être à même de s’engager, mais parfois un peu blasé. Tandis qu’un petit vertueux se révèle souvent bien espiègle et dégourdi, et il est tellement grisant de les déniaiser (re-miam), mais dont on peut douter de la stabilité (qui a encore beaucoup de choses à vivre et expérimenter…). Evidemment, rien n’est figé, et je n’évoque pas les âges là, car on trouve de tout. Je connais des mecs de 22 ans bien plus expérimentés que moi (en tout cas avec plus de kilomètres au compteur), et des plus vieux qui n’en sont qu’aux balbutiements. Et puis nous ne vivons pas tous la même chose, et les relations longues (dès lors qu’elles sont exclusives) permettent à la fois de beaucoup apprendre, même si l’on n’expérimente pas avec beaucoup de partenaires.

Je repensais à ce premier malade du Sida « théorique » (car il est évident que ce n’est qu’une vue de l’esprit, même si apparemment un nombre important de ses amants se sont retrouvés dans les premiers malades), le patient Zéro, Gaëtan Dugas (un steward franco-canadien), dont le nombre de partenaires sexuels avait fait flipper les médecins de l’époque. En effet, il avait expliqué qu’il avait à peu près 250 partenaires par an, ce qui portait à 2500 personnes potentiellement atteintes sur les dix dernières années. J’avais lu aussi les articles d’un médecin qui était allé dans les backrooms et les lieux de drague pour essayer de comprendre ce qui se passait, et mieux démarrer la prévention. On ne peut pas nier que les comportements sexuels de l’époque ont été un catalyseur certain de la transmission de la maladie. Mais bon ce n’est pas une raison pour se sentir coupable de baiser comme un lapin. Tant qu’on le fait avec toutes les précautions requises, on peut bien baiser dix fois par jour !

Oh et puis merde, « quand on aime, on ne compte pas », n’est-ce pas ? :mrgreen:

41 Commentaires

  1. Depuis que je te lis, sans doute ton meilleur billet…

    Drôle, incisif, érudit (où peut-on encore lire « pulvérulente » aujourd’hui ?), passant du grave au futile et lycée de Versailles avec une facilité confondante, avec une chute (de reins ?) à tomber…

    Bref, du grand Matoo, du Matoo inégalable ! :love:

    (bon, c’est pas comme ça que je vais me décider à bloguer, moi !) :help:

  2. Je vais dire un truc qui – peut-être – ne va pas te plaire, mon Matoo, mais tant pis (on n’est pas là pour faire des courbettes, hein…) : j’aime quand tu parles de ce genre de question sur ton blog. C’est pour cela que j’apprécie vraiment ta plume. Le cinéma, la littérature, les expos ? Bah, je survole avec un oeil intéressé mais détaché, comme lisant la page « Cinéma » du Monde.

    Mais lorsque tu abordes des vraies questions de société, qui sont aussi simples qu’elles sont pertinentes, avec l’intelligence et la finesse qui te caractérisent, cela donne quelque chose de grandiose. Quelque chose qui justifie ta « blogocélébrité » et ferme la bouche des contestataires de cet état de fait. Quelque chose qui marque l’esprit et qui interroge.

    J’aime aussi ces chutes subtilement amenées au point de tomber habilement et à point nommé. L’art et la manière de ramener vers un consensus humble après une réflexion soutenue et bien argumentée. Une humilité qui passe d’ailleurs, souvent, par une forme d’auto-dévaluation – comme si tu avais presque honte de l’intelligence de tes propos (on en a déjà discuté quelque part sur ton blog, je crois, il y a pas mal de temps). Finissant ainsi sur une banalité consensuelle qui emporte le suffrage. Du genre de « Enfin, de toute façon, tout ça, on s’en fout, ce qui est important, c’est d’être bien dans ses baskets ». Ne sois d’ailleurs pas offusqué lorsque je dis « banalité consensuelle », ce n’est pas du tout une remarque désobligeante. Parce que même si je me demande si ce n’est pas motivé par cette humilité forcée que tu t’imposes, c’est tout autant une forme d’habileté, au contraire. Revenir à une banalité pour calmer la souffrance de penser que trop. Mais cette banalité simple (« Vous pouvez reprendre le cours normal de vos occupations ») tu la balances APRES avoir posé des vraies questions et avoir observé de vraies subtilités.

