Palimpseste (Mémoires de Gore Vidal)

J’ai découvert Gore Vidal il y a quelques années, alors que je dévorais tous les romans qui avaient une histoire « homo », et « Le garçon près de la rivière » était un classique du genre. Je n’avais pas trouvé le bouquin transcendant, et un peu daté (il a été publié en 1948), mais c’est vrai qu’il avait le mérite d’être le premier roman américain à l’intrigue amoureuse homosexuelle clairement assumée. C’est vraiment dans « En direct du Golgotha » et avec « Myra Breckinridge et Myron» que j’ai accroché à cet auteur, et que j’ai un peu plus lu sur sa vie.

Ainsi lorsque j’ai vu qu’il avait publié ses mémoires, et comme je savais vaguement qu’il était auteur (romans, essais, ciné, télé, théâtre), engagé en politique, scénariste, acteur, et figure emblématique homosexuelle (contre son « gré »), j’ai tout de suite voulu lire ça. De plus, il est né en 1925, et il continue à écrire avec autant d’irrévérence, il a connu tout le gotha des années 50 et 60, mais reste un type complètement inconnu en France (du moins, je le crois… même si je ne suis pas du tout une bonne référence). Je me demande si c’est autant le cas aux US… (Edouaaaard ? D’ailleurs ce dernier est cité plus bas, car c’est aussi dans son blog que j’avais entendu parler du monsieur.)

J’ai vraiment beaucoup aimé ce bouquin, j’ai trouvé ses récits passionnants, et les pages ont été tournées sans m’en rendre compte (plus de 600 pages). Ce terme de « Palimpseste » vient du fait que Gore Vidal se donne une liberté totale dans ce qu’il écrit, ce n’est pas une autobiographie ou un travail de recherche, ce sont vraiment des mémoires, et dans son cas il se permet de mélanger les époques, de repasser sur des textes, et ainsi de supprimer, réécrire et remanier ce qu’il raconte. C’est à la fois la faiblesse et la qualité de l’ouvrage. En effet, malgré une progression relativement chronologique, si l’on cherche là des précisions biographiques ce n’est pas la peine, et clairement il s’agit de récits très orientés, avec un Gore Vidal qui se donne forcément le beau rôle (et certainement encore plus à mesure que le temps passe, et que ses souvenirs s’émoussent).

Mais moi j’ai adoré ça. J’ai adoré ce désordre des thèmes et des idées, car on a l’impression d’être assis dans un fauteuil en face de lui, et de l’écouter nous raconter les histoires d’avant, ses rencontres hallucinantes, et des anecdotes piquantes du passé (avec plein de « stars »). En outre, on le sent parfois un peu gonflé dans ses propos, et même en tant qu’un « livre dont il est le héros », je ne peux pas tout prendre comme argent comptant. Mais j’aime ça, car c’est un mec au charisme intellectuel ravageur (et certainement avec un de ces caractères de merde que j’affectionne tant), et bientôt seul témoin vivant d’une génération d’artistes qui me parait parfois antédiluvienne.

J’ai aussi évidemment appris des centaines de choses sur Gore Vidal, et son parcours en lui-même est déjà notable. Né en 1925 donc, ce mec est déjà le petit-fils d’un sénateur démocrate, Thomas Pryor Gore (Gore Vidal s’appelle en fait « Eugene Luther Gore Vidal », mais il n’a conservé que le début, donc seulement ses deux noms de famille), dont il était très proche. Il est donc né d’une bonne famille, et d’une mère bien hystérique apparemment. Cette dernière a épousé ensuite un certain Hugh D. Auchincloss (donc devenu le beau-père de Gore), qui lui-même fut ensuite le mari de la mère de Jackie Kennedy (Gore et Jackie partageaient donc un même beau-père).

J’ai recopié pas mal de passages du livre qui m’ont marqué, je vais continuer mon article en m’en servant de support (je laisse les citations dans l’ordre du livre).

Il y a ce côté « tabloïd » (des années 50 et 60 !!) du livre qui lui donne un côté un peu « j’étais l’ami des stars », mais on sent la grande distance avec laquelle il aborde cela, et surtout, on n’est souvent surpris par certains noms que l’on rencontre. Par exemple, le début de sa carrière est marquée par la rencontre et la « relation » (pas platonique apparemment, mais pas vraiment passionnée non plus) avec Anaïs Nin. Cette dernière, une française, est connue pour la publication de ses journaux intimes et ses multiples relations amoureuses avec des écrivains, mais je ne me serais jamais douté que Gore Vidal faisait partie du lot.

