Livre 10 – XXXVIII

Souviens-toi que le fil qui te meut comme une marionnette est cette force cachée au-dedans de toi, cette force qui fait qu’on s’exprime, qu’on vit et qui, s’il faut le dire, fait qu’on est homme. Ne te la représente jamais comme confondue avec le réceptacle qui l’enveloppe, ni avec ces organes qui sont collés autour. Ils sont comme des outils, avec cette seule différence qu’ils naissent naturellement avec nous, vu que ces parties de notre être ne lui servent pas plus, sans la cause qui les met en mouvement et les ramène au repos, que la navette à la tisseuse, le roseau à l’écrivain, et le fouet au cocher.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

4 Commentaires

  1. un peu essentialiste le Marco sur ce coup.
    Mais c’est vrai que je me suis déjà fais la même réflexion, défoncé à 5 du mat sur une piste de danse : y’aurait’y quéqu’un qui me pousse à danser encore ? Parce que moi, j’en ai plus du tout envie !

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