    Je ne sais pas si ça suscite la discussion, du coup, puisque la question semble emportée avec cette assertion, mais l’interrogation – elle – marque l’esprit en toute quiétude, sans l’air d’y toucher. Comme si le lecteur se disait, après avoir lu ton billet : « Bon, ce n’est pas une question métaphysique, ça ne va pas m’empêcher de dormir, mais il y a là quelque chose de très vrai. Je ne m’en étais pas rendu compte avant. »

    En fait, ce genre de chroniques intelligentes que tu peux écrire – sorte de sociologie de l’instant, simple et sans fioritures, mais fine et intelligente – cela me fait penser à une chose : les chroniques de Carrie Bradshaw de Sex and the City. Si Carry existait, elle aurait quelque chose qui ressemble à ta plume.

    Pour le sujet même du billet, je suis pour ma part TREEEES loin de ce nombre à 4 chiffres, même à 3 chiffres. Et je pense rester dans la deuxième dizaine de nombres à 2 chiffres. Du coup, cela m’inspire un billet, à propos d’un truc que je m’étais dit, il y a quelques années. Je vais y réfléchir et mettre ça en forme.

    Ah, j’oubliais : merci !

    PS : Désolé pour l’IMA, j’ai eu le message trop tard (m’enfin, pas grave, j’avais déjà un truc de prévu)

  3. Quand on aime, on ne compte pas.
    Outre le plaisir que j’éprouve à lire ce message intelligent et fin, je me pose une question : il y a-t-il réellement de l’amour à chaque plan plus ou moins éphémère ?
    Si je dois faire le compte de mes « amants », j’arriverai à un nombre à trois chiffres. Mais je sais que je n’ai pas aimé autant de fois.
    Ce furent des moments de plaisir, voire de jouissance, mais point des moments d’amour.
    Je pense qu’il faut du temps pour aimer l’autre, pour entrer en amour.
    Et là, si j’en fais le compte, je serai à un nombre à un seul chiffre !

  4. Tu me permettras de faire le signe de croix, joindre ensuite HARDamment les mains et prier pour le salut de ton âme pêcheresse ! Je pense que les possibilités de la capitale offrent un choix qui explose facilement toute envie de stabilité (sauf si on devient blasé au bout du compte).

    Allez, je vais à la messe… Moi et ma petite trentaine (quarantaine ?), j’ai l’air ridicule !

  5. coucou matoo! et bien je vois que le cul fait couler beaucoup d’encre chez nos collègues:) D’ailleurs, c’est dommage de désacralisé tout ces moments de plaisir sur un blog! Garder ses petits moments « cultissime » ca devrait être que pour nous et nos petits souvenirs:) en fait je te croyais plus fin que ca! ton blog balance bien entre deux extrêmes: d’une côté un sens de la chronique fine mais dans l’autre une certaine tendance au post « ego »:  »je baise, tout le monde fait des listes et pi c supergénial d’avoir eu 110 amants j’en reviens pas » Sans être vieux jeu jpense qu’un post pareil dénote d’un petit vide dans ta vie affective. J’espère que bientot y’aura la perle rare! (peut être est-elle déjà la?) Finalement Matoo, tu est comme tout les homos plus ou moins incertains sur la trentaine, on dirait presque l’heure du bilan!! Jpense que ta vie est bien plus riche intérieurement que toutes ces contingences sexuelles et éphèmère (le sexe est limité dans le temps. Pure banalitée mais qui relève bien d’un état de frustration et c pareil pr tout le monde: on appelle ca le désir)et les posts ou par exemple tu racontes tes aventures noctambulistes dans Paris ou bien ta toute première fois sont d’une grande émotivité. La, c’est du populisme littéral lol. Allez, ressaissit toi! la prochaine fois j’eveux du Matto Rimbaud-Verlaine! Nan ‘fin voila quoi, ta compris. Bisous doux;):book:

  6. Tiens, moi aussi j’ai répéré cette succession de périodes : fleur bleue, saute sur tout ce qui bouge et alternance de relation sérieuse et stable et de libertinage pendant le temps de célibat.
    Serait-ce un passage obligé pour la plupart desz homos?
    Chez les hétéros, n’est-ce pas la même chose?
    Bises

  7. Juste un gros soupir d’exaspération devant ce très douteux, voire très grave, discours sur l’éventuelle « hétéronormalisation des gays »…
    :croa:
    Sinon, que l’on énumère ses rapports sexuels comme on joue à celui qui pisse le plus loin, bah, pourquoi pas. Ça peut en dire long sur celui qui se prête au jeu.

  8. Attends attendsm 100 relations sexuelles en 10 ans ?? Tu parles de « relations sexuelles » ou de mecs avec qui tu as couché (plusieurs fois par mecs,quoi) ?? Parce que si c’est la première solution euuuuh… :doute:

  9. Je ne souhaite pas au milieu gay de « s’hétéronormaliser » parce que ce serait aller dans le sens de plus d’hypocrisie. Je suis parfois obligée de passer sous silence mes périodes de libertinage qui ont alterné avec des périodes de relations plus sérieuses ou de jachère.
    J’ai eu des périodes de grosse consommation, via Internet notamment. Mon chiffre total tourne autour de 30 : je trouve que c’est assez peu si on divise par le nombre d’années d’activité, une douzaine… Et je me suis rendu compte comme tu le dis que les mecs hétéros ont une vision archaïque des filles comme moi. Je me souviens par exemple d’un jour où j’ai dit à un collègue sympa, de mon âge et a priori ouvert que je changeais souvent de mec. Sa première réaction: « t’es une salope alors! ». J’ai fait l’amour avec des mecs qui ont pris leur pied avec moi mais qui ne pouvaient pas envisager d’aller plus loin, parce que paradoxalement je suis trop libérée, en particulier dans mon langage.
    Avoir beaucoup d’amants est donc un atout si on veut multiplier les plans cul: on est expérimenté, on a moins peur, on ne s’attache pas comme une sangsue, on sait lire entre les lignes, etc. Mais c’est un gros inconvénient quand on souhaite une histoire sérieuse, parce que les mecs hétéros ne veulent pas d’histoire avec des « salopes » mais des « filles bien ». Je me retrouve donc parfois obligée de cacher mon côté libertin pour ne pas griller mes chances, même si le naturel revient au galop, et puis de toute façon je ne peux pas envisager un truc sérieux avec quelqu’un qui a ce genre de catégories dans la tête.
    Chez les gays, les choses sont presque inversées : j’ai été étonnée de lire que pour Matoo être avec quelqu’un qui a beaucoup d’expérience est rassurant parce qu’il aura moins la tentation d’aller voir ailleurs, ayant déjà fait le tour des plans cul. Les mecs hétéros pensent : « elle me trompera ». Ils feraient mieux de penser que c’est justement parce qu’on a de l’expérience qu’on a envie de vivre une véritable histoire.

  10. Merci mon matoo pour ce post tout simplement exceptionnel ! J’adore la façon sans détour dont tu abordes ce vaste sujet, je ne vais pas trop m’étendre, les commentaires précédents l’ayant remarquablement fait, simplement rappeler que ce débat n’est complet que lorqu’on aborde aussi le côté qualitatif. J’ai rencontré des mecs avec un kilométrage impressionant et qui se débrouillaient comme des pieds et de vraies bombes sexuelles avec pas forcément tant d’expérience, mais une réelle compréhension et un feeling de la chose.

    donc, baiser (avec) beaucoup de mecs, why not, bien baiser, oui, avant tout !

