Livre 7 – XXVI

Lorsqu’un homme a commis une faute contre toi, considère aussitôt quelle opinion il se fait du bien ou du mal pour avoir commis cette faute. Lorsque tu le sauras, en effet, tu auras pitié de lui, et tu n’éprouveras ni étonnement, ni colère. Car, ou bien, toi aussi tu te fais encore la même opinion que lui sur le bien, ou une autre analogue, et il faut donc lui pardonner. Mais si tu ne partages plus ses opinions sur le bien et le mal, tu seras plus facilement bienveillant à celui qui les distingue mal.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Une pensée que je rapproche de celles qui évoquent la nécessité de prendre en considération le système de « valeurs » (le référentiel) de son interlocuteur avant de le juger. Et c’est vrai que j’ai tendance à être plus indulgent, notamment envers mes parents, avec des personnes qui peuvent me faire du mal, parce que nous n’avons simplement pas la même manière de « voir » les choses. (Mais le coup de genou balayette aide !)

5 Commentaires

  1. Ton commentaire est un peu rapide, t’oublie de faire distinction à la fois des jugements de faits et de valeurs qui peuvent apporter des nuances dans l’appréciation que l’on fait de quelqu’un. Enfin, c’est ce que je crois. Mon humble pensée n’étant que peu aboutie, et surement faussée comme la plupart des jugements de valeurs d’ailleurs. Sujet intéressant en tout cas et qui me touche beaucoup.

  2. Je ne sais pas si je dois te féliciter t’envier ou m’inquiéter pour toi, Matoo ; certainement l’indulgence doit rendre la vie plus facile…
    C’est peut-être aussi une question de période.
    En tout cas, je ne crois pas qu’il suffise d’une méthode pour réussir à être constamment indulgent. Et c’est tant mieux. Tout ne peut toujours et uniquement passer par la case « indulgence ».

  3. Ces pensées, je ne les prends pas comme un manuel à suivre à la lettre. J’en tire juste fréquemment des pistes de réflexion qui me parlent, me déconcertent et parfois me font voir les choses autrement. Et de la part d’un type qui a vécu il y a 2000 ans, ça me fascine. Surtout quand je me rends compte que cela m’aide aujourd’hui dans mon développement personnel, et que nos questionnements existentiels n’ont pas bougé d’un iota.
    :book:

  4. Marc Aurele, oui oui… je dois relire plusieurs fois la phrase avant de comprendre, mais grâce à tes posts, je les lis :-)
    Ceci dit, pour ajouter une petite pierre à cet édifice, « Lorsqu’un homme a commis une faute contre toi » j’ai toujours tendance à penser que si je dérange quelqu’un, que je l’agace, que je ne lui plaise pas, que je lui semble antipathique, finalement c’est son problème, pas le mien. Ce que je peux dire, ce que je peux faire qui le chagrine, doit l’interpeller au niveau de son vécu (comme on dit) et à partir de là, ce n’est plus mon problème.
    De mon côté, j’évite très conscieusement d’agresser les gens « gratuitement », faudrait pas non plus exagérer.:ok:
    les oiseaux blancs

  5. J’aimerais sincèrement avoir la possibilité de penser, de reflêchir, quand je suis face à l’antipathie d’autrui. Je pense en avoir été capable, quand j’étais gamin et ado. J’y ai laissé beaucoup d’énergie. Je me souviens d’une adolescence tellement épuisante !
    Mes réactions sont maintenant plus viscérales. Tant pis pour les imbéciles qui usent leur temps et leurs forces dans l’intolérance. Et ma propre énergie, je la garde pour ceux que j’aime pour mes loisirs et pour mes délires créatifs…

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