Outrage au président

J’apprends sur ASI cette nouvelle assez énorme. Quelques étudiants ont en effet été interrogés par la police pour « outrage au président », alors qu’ils placardaient des affiches mettant en scène Sarkozy. Non seulement c’est une pratique d’un autre temps, mais surtout cette information n’a pas du tout été reprise par les médias…

9 Commentaires

  1. Matoo je comprends ta surprise, je me permets de recopier la réponse d’Eolas, en commentaire, sur le site de ASI:  » Le plus probable est que ces étudiants ne soient pas poursuivis. Dès leur arrivée au commissariat, le procureur de permanence a été informé de l’interpellation. C’est lui qui supervise les enquêtes en cours, décide des classements sans suite ou de poursuivre. C’est lui donc qui décide s’il y a lieu de qualifier les faits en outrage, dégradation légère ou offense au chef de l’Etat.

    Les trois jeunes ont été entendu une heure trente, ce qui est très court (la garde à vue dure 24 heures, renouvelable une fois) puis relâchés. Si le procureur avait décidé d’engager des poursuites, il aurait demandé de réunir d’autres éléments, notamment d’entendre les policiers ayant interpellé, de saisir les affiches corps du délit, de perquisitionner au local de l’UNEF, etc, bref de monter un dossier qui se tient devant un tribunal.

    Le fait que les jeunes gens aient été relâchés au bout d’une heure trente indique donc que le procureur de permanence a dû demander aux policiers s’ils n’avaient pas des vrais délinquants à arrêter et leur ordonner de mettre fin à la garde à vue et de lui transmettre le dossier pour classement sans suite. S’il avait décidé de poursuivre, il aurait fait remettre à ces jeunes jeunes gens une convocation en justice, voire les aurait fait déferrer au parquet pour une comparution immédiate.

    Bref, c’est un non événement, qui a commencé parce que la journaliste belge ne sait pas que la loi sur la liberté de la presse en France est la loi du 29 juillet 1881, toujours en vigueur mais moult fois amendée, et qu’elle régit aujourd’hui encore les règles de la diffamation à la télé et sur internet. Bref, elle ne lit pas mon blog.

    Pas de manipulation ici : juste du zèle policier qui se demandaient si ce qu’ils voyaient était bien légal, un contrôle un peu tendu (les policiers ont parlé d’outrage), des affiches peut être collées sur une propriété privée ou publique (dégradations légères) et une incompréhension journalistique, un manque de recherches, et du suivisme. On n’atteint même pas l’anecdotique. »
    Je crois que son commentaire suffit …
    Quant aux médias elles ont fort à faire avec les péripéties du couple présidentielle :mur:

  2. Heureusement qu’il existe de Coxxiens (Muxu Munu), spécialistes des sujets qui volent haut, pour nous rappeler ce en quoi consiste « tomber bas »…

  3. Bah écoute, cette affiche a été posée dans toutes les universités depuis lundi…
    A Cergy, l’UNEF a très bien réussi son coup : Pécresse (Valérie, la ministre) est venue lundi, pour une visite de courtoisie (oui, le mot est fort, c’était tout à fait le but de sa visite), et l’UNEF a affiché ça à l’entrée juste avant qu’elle n’arrive :lol:. Evidemment tout le monde a vu les affiches (en face de la façade vitrée, personne ne peut les manquer), et en plus, l’UNEF (pas de Cergy, dieu merci ils sont loin de faire l’unanimité) distribuait des tracts. Les jeunes nous sortaient, texto : « vous n’avez qu’à l’accrocher dans vos chambres, sur vos lits. »
    T’imagine, te lever tous les matins, avec la tête de Sarko en train de te faire un doigt?? Ca met pas trop de bonne humeur…
    Par contre, je voulais réagir au futur divorce de Sarko… Ca va nous faire bizarre de voir notre président seul aux rencontres officielles!!
    Manquerais plus qu’il nous dise qu’il est homo, et qu’il fasse son coming-out sur TF1…
    Bon, je vais essayer de voir si je peux investir sur TF1 :-) (il n’y a pas de petits profits):lol:

  4. Pas de poursuites, on peut l’espérer – en même temps, un type a été condamné en 2004 à un mois ferme pour avoir insulté Sarko, et un autre à 4 mois ferme en août dernier pour les mêmes raisons. « Je nique Sarko le fils de pute » c’est extrêmement désobligeant, certes, mais les peines sont tellement disproportionnées qu’elles posent question, non? Même si en l’occurrence aucune poursuite n’est finalement engagée , ce n’est pas du tout un non-évènement, un tel incident est au contraire particulièrement révélateur, me semble-t-il, et pas seulement du fait que notre Bien-Aimé Président n’aime pas les doigts.

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