The Holiday

Allez hop, certainement l’archétype même de la comédie romantique américaine. Mais une oeuvre plutôt digeste dans le genre (ce n’est pas ma tasse de thé, je dois l’avouer), malgré sa longueur excessive (putain 2 heures quand même !!!) et une accumulation de clichés sirupeux. Car il y a tout de même quelques scènes émouvantes, d’autres très rigolotes et des moments qui rendent le film un peu plus original que la moyenne.

Amanda (Cameron Diaz) est une femme de pouvoir qui produit et réalise des bandes-annonces de films à L.A. Iris (Kate Winslet) travaille dans un journal, et elle habite un charmant cottage dans la campagne anglaise, à 40 minutes de Londres. Elles ont toutes les deux besoin de vacances. Amanda car elle vient de rompre avec son mec, mais a le « soucis » de n’avoir encore jamais versé une larme. Iris est amoureuse d’un collègue avec qui elle a eut une aventure trois ans auparavant, et qui lui apprend qu’il se fiance… Résultat les deux femmes décident d’échanger leurs appartements pour deux semaines de congés, autour de Noël. Ce sera l’occasion pour Amanda de succomber aux charmes d’un Casanova apparent : Graham (Jude Law), le frère d’Iris. Et Iris va faire la connaissance du voisin d’Amanda, un vieux scénariste solitaire (Eli Wallach), ainsi que d’un compositeur de musique de films : Miles (Jack Black).

Le film joue à 3000% dans les clichés pour ses personnages, que ce soit pour les accents (soooo british du côté anglais) ou bien l’image d’Epinal de l’Angleterre d’un côté, et de L.A. de l’autre. Mais cette rencontre des accents est un des aspects que j’ai trouvé assez charmant au final. Par contre en terme de narration, d’intrigues, de déroulé de l’histoire, c’est d’une convention absolue. Et là, le film dure une bonne demi-heure de trop. Les répliques sont trop et mal écrites, c’est souvent verbeux et pathétique à souhait, on sent parfois les comédiens embarrassés par des lignes aussi poisseuses. Ah ça c’est de la bluette… D’un côté les deux bombes avec Cameron Diaz et Jude Law, de l’autre la relation plus intellectuelle et « accessible » entre Kate Winslet (et pourtant je la trouve beaucoup plus attirante que Diaz) et Jack Black (pas très crédible en tombeur). Tout ce qu’il faut pour que la cible marketing s’identifie quoi… Evidemment aussi un peu de placement de produits : google, sony,…

Pourtant il y a quelques idées qui instillaient de l’originalité et qui auraient pu donner un très bon film, tout en collant au genre. Bon déjà, il fallait éviter de tomber dans des conclusions aussi classiques et attendues, mais ça pourquoi pas. Sinon la veine humoristique a seulement été effleurée, et quel dommage car les quelques tentatives sont vraiment bonnes. Les digressions internes de Cameron Diaz (elle s’imagine parfois les bandes-annonces de sa vie) par exemple ne vont pas assez loin, alors que ça aurait pu donner des scènes géniales, et qui n’entame pas la « crédibilité » du film. J’ai aussi adoré la scène avec le chien, quand elle arrive et qu’elle est seule. Ou bien une classique mais efficace séance de quiproquos téléphoniques qui a fait rire toute la salle (mais trop peu exploitée !).

De même que certaines scènes restent dans le registre « romantique » tout en sortant de l’ordinaire. Par exemple, le personnage du vieux scénariste est une bonne trouvaille. Mais ce n’était pas la peine de terminer dans les effusions… Le scénario manque vraiment de piment, c’est certain. Pourtant les évocations du scénariste, qui est joué par un excellent acteur (Eli Wallach) de « vieux films », étaient l’occasion de passer à autre chose, et de donner un ton différent. A un moment il évoque un point de cinéma en expliquant les « rencontres » des scénarii à Kate Winslet. Il lui parle alors d’un homme et d’une femme qui pourraient se retrouver dans un magasin pour acheter un pyjama, mais lui juste le bas, et elle seulement le haut. La référence ne va pas plus loin, mais pour moi c’est un clin d’oeil explicite. Il s’agit du commencement de « La Huitième femme de Barbe Bleue » de Lubitsch. Manque de pot, le film ne décolle pas sur ces bonnes idées, et perdure dans une certaine platitude.

Malgré tout, j’ai passé un bon moment, et ne me suis pas (trop) ennuyé. L’amour déborde de tous les côtés et suinte par tous les orifices (hu hu) comme dans un film romantique qui se respecte. C’est juste dommage de ne pas monter un cran plus haut, et même frustrant lorsqu’on en remarque quelques tentatives, qui semblent comme tuées dans l’oeuf.

L’avis des copines : Mathieu, Patrick.

The Holiday

7 Commentaires

  1. Arfff me suis Emm….. à mourir !
    Mais bon y a bien pire encore : la dernière daube de Ridley Scott avec Russel Crowe. M’en suis pas remise de ces deux navets à la suite ;-)
    La Bizzz de la Bonne Année Môsieur Matoo.

  2. argh, je voulais aller le voir, tu me refroidis un peu là… bon, je vais y aller sans penser à tout ce que tu viens de dire.. on sait jamais.. étant d’humeur bien romantique en ce moment, je vais peut etre plus accrocher !! :love:

  3. Moi j’ai trouvé ça original de faire jouer Jack Black dans une comédie romantique. S’il n’a pas un physique immédiatement séduisant, je lui ai trouvé beaucoup de charme. Son personnage est plus réaliste que celui-ci de Jude Law et son physique d’homme ordinaire m’a permis d’y croire un peu.

  4. D’accord avec Mercredi. Jude Law est à tomber, comme d’habitude, mais il souriait tout le temps y compris pour déclamer à Cameron Diaz les phrases les plus anodines, et toute sa gestuelle semblait vouloir dire : « regardez comme je suis beau ». A contrario, « Average » Jack Black paraissait beaucoup plus authentique et il est permis de croire que, dans la vraie vie, des types comme lui peuvent tout à fait séduire des femmes qui ont la beauté et la classe de Kate Winslet.

  5. C’est évident que ce film n’est pas un chef-d’oeuvre, mais il a eu le mérite d’avoir quelques pointes d’originalité. D’ailleurs je souligne la fête d’hanouka que j’ai trouvé franchement amusante. Disons qu’habituellement, je ne trippe pas film romantique, mais bon pour une soirée entre copines (ou comme moi avec ma soeurette), j’ai trouvé cela toujours mieux que bien d’autres du mêmes types. Et puis je suis d’accord avec l’opinion que Jack Black était plus crédible (faut dire que Jude Law c’est pas ma branche), son chantonnage de film m’a fait roulé par terre!
    Disons que ce fut tout de même divertissant, et bon la prochaine fois on louera un ballet de Glass :P

  6. D’accord avec ton commentaire c’est sympa mais c’est trop attendu. Le fait que les deux canons de beauté se tombent dans les bras l’un de l’autre (jude Law et Doaz) et de l’autre les pas-beaux mais sensibles m’a un peu agacée. Je trouve winslet pas mal du tout mais bon je sais que certains mecs la trouvent moche.
    J’ai bien aimé le passage avec le vieux scénariste et les références à l’ancien hollywood. Kate auprès du scénariste, Hannoukah etc..sauve le film parce que Jude Law en mec au coeur brisé ca m’a fait un peu marrer. A voir sans plus:lol:

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