  11. à Sakia > j’ai la – triste – impression que la plupart des mecs (hétéros) recherchent une femme (paradoxe ôh combien débile !!!) à la fois aussi expérimentée et aussi vierge que possible… :doute:

    Voir par exemple toute la littérature autour de la virginité féminine ! C’est du n’importe quoi !

    Sinon, je suis d’accord avec toi : la femme sera l’égale de l’homme – b….l! ça vient quand ??? :mur: – le jour où une femme qui multiplie les conquêtes ne sera pas plus une « salope » qu’un mec qui se tape une gonzesse tous les soirs ! (R….. W……. par exemple !) ;-)

  12. Heu… je crois me souvenir d’avoir déjà eu cette discussion avec quelqu’un ;-);-)

    Je ne sais pas si les comportements changent effectivement. En tout cas les discours et les représentations le font à coup sûr. Suffit de jetter un oil à la saison 5 de QAF (d’un neuneeeeeu!!). Outre le Sida et l’hétéronormalisation que t’as déjà évoque, il est aussi possible que, paradoxalement, une plus grande homosocialité aille dans ce sens. En effet comme tu les dis, c’est courrant que des grands timides, voire de respectables père de famille cachent des nombres à quatre chiffres (*vertige*), alors que le simple fait de verbaliser l’envie sexuelle aide à avoir une meilleur emprise, ou du moins une meilleur connaissance de sa libido.

    Bref, je m’égare.. coming back to our sheep, et comme je te l’avais déjà dit, vive le fuckage et le papillonage, mais gare au blasage :)

  13. Intéressant ce post, il fait ressurgir des visages … de la mémoire.
    Je me souviens de ma deuxième conquête amoureuse qui me balance un tonitruant « tu peux pas savoir le nombre de kilomètres de bites que j’ai avalé » Ca m’avait littéralement scié ! :censure:

  14. Mais oui quand on aime on compte pas:-) euh parfois si un peu;-)surtout en vieillissant mais ce qui est important c’est de laisser ouvertes toutes les possibilités et la vie se charge de faire le tri:salut:

  15. fine est excellente analyse comme toujours !
    tu connais mon point de vue sur la question des coucheries :  » les gens font ce qu’ils veulent, en quoi ça nous dérange? ça ne nous regarde même pas  » :D , je pense que ça s’applique aussi bien au nombre de partenaires.
    bon on est pas dans marc-aurèle, mais il me revient en mémoire un des merveilleux petits cassages d’Aristippe à ce sujet :

     » Un autre lui reprochait de vivre avec une fille de joie. Aristippe lui demanda[8] : « Voyez-vous une différence entre une maison qui a eu beaucoup de locataires, et une qui n’a jamais été habitée ? — Non. — Entre un bateau qui a porté des milliers de gens et un où personne n’est jamais monté ? — Non. — Pourquoi donc y aurait-il une différence entre coucher avec une femme qui a beaucoup servi, et coucher avec une femme intacte ?  »

    en cherchant des informations sur cette citation ( l’auteur surtout, azheimer ce fléau :gene: ) , j’ai également retrouvé celle ci :

     » Moi qui le plus souvent voyage pour mon plaisir, s’il fait laid à droite, je prends à gauche… Ai-je laissé quelque chose à voir derrière moi, j’y retourne, c’est toujours mon chemin… tout m’est un.  » Montaigne.

    ces deux citations et ton texte me font dire que le plus important, en matière de sexe comme dans les autres plaisirs de la vie, c’est de n’avoir manqué de rien, d’avoir pu choisir ce que l’on souhaitait, de s’être joyeusement délecté sans s’écoeurer , et de garder intacts ses appétits en rêvant aux prochaines fois :pompom:
    après ça qui, combien, ou … chacun va ou ses pas le mène, y’a pas de meilleure route qu’une autre :-)