Gore Vidal est aujourd’hui connu pour être l’auteur de ce premier roman homo (« Un garçon près de la rivière ») juste après guerre, et cela en fait une sorte de fer de lance de l’émancipation gay. Mais on se rend compte dans ses mémoires, que ce n’est vraiment pas ce qui l’intéressait. C’est lorsqu’il cite cette rencontre avec Kinsey, un autre personnage que je ne pensais pas découvrir dans cet ouvrage (et qui me fascine incroyablement depuis le film éponyme), qu’il s’explique un peu plus sur sa manière d’être.

Le Dr Kinsey était intrigué par mon absence de culpabilité sexuelle. Je lui dis que c’était probablement une question de classe sociale. Autant que je sache, personne dans ma famille n’avait jamais éprouvé ce genre de culpabilité, qu’on retrouve chez les classes moyennes mais contre laquelle les gens de pouvoir paraissent immunisés. Nous faisions ce que bon nous semblait et n’en pensions rien de particulier. Kinsey m’a dit que je n’étais pas « homosexuel » – sans doute parce que je n’avais jamais sucé une queue ou que je ne m’étais jamais fait enculer. Malgré cela, je battais le record mondial de rencontres avec des jeunes inconnus, rivalisant ainsi avec le très actif Jack Kennedy et son besoin d’une fille différente chaque jour.

Dans tout le livre, Gore Vidal a des amants, mais on sent bien qu’il n’est pas non plus un activiste gay. Il explique que ce premier roman (écrit à 21 ans) est avant tout le récit sincère, mais romancé, de son histoire avec Jimmie Trimble, garçon qu’il évoque fréquemment et qui est mort à Iwo Jima. Cela reste une interrogation pour moi, car même s’il n’a pas spécialement publié le bouquin par militantisme, il savait bien ce qu’il risquait, et pour un garçon de cette classe sociale, c’est finalement assez curieux.

Heureusement – ou malheureusement ? -, en 1946, j’écrivais Un garçon près de la rivière, qui me fermerait, je le savais, toute possibilité de carrière politique ; mais rendrait également impossible une carrière littéraire conventionnelle, perspective douloureuse à l’époque, mais qui se révéla finalement heureuse.

Ainsi, l’écriture et la publication de ce roman marque un tournant décisif pour Gore Vidal. Il devient à la fois très connu (mondialement) et bat des records de vente d’ouvrages, et dans le même temps il est mis à l’index de la presse et des critiques pendant une bonne dizaine d’années. Du coup, il se met à écrire sous pseudonyme, à pisser de la copie pour des polars, des bluettes, ou des piges. Il se met aussi au théâtre, et à la télévision, et il a du succès. Cela lui fait rencontrer du monde, dans beaucoup de domaines artistiques ou du show-biz. Il se lie avec des gens qui le connaissent aussi pour « Un garçon près de la rivière », et il paraît déjà la coqueluche du « gay gotha » de l’époque. Il y a aussi cette relation très forte avec Tennessee Williams (l’Oiseau) qui se poursuit pendant une bonne partie du bouquin, et qui est très touchante. J’ai bien aimé cette anecdote avec Léonard Bernstein qui rend bien la crudité des échanges…

Lorsque Léonard Bernstein, âgé de soixante-neuf ans, vint séjourner chez nous à Ravello, je lui parlai de Harold. « Oh non ! Pas cette conversation ! Presque toutes les personnes que je connais – ou connaissais – aiment à dire que notre seul point commun est la distribution de Fancy Free.
– Eh bien, j’ai couché avec les deux tiers de ta distribution ;
– Et moi, répondit Lenny, compétiteur jusqu’à son dernier souffle, j’ai couché avec les trois tiers. Mais je dirais que le cul de Harold était l’une des sept merveilles du monde. »

Il part aussi en Europe (à la toute fin des années 40) pour un long périple, et là c’est une pléiade de rencontres avec des auteurs et artistes qui le connaissent pour ce premier roman, et veulent voir le fameux « Gore Vidal ». Il rencontre ainsi Gide, Cocteau et Jean Marais, à Paris, ou encore E.M. Forster à Londres. Et il évoque tout au long de son livre, son amant Howard. Et dans cette citation, on sent encore toute la singularité du personnage.

