Barcelone, la nuit

Eh oui, après le jour, il faut bien évoquer les folles nuits de Barcelone. ;-)

J’arrivais là en me disant que j’allais certainement encore revenir sur les clichés qui disent que c’est une ville très gay. Mais au final, dès l’aéroport, j’ai compris que c’était le cas. Nous nous sommes retrouvés à trois groupes de tapettes au fond de l’avion, et ça se mate, et ça se critique, et ça se repère. Le vol était très très drôle, et les conversations filaient bon train (« J’ai oublié ma poudre Guerlain !!! », « Zut ils m’ont confisqué ma pompe à gel PowerTitanDilatator… la loose ! », « J’espère qu’on aura beau temps, il faut que je teste mon speedo et mes nouvelles solaires D&G… » etc.).

Les virées nocturnes et diurnes à Barcelone ont montré que la ville était très gay-friendly, et la manière dont les bars sont nombreux et remplis, avec une clientèle éclectique, tant en styles qu’en âges, confirme encore ce sentiment. Donc définitivement, oui Barcelone est gay !!!!! On y retrouve à peu près les mêmes typologies (en lieux et populations) qu’à Paris, mais il faisait 28°C ce week-end, il y a la plage et les catalans. Donc c’est forcément vachement mieux ! :mrgreen:

Sur ces quelques soirées, nous avons erré dans quatre bars et une boite, et globalement, pour une fin de septembre en plus, j’ai beaucoup aimé les ambiances et les expériences nyctalopes vécues là-bas. Passons en revue ces endroits… (Arfff, le Guide du Pédé Intergalactique.) Je vais d’abord citer les bars dans mon ordre de préférence. Je ne sais pas si c’est du au caractère « étranger » mais les gens avaient l’air assez avenants et cool, en tout cas pas de pimbêches parisiennes (à part nous, hé hé hé), et des sourires naturels assez sympathiques fleurissent facilement.

« Le Dietrich » est un bar comme j’aimerais en connaître un à Paris. Vraiment l’endroit rêvé, avec une décoration classe mais intimiste, dans les tons bois, fauve et cuivre, une clientèle très variée (mais plutôt « jolie ») et une musique excellente (tant pour la qualité sonore que son DJ). La piste de danse (les tables sont plutôt sur les côtés, ou les gens prennent leurs verres dans la première partie de l’endroit qui est un bar avec un long zinc traditionnel) donne sur un patio qui donne une touche très « staïle » au lieu. Le son est une techno assez pointue qui ne vrille pas les tympans, et qui peut donner lieu à quelques montées tout à fait correctes. Enfin les mecs sont assez cool, alors que ce serait le genre de bar qui serait blindé de poufiasses hautaines à Paris. Dans la première partie du bar, il y a toujours un poulet aux hormones (un gogo trop bien foutu quand nous y étions) qui remue sur son piédestal… Ca se fait encore pas mal ici apparemment…

« Le Z:eltas » possède une très belle déco, et un design qui donne envie de s’y appesantir. Par contre, sur le coup c’est certainement là qu’on trouve les gens les plus « stars », et sensiblement plus âgés que dans le bar d’avant. La musique est encore pas mal du tout, et samedi soir c’était blindé et plutôt cool.

« Le Strass » possède la pire des sonos que je n’ai jamais entendu… Mein gott. De la musique de pétasse qui passe en boucle et tellement forte que ça sature à s’en faire péter les oreilles. Excellent ! Bah oui, parce que du coup c’est très drôle. Voilà un bar qui a une bonne ambiance, très bon enfant et conviviale, avec plein de folles hurlantes, de semi-trav et trois-quart Drag, des jeunettes hystérovaginales, et plein de gens très différents. On y retrouve de vraies tapioles haineuses et prêtes à vous griffer, tandis qu’elles courent au chiottes entre deux Madonna pour refaire leur make-up. Sensationnel !

Dimanche soir, nous avons même pu assister à un spectacle de Drag des plus… désopilants. Notamment une énorme limace ver-luisant qui s’était shootée aux paillettes et nous disait des choses très drôles de sa voix de stentor (évidemment je ne captais que dalle). Nous avons eu droit aux habituels playbacks de standards espagnols… et la dégaine des drags valait vraiment le déplacement. Le défi était de conserver son stoïcisme pour ne pas troubler le spectacle.

« Le Atame » est l’équivalent du « Feeling » à Paris. Voilà je crois que j’ai tout dit. Arf arf. Ah non, rajoutons qu’il passait en boucle les clips de « Divine ». Voilà, là j’ai terminé.