  16. Putain une centaine ! :eek: Pour une lesbienne c’est énorme ! Enfin je crois… mais je suis pour le changement de mentalité chez les lesbiennes ! :cool: Euh sauf pour celle qui partage ma vie :hum: Aaaaaaaaaaaarh on s’en sortira jamais nous les filles ! :mur:

  17. he bonjours:je vois en bas 1 perssonage a la criniere afro:
    1 peu de fantaisie genre la coupe de mes 17 ans ou autre rejeuni:afro:
    parfois,Non c’est 1 blague1
    Cette annee la mode est o cheveux longs ou mi longs. A l’epoque frequente tu autant les coiffeurs?.

  18. Pfff une centaine ! Petit joueur ! Jeanne d’Arc ! Rocco Siffredi revendique 4 000 partenaires ! Alors je vais te dire une chose, mon Matoo, t’es une pucelle, une vierge effarouchée à côté ! Alors arrête de vouloir être Président des pédés, t’en as pas assez au compteur (bon, sérieux, moi à 37 ans c’est moins de 10, dont mon chéri que je veux mourir à ses côtés ! Mais moi je ne veux pas être la Ségo des Steevy !) Franchement en plus t’habites (euh pardon, je raye, tu DEMEURES) à Paris depuis la révolution française et rien de plus ? Mppfffff ! Je glousse !
    PS : Je voulais terminer par « mille bisous » comme formule d’affection sincère mais je change avec « cent bisous ». Tu vois que c’est ridicule, non ? :rigole:
    :boulet:

  19. Avec ta gueule de merde (erk), on se demande comment c’est possible. Quoique s’il s’agit des résidus d’égoûts habituels avec lesquels tu sors, ça s’explique.

  20. Sexyboy premier ministre ! Ils ne durent pas longtemps à Matignon ces gros c*** de trolls de premiers ministres ! Sexyboy, j’ai monté une association dont le slognon est « Touche pas à mon Matoo » ! En tout cas c’est pas le courage qui t’étouffe !!!!:hum::berk: (et c’est spéciale dédicace pour toi sexyboy !)

  21. C’est bizarre on a abordé le même sujet ce week-end chez des amis (comme quoi il n’y a pas que le printemps qui éveille les hormones!!) :lol: Pour ma part, j’intègre le cercle des « vertueux » boien que je n’aime guère ce terme!! Dégourdi et espiègle? :redface: oui certainement!!! Timide assurement!!

  22. Puisque tu t’intéresses à l’opéra, Matou, cela ressemble fort à l’air du Catalogue, mais on est encore loin du 1003 de Don Giovanni… Dans dix ans peut-être ?

  23. « Mais pour le commun des mortels (hétéros), c’est beaucoup, voire « trop » selon leurs valeurs, dont on ne sait pas vraiment si c’est une véritable barrière morale, ou simplement une manière de se rassurer, et de justifier ses propres frustrations. »
    Ce n’est pas vraiment mon genre, d’habitude, de défendre les hétéros (ni de commenter !), mais là quand même ! aucune aucune explication « saine » ou positive pour expliquer que les hétéros aient en général moins de partenaires ? Sinon très bon post, comme si souvent !

  24. Mort de rire…
    En fait dans ma vie hétéro, j’en suis à une quinzaine de meufs, y compris les coups d’un soir. Pas vraiment un score de coureur de jupon :redface:
    Et dans ma vie homo, j’ai passé la centaine de mecs ! :cool:
    Plutôt dans la norme, sachant que quand j’étais en couple j’étais fidèle, et que donc je ne faisais pas de chiffre…

    Arrivé à la trentaine, je commence à comprendre ce que je veux dans une relation, je ne cherche pas trop, mais j’ai plutôt envie de me caser avec une meuf … ou de cultiver une relation de qualité avec un mec…:lol:

    Ça s’appelle la maturité, Docteur Matoo ?

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