Aussi je pus, à vingt-cinq ans, m’installer avec Howard Austen, alors âgé de vingt et un ans. Nous nous étions rencontrés aux bains trucs d’Everard. Anonymement.
« Comment avez-vous fait pour rester ensemble pendant quarante-quatre ans ? » La réponse est : « Pas de sexe. » Cela ne satisfait personne, bien sûr ; mais comme dirait Henry James, c’est ainsi.

Gore Vidal fréquente aussi des auteurs de la « Beat Generation », surtout Jack Kerouac avec qui il a une aventure, mais aussi William S. Burroughs qui s’intéresse apparemment à lui (voilà l’extrait d’une lettre de Burroughs à Kerouac).

Il poursuit ainsi sa lettre adressée à Jack, toujours sur mes ambitions tragiques. « Un homme fait qui fait de la belle prose va s’évertuer à produire de la poésie atrocement mauvaise, et ainsi de suite. Gore Vidal est pédé ou non ? En voyant la photo de lui qui orne son dernier opus, j’aimerais bien faire sa connaissance. Toujours ravi de rencontrer un monsieur littéraire, et si l’homme de lettres est jeune et beau et éventuellement disponible, mon intérêt ne fait que croître, naturellement.

Dans les années 50, c’est Hollywood, le cinéma de l’Âge d’Or des studios et des grands producteurs. Gore Vidal décrit ces magnats du grand écran qui louaient alors les services de plusieurs réalisateurs (dont l’importance était plus que minime), et qui avaient des acteurs sous contrat qui étaient tenus de tourner pour eux. On suit là la carrière de l’auteur dans le monde du cinéma, il écrit des scénarii, et il joue même dans des films. Il se lie notamment à Paul Newman, et commence à évoquer tous les cancans qui se sont dits sur lui et d’autres.

Je dois souligner ici que pendant des années, j’ai lu et entendu des choses sur mon aventure amoureuse avec Paul Newman. Contrairement à Marlon Brando, que je connais à peine, Paul est mon ami depuis cinquante ans, preuve, à l’aune de ma psychologie, que rien ne pouvait jamais arriver entre lui et moi.

On sent aussi pendant tout le bouquin le recul de Vidal sur ce qu’il vit, et surtout sur l’univers du 7ème Art. Et toujours son trait acrimonieux et ironique sur son pays qui fait mouche, et met un peu de vitriol sur la bien-pensante nation américaine. On ne doute pas alors que la politique ne l’a jamais quitté, et qu’il reste un homme averti et fort de sa « conscience ». Il était considéré très tôt comme un cryptocommuniste aux vues de ses opinions, et en période de maccarthysme ce n’était pas anodin.

Mis à part le monde politique de Washington, je n’ai jamais connu de monde aussi obsédé par lui-même que Hollywood : le mariage entre le cinéma et la politique était donc inévitable. Les fiançailles avaient eu lieu au cours de la Première Guerre Mondiale, lorsque le président Wilson, jouant son propre rôle, était apparu dans un ou deux films patriotiques. Pendant ce temps là, son propagandiste attitré, Georges Creel, poussait Hollywood à sortir des produits patriotiques afin que tous les Américains (et surtout les problématiques Américains « à trait d’union », comme les Germano-américains) s’unissent dans la guerre contre le Hun mécréant, plus tard remplacé par le communiste russe athée, lui-même aujourd’hui remplacé par terroriste islamiste.

Au moment, où je me disais que ce bouquin était tout de même un effarant exercice de name-dropping (avec des tas de notes de bas de page pour comprendre le contexte de l’époque), il se trouve que l’auteur se fait la même remarque (ironique).

J’en arrive au point que je redoutais : des listes de noms jadis célèbres mais qui ne signifient dans l’ensemble plus rien aujourd’hui, et qui exigeront des notes interminables aux futurs historiens. Cela pourrait être amusant si j’avais quelque chose de vraiment fascinant à dire sur chacun de ces noms, ou si j’avais eu, comme tant d’autobiographes contemporains, des aventures amoureuses orageuses, des mariages ratés, des enfants autistes, des dépressions nerveuses, des overdoses, des thérapies, bref une vie littéraire banale. Mais je n’ai eu ni d’histoires d’amour ni mariages, et le propre d’une aventure sexuelle de passage est d’être oubliable. Je n’ai jamais fait de « dépression nerveuse », mais ai plutôt été victime d’un lent effondrement, et j’ai su éviter les psychanalystes, les nutritionnistes et les joueurs de bridge-contrat. Joanne Woodward et moi faillîmes nous marier, mais uniquement à sa demande, et à cause de sa passion, non pas pour moi, mais pour Paul Newman. Paul prenait en effet son temps pour divorcer de sa première épouse, et Joanne se disait, intelligemment, comme l’avenir le lui confirmerait, que l’éventualité de notre mariage lui donnerait le petit coup de pouce dont il avait besoin. Ce fut le cas.