« Salvation » est la grande révélation du week-end, mais ce n’est certainement pas une surprise pour ceux qui sont déjà allés à Barcelone. En effet, cette boite est une tuerie. Une sorte de « Queen » avec des mecs mieux dans leurs têtes et dans leurs corps, une musique qui m’a emporté dans les cieux, et deux ambiances qui ont le mérite de seoir parfaitement à mes goûts. D’un côté du Madonna remixé et autres gaités (Scissor sisters, Mika, Kylie, Britney… « leave her aloooooone » sont devenues les universelles paroles de cette dernière), même des Najoua Belyzel locales de la meilleure facture, et de l’autre on avait une salle techno juste parfaite ! Le son était d’une qualité « Rex » et j’ai adoré « le son » du DJ, c’est exactement ce que j’aime. Un mélange de techno parfois bien industrielle mais qui flirte avec des nappes plus hypnotiques, accroche sur des tendances happy, et vous achève par des montées qui ne s’arrêtent jamais. Aaaaaaaaaah !!! Rhaaaa lovely !

A la « Salvation », il y a bien une salle au curieux nom de « Video Room », et c’est bizarre c’est une grande pièce sombre, qui n’est éclairée, en effet, que par un écran de télévision. Quelle idée d’aller regarder la télé alors qu’on est en boite, cela expliquait donc la raison pour laquelle certains monsieurs n’étaient plus du tout en face de l’image. Il faut dire que le film en question était une petite production peu intéressante, tandis que quelques spectateurs y exhibaient des attributs qui feraient facilement renoncer à la TNT (mais pas à bittorent, faut pas pousser mémé dans les orties non plus). Une backroom pas très élaborée, c’est juste un parallélépipède dans le noir, mais qui a su prouver son efficience… D’ailleurs j’y ai croisé un certain monsieur D., que je n’ai pas pu m’empêcher d’apostropher tout haut par son nom, ce qui l’a beaucoup surpris vu l’endroit et les circonstances. (Et puis je suis bien vite reparti danser avant que mon cher et tendre ne s’aperçoive de ma fugue… Mais que voulez-vous je suis un blogueur émérite, je me devais d’explorer les bas-fonds de cette turne pour vous en parler correctement.)

12 Commentaires

  1. La…durée d’attente de ce post au titre « prévisible » :book: fut presque intolérable.
    Barcelone is gay, and so is La…durée !
    :lol:

    Attention, ce commentaire contient un message subliminal.

  2. « Que el ritmo no pare, no pare no,
    Que el ritmo no pare, no pare no.
    Cuarenta grados de temperatura
    con ese movimiento eres una tortura
    Me gusta bailar a oscuritas sin luz
    y mi corazón haciendo tun tun tun.
    Baila como quieras que cosa mas buena »
    Non?
    :cool:

  3. Barcelonaaa!!…(style Montserrat Caballé & Freddy Mercury)
    Je suis si heureux de lire ce post si positif sur Barcelone!…
    « Barcelona: la ciudad de tus suenos!… » (Barcelona: la ville de tes rêves!… »

  4. Je ne t’étonnerai pas si je te dis que je préfère le Z:eltas au Dietrich. Salvation, bien sûr… Dommage que vous n’ayez pas testé le Tea Dance « Madame »! (je ne vous parle pas de Souvenir et du Space, je sais bien que ce n’est pas votre truc!).
    Moi j’y vais le week end prochain. Dommage, on aurait pu se coordonner…

  5. C’est tres interessant de voir comme le « drag show » est vraiment une longue tradition en Espagne et en Grande Bretagne. Je me demande si c’est le cas en Italie ou en Allemagne par exemple. Certain ont des statuts de stars sur la scene gay a Londres, Madrid et Barcelone.
    …et c’est impossible de ne pas aimer Barcelone, surtout pour l’ambiance :pompom:

  6. hate mail – matoo, t’es qu’une grosse salope, tu me :berk: … je suis certain que ton mec ne visite jamais ton blog :hum: … si cette pauvre âme savait seulement le quart du tiers… l’amour n’existe définitivement pas :pleure: mais lorsqu’on est de province, on peut probablement pas comprendre vos moeurs parisiennes… fin du hate mail.

    ps: où faut-il sortir ce we à paris? aider une innocente colombe de flandre (qu’elle ne se fasse pas dévorer par tout ces vautours capitaliste-capitalien-capitalistique ( enfin de la capitale, je veux dire, si c’était pas encore clair- et attention s’y en a un qui se fout de ma syntaxe ou de mes fautes d’ortho, je suis néerlandophone moi, mônsieeuu… non mais… merci d’avance et luv you all :kiss:

  7. aaaah le Dietrich! ou comment rester un poco frances en espana..Ah le Salvation, ou comment resister à la tentation de rester dans cette merveilleuse ville! … Snif je vais pleurer… :pleure:Tu aurais du faire la Love Ball, c’était un espectaculo muy incredible… :pompom:

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