Lille aux Tecktonikeurs

Nous avons rencontré pas mal de fans de tecktonik en nous baladant dans Lille la semaine dernière. Plus qu’à Paris je crois, où j’en repère malgré tout quotidiennement dans le quartier des Halles. A Lille, nous avons eu droit à une démonstration un peu pataude et bien verte sur la Grand’Place juste devant le théâtre, mais c’était juste des gamins qui voulaient s’exhiber et faire les kékés. Similairement, vers la cathédrale ou bien dans des rues passantes, nous avons pu observer samedi après-midi, des petits attroupements avec des danseurs qui se démenaient sympathiquement.

J’ai absolument adoré que Versac parle de ce mouvement, car il l’a évoqué avec beaucoup de candeur et d’intelligence, et de la part d’un blogueur « intello » (le pauvre c’est une sale étiquette qui lui colle à la peau, je crois), c’est un peu comme quand je poste à propos du moignoning. :mrgreen:

En outre, il a parlé du phénomène l’été dernier, mais il en a expliqué surtout l’origine et les tenants et aboutissants. Il a posté des vidéos pour montrer et mieux démontrer. Et dernièrement j’ai lu aussi une très intéressante description de la manière dont le mouvement s’est répandu dans la société. Je trouve personnellement ce truc vachement sympa ! Evidemment, je ne m’y risquerais pas, et ce n’est pas mon truc. J’accepte totalement le fait de n’y pas comprendre grand-chose, et d’être un vieux naze. Mais c’est intéressant d’un point de vue social et sociologique, et formellement j’adore le résultat : les chorégraphies, la musique et les fringues.

Samedi dernier, donc, en sortant de la station « République – Beaux Arts », nous sommes tombés sur un regroupement spontané de « jeunes » qui avait de quoi surprendre. Il s’agit d’une sortie de métro en amphithéâtre, avec une sorte de scène et des gradins en ciment. L’endroit était couvert de monde, et nous avons rapidement saisi ce qu’il se passait.

Nous avions deux groupes en plein « duel », d’un côté des danseurs de tecktonik et de l’autre de Hip-hop. D’ailleurs, il s’agissait aussi de « blancs » du côté tecktonik et plutôt de « blacks-reubeus » du côté Hip-hop. L’un après l’autre, musiques tonitruantes qui s’enchaînaient, nous avions des démonstrations des savoirs-faires de chacun. Evidemment ça se tançait, et ça rigolait et ça se poussait, mais manifestement tout cela se déroulait dans un excellent état d’esprit. Pas de baston dans l’air, pas de « guerre de gangs » annoncée, mais une joute (de la fin) des années 2000.

Je vous laisse en témoignage une vidéo que j’ai faite avec mon appareil photo, d’une des séquences tecktonik.

Je ne sais pas du tout comment cela va évoluer, mais c’est toujours cool qu’une génération ait son gimmick, son « truc ». Moi j’ai connu les « free parties » à 18/19 ans, personne n’y a rien compris à l’époque, et c’est déjà fini et enterré. On a bien eu la techno et la house qui ont percé suite à cela, mais il ne reste pas grand-chose de l’esprit originel. Néanmoins c’est cool, parce que c’est mon truc à moi. ;-)

Le phénomène a déjà été largement récupéré par les médias, et on voit déjà des tecktonikeurs sur toutes les chaînes de télé, comme on parlait du web il y a quelques années ou encore des « blogueurs » il y a peu, arf. Espérons que ça ne s’évapore pas trop vite, car il y a certainement encore des évolutions à venir…

9 Commentaires

  1. La première fois que j’ai croisé des mecs en train de danser ça sur la ligne 7, ça m’a rappelé les mecs qui dansaient sur les podiums du Space Opéra à Bordeaux, il y a facilement 10 ans de ça. Et puis j’ai lu je ne sais plus où que c’était quelque-chose de « nouveau ».

    En passant, je suis tombé sur plusieurs sites se revendiquant de la « génération électro », et déclarant haut et fort ne pas être des tektoniks, tout en faisant exactement la même chose. Un groupe de dissidents ?

  2. Pour le côté sociologique, je suis d’accord avec toi. Par contre, ils prennent beaucoup de place en boîtes de nuit, et mieux vaut s’éloigner si on ne veut pas prendre un coup de bras dans la gueule ;o)

  3. Au début des années 2000, y’avait le para para aussi, dans le genre c’était pas mal mais ça n’a jamais vraiment pris en dehors du Japon. Pourtant c’est sympa comme tout.

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