On y trouve aussi de petites anecdotes sympathiques, comme celle de sa première rencontre avec Jack Nicholson.

Une version révisée de mon contrat fut envoyée à mon bureau. Je la signais et la remis au messager, un beau garçon, joli comme un coeur, comme on disait. Des années plus tard, Jack Nicholson me rappellerait notre première rencontre.

Le contrat en question marque aussi un des éléments pour lesquels Gore Vidal est assez connu. En effet, suite à cela, il va participer au scénario de « Ben-Hur », et selon ses dires, c’est lui qui a insufflé toute la composante cryptogay des personnages. Selon Gore Vidal, Messala et Ben-Hur avaient été amants adolescents, et ce dernier rejette le romain lorsqu’il revient lui faire des avances, alors qu’ils sont devenus adultes. Il ne fallait évidemment rien en dire à Charton Heston, tandis que Stephen Boyd était dans la confidence, et apparemment très amusé par le procédé.

Encore une citation qui égratigne les républicains, tout se tirant, une fois de plus, la couverture… Mais ce sont aussi pour ces petits mots là, que j’ai beaucoup aimé le ton de ses mémoires.

J’aime à dire que, sans moi, Ronald Reagan n’aurait jamais été président. Nous avions du mal à trouver quelqu’un pour jouer le rôle d’un homme politique proche d’Adlai Stevenson. La plupart des acteurs américains d’un certain âge démarrent leur carrière en jouant de bons petits gars du peuple, 100% américain, ce qui signifie que même avec l’âge, l’ironie et l’autodénigrement ne font pas partie de leur répertoire. Lorsque les agents de Reagan me parlèrent de lui pour le rôle de Russell, je leur dis que bien qu’il fût bon acteur, je ne pensais pas que le public l’accepterait comme politicien à la Stevenson. Dans les versions ultérieures de l’histoire, le complément « à la Stevenson » sera supprimé. En tout cas Melvin Douglas joua le rôle, gagna le prix ; et sa carrière en fut complètement relancée, alors que Reagan, recalé, désemparé, devint gouverneur de Californie.

La fin des mémoires (de ce bouquin, car il y a apparemment une suite, qui chronique plus précisément l’après « années 60 ») se focalise plus sur la carrière politique, plutôt avortée, de l’écrivain. Il a été, en effet, candidat démocrate et a été en relations proches avec les Kennedy (et notamment de Jackie), ainsi qu’Eleanor Roosevelt. Il évoque aussi les Clinton, et d’autres gens de gauche. Il ne me paraît pas faire dans l’auto-complaisance sur ce coup là, mais au contraire reste assez critique et frondeur.

Nous avions tous été soigneusement conditionnés pour croire que la vaillante et solitaire Amérique était cernée de tous les côtés par une Tyrannie monolithique : l’Union Soviétique. Nous savons aujourd’hui que celle-ci était faible et réactive, alors que nous étions puissants et provocateurs. Lorsque Jack hérita de cette guerre fantasmée contre le bloc communiste en général, et l’Union soviétique en particulier, il changea, l’insu de presque tout le monde, les règles du jeu. Il était sur le point de transformer la pseudo-guerre de Truman en une vraie guerre. Il allait se battre.

Bon, et il est bien vivant, donc il continue à écrire et à agir. Je devine qu’il ne doit pas plaire à tout le monde, et je vois bien en quoi il doit pouvoir devenir très énervant. Mais il n’en reste pas moins qu’il a eu une carrière assez hallucinante, et qu’il a écrit des romans à la verve assez inouïe, et à l’irrévérence d’un culotté encore aujourd’hui peu égalé. Je vous le conseille car c’est un voyage assez inattendu et fort agréable dans les années 40 et 50, qui nous en apprend (notamment) de belles dans l’univers culturel et artistique « gay » de l’époque.

Edouard en avait d’ailleurs parlé l’année dernière :

Je viens de terminer les mémoires de Gore Vidal, intitulées Palimpsest. Il peut être plutôt énervant, ce M. Vidal, tant il se présente comme le seul qui ait correctement prévu tel ou tel développement politique ou culturel (la mort du roman, la fin du théâtre) mais il est toutefois vrai qu’il offre, même dans cette biographie qui date de 1994, à l’époque où il vivait toujours en Italie, à Ravello. Il sait tourner des phrases («…before the great sullenness spread over the land » à propos de lettres envoyées à la mère par son fils, jeune militaire que Vidal a aimé — en toute probabilité son seul amour) et aussi sait en répéter de bonnes, comme celle-ci, attribuée à Staline, en réponse à Lady Astor, qui lui avait demandé « Maréchal Staline, quand est-ce que vous allez cesser de tuer les gens ? », « Lady Astor, the undesirable classes do not liquidate themselves. » (Il faut avouer que Staline n’avait pas tort, le bonhomme.)

Ce même Edouard, dont les personnages me sont devenus familiers avec les années (l’amie peintre, l’amie écrivain, l’amie galeriste etc.) évoquait justement l’amie écrivain à propos de Gore Vidal et de son second bouquin de mémoires (qui vient de sortir aux US j’ai l’impression) : « […] nous reprenons notre lecture des dernières mémoires de son ami Gore Vidal, ce qui l’agace souvent parce qu’il ne dit pas toute la vérité sur les sujets qu’il traite. Mais bon, nous révisons nos vies comme bon nous semble. »

Palimpseste (Mémoires de Gore Vidal)

4 Commentaires

  1. Gore Vidal c’est un peu le Saint-Simon d’aujourd’hui dont le Versaille serait Holywood. Je te conseille Mes vies d’Edmund White autre mémoire américaine mais cette fois d’une certaine détestation de soi qui fera la moyenne avec celle de Gore Vidal (parent d’Al Gore) qui est très content de lui.
    Moi aussi je trouve curieux la publication de «  »près de la rivière » je crois que l’inconscience et le courage de l’auteur a été plus fort que son arrivisme qui est incommensurable. D’après ce que j’en sais Gore Vidal n’est pas si inconnu que cela en France et encore moins aux USA (il faut dire qu’il fait tout pour ne pas être inconnu) mais comme toujours que du public cultivé c’est à dire celui des cotes et des université. A New York lors de mon dernier passage les mémoires de Gore Vidal étaient en devanture des nombreuses grandes librairies. Le blog d’édouard est épatant superbes photos du quotidien new yorkais il soigne ma nostalgie de la grosse pomme entre deux visites. :lol:

  2. Pas d’accord pour dire qu’il soit inconnu en France. C’est vrai qu’il s’attache plutôt à faire partie d’une cotterie « intello » que « Star’Ac ». Mais je me souviens d’avoir vu il y a quinze ans (cela ne nous rajeunit pas…) le Garçon près de la Rivière bien en évidence sur un devant de gondole à la FNAC (un dessus de table pour être précis). On peut toujours me rétorquer que le public de la FNAC des Halles n’est pas celui d’un relais Hachette à la gare de Perpignan, pourtant centre du monde selon Dali.

  3. Shit, j’ai lu Palimpseste en janvier dernier mais je suis tellement en retard sur mon blog que j’ai pas encore pris le temps d’en parler… Pour une fois que j’étais en avance sur Matoo :-)

    En fait ce qui m’a le plus marqué dans ces mémoires sans cesse réécrites c’est la place qu’occupe le compagnon de Gore Vidal : il n’est pratiquement jamais cité, mais le tout dernier chapitre lui rend un hommage très émouvant.

  4. On peut voir Gore Vidal dans l’indispensable et excellent documentaire « Celluloid closet » de Rob Epstein et Jeffrey Friedman consacré à l’homosexualité dans le cinéma américain (Hollywood of course). Et donc Gore Vidal raconte comment il a réussit avec Wilder a contourné la censure américaine et aussi grugé ce red neck de Charlton Heston dans Ben Hur. Les garçons sensibles remarqueront les fines allusions à l’homosexualité plus que latente entre Massala et Ben Hur.
    voir un extrait ici: http://www.youtube.com/watch?v=a3WX0MJYSD0

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Petite opération antispam à résoudre : * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

:bye: 
:good: 
:negative:  
:scratch: 
:wacko:  
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose:   
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail:   
:-(     
:unsure:  
;-)  
 